NOUVEAU: Baromètre IFA – Ethics & Boards de la mixité des instances dirigeantes

 

Croiser la mixité des comex à celle des conseils en 2022, c’est tout l’objectif de ce baromètre afin de mieux saisir l’écart significatif qui en ressort. Permettant de mesurer l’impact de la législation et des quotas en matière de mixité, et rappelle les résultats probants de la loi Copé-Zimmermann en ce sens.

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Nouvelle offre de mandat

Offre de mandat n° 2022-85 : Recherche de 2 administrateurs indépendants (H/F) pour une fondation d’entreprise

 

Crée en 1999, ICAPE GROUP est le leader européen dans la vente de circuits imprimés et de pièces techniques à façons, plus de 2000 clients répartis sur plus de 70 pays font confiance à la qualité des services d’ICAPE.

Son siège social est basé près de Paris. Ses 22 filiales couvrent le monde entier, en passant par l’Europe, l’Asie et l’Amérique, et rassemblent plus de 550 collaborateurs passionnés et expérimentés.

Contexte de la recherche :

Le groupe a crée la fondation ICAPE PLANETE BLEUE en 2021.

L’objet de la Fondation est de mener des actions sociales, environnementales, solidaires, éducatives et humanitaires en relation avec le monde maritime.
Pour accomplir son objet d’intérêt général, la Fondation d’Entreprise ICAPE PLANETE BLEUE, se propose de mettre en œuvre les moyens et actions suivantes :

  • Soutenir des projets environnementaux de soutien à la biodiversité et à la protection des ressources du monde marin
  • Mener des actions sociales : aide à l’insertion de jeunes en difficulté ou de personnes en situation de handicap
  • Participer à des actions d’éducation : soutenir et promouvoir des actions de sensibilisation et de découverte des milieux marins, en particulier auprès de la jeunesse et en soutien de l’éducation nationale
  • Fournir du travail à des chantiers nautiques solidaires et d’aide à l’insertion sociale
  • Contribuer par tous moyens à des actions à caractère scientifique et notamment dans le domaine maritime (réalisation de recherches écologiques et de missions de soutiens scientifiques)
  • Participer à des missions humanitaires par des moyens maritimes
  • Soutenir les projets de création de nouveaux modes de transports maritimes à la voile et écologiques
  • Participer à tout projet collectif public ou privé, œuvrant pour les mêmes objectifs que ceux de la Fondation Icape Planète Bleue

Pour renforcer le conseil d’administration actuel et mener à bien les projets à venir, la fondation souhaite recruter deux nouveaux administrateurs bénévoles (H/F)

 

Pour candidater à l’offre :

  • Vous devez être adhérent(e) de l’IFA
  • Candidater au plus tard le 25 février 2022

Clôturée – Offre de mandat n° 2022-85 : Recherche de 2 administrateurs indépendants (H/F) pour une fondation d’entreprise

 

Nouvelle offre de mandat

Offre de mandat n° 2022-84 :  Recherche d’un(e) président(e) régional(e) et de plusieurs vice-président(e)s pour une grande association à but non lucratif

Dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur-Corse (PACAC), la Croix-Rouge française compte environ 5 500 bénévoles engagés principalement dans les domaines de l’urgence, du secourisme, et de l’action sociale et répartis dans une soixantaine de structures locales. Elle compte également un millier environ de salariés dans une trentaine d’établissements (formation, sanitaire, social et médico-social).

Pour assurer le pilotage de ses activités, la Croix-Rouge française s’appuie sur des instances de gouvernance au niveau national, régional, départemental et local.

Au niveau régional, l’instance de gouvernance est l’Assemblée régionale qui réunit les principales parties prenantes de l’action de la Croix-Rouge française dans la région. En région PACAC, cette assemblée compte une vingtaine de membres.

Cette Assemblée se réunit au moins quatre fois par an. Elle est présidée et animée par un président délégué régional bénévole, dont le rôle principal consiste à piloter la déclinaison dans la région de la stratégie nationale définie par le conseil d’administration de la Croix-Rouge française. Pour cela, il s’appuie sur une équipe comprenant le directeur régional salarié, le directeur de l’institut régional de formation sanitaire et sociale, et un ou plusieurs vice-présidents. Cette équipe constitue le comité exécutif régional.

 

Pour candidater à l’offre :

  • Vous devez être adhérent(e) de l’IFA
  • Candidater au plus tard le 7 février 2022

Clôturée – Offre de mandat n° 2022-84 : Recherche d’un(e) Président(e) régional(e) et de plusieurs vice-président(e)s pour une grande association à but non lucratif

 

Bien dans sa fonction d’administrateur – Karine Dognin-Sauze sur BSmart

Reçue le 19 janvier 2022 par Arnaud Ardoin dans « Bien dans son job » sur BSmart, Karine Dognin-Sauze a rappelé les enjeux auxquels font face les administratrices et administrateurs et le rôle d’accompagnement de l’IFA dans leurs actions et leurs décisions.

Retrouvez toute l’interview ici.

Pour retrouver les autres interviews de Denis Terrien et de Karine Dognin-Sauze, rendez vous sur notre page Presse/ Revue de Presse.

Les temps forts de la journée annuelle des administratrices et des administrateurs: replay conférence 5: qu’est ce que l’administrateur engagé ?

Marie-Annick Darmaillac, administratrice du groupe Renault et membre du comité de gouvernance et des rémunérations, introduit cette conférence en précisant que l’administrateur, qui a probablement été invité à rejoindre le conseil d’administration pour ses compétences techniques, financières, juridiques, et ou économiques, doit nécessairement s’engager de plus en plus aujourd’hui au service de l’entreprise et de son intérêt social, mais aussi s’adapter à de nouveaux enjeux sociaux et environnementaux. Ce qui nécessite de sortir de son conseil d’administration et d’aller à la rencontre des collaborateurs de l’entreprise pour travailler en synergie et toujours mieux connaître les défis que l’entreprise doit relever.

Les temps forts de la journée annuelle des administratrices et administrateurs: conférence 4: La gouvernance pour toutes les générations et toutes les organisations : Transitions ou transmissions ?

Revenant sur son expérience personnelle, Karine Charbonnier, ancienne dirigeante d’entreprise et investisseur, auteure de « Patrons, tenez bon ! » indique avoir dirigée une entreprise familiale centenaire, qui fabriquait de la boulonnerie pour des producteurs d’énergie et dont la gouvernance, familiale, était moins sophistiquée qu’elle ne peut l’être dans un grand groupe. Si l’entreprise a été sensibilisée assez tôt sur les enjeux de transition écologique, Beck Industries a pris conscience de la nécessité de faire évoluer son business model et de nouer des partenariats. Cette évolution a permis à l’entreprise d’être proactive dans divers domaines et engagée une réflexion sur la raison d’être, la culture de l’entreprise, l’attractivité, le sens du travail pour un salarié, et les plans d’action à mettre en œuvre.

Les temps forts de la journée annuelle des administratrices et des administrateurs: replay conférence 3 : À qui revient la gouvernance ?

La conférence commence avec le témoignage d’Emery Jacquillat, président de la communauté des entreprises à mission et président-directeur général de Camif-Matelsom. En 2017, la Camif consacre dans ses nouveaux statuts une raison d’être : celle de « proposer des produits et des services dans la maison au bénéfice de l’Homme et de la planète et mobiliser tous nos écosystèmes pour imaginer les nouveaux modèles de consommation, de production, et d’organisation ». Les travaux de réflexion sur cette nouvelle raison d’être ont été coconstruits avec une cellule OSE (objet social étendu) pour la décliner en cinq objectifs de mission, sociaux, sociétaux, environnementaux. Parmi les actions les plus marquantes, la CAMIF sensibilise à la consommation responsable en fermant son site marchant au moment du Black Friday.

Les temps forts de la journée annuelle des administratrices et des administrateurs: replay conférence 2: Quelles perspectives pour de nouveaux modèles : l’exemple de l’économie circulaire

QUELLES PERSPECTIVES POUR DE NOUVEAUX MODELES : L’EXEMPLE DE L’ECONOMIE CIRCULAIRE.

En introduction, Emmanuelle Ledoux, directrice de l’INEC, rappelle que, longtemps considérées comme inépuisables, les premières réflexions relatives aux ressources sont apparues dans les années 1970, notamment à travers le club de Rome et le rapport Meadows.

En France, il faudra attendre 2010 pour que le concept de limite des ressources soit défini et 2015 pour qu’il soit consacré par la loi. Pérenniser les modèles économiques et garantir la sécurisation des approvisionnements, c’est le point qui figurait au premier rang des objectifs de la première feuille de route sur l’économie circulaire, et dont l’importance a été révélée par le déclenchement de la crise sanitaire.

Les temps forts de la journée des administratrices et des administrateurs #J2A: replay de la conférence 1: L’administrateur face à l’ampleur , l’accélération des crises

La journée des administratrices et des administrateurs engagés qui s’est tenue le 25 novembre dernier a été, grâce à vous, un grand succès.

Près de 300 administrateurs et administratrices, partenaires, membres de nos clubs et commissions, journalistes, ont répondu présent à ce rendez-vous particulièrement attendu dans la vie de l’IFA.

Cet évènement a encore été la preuve du dynamisme et de l’intelligence collective que porte l’IFA .

 

Résumé de cette conférence:

Avec

  • Philippe DESSERTINE, directeur de l’Institut de la Haute-Finance
  • Laurence DORS, co-présidente de la commission prospective de l’IFA
  • Armand HATCHUEL, professeur émérite au centre de gestion scientifique de MinesParisTech
  • Pascal PICQ, paléoanthropologue

CONFÉRENCE D’OUVERTURE : L’ADMINISTRATEUR FACE À L’AMPLEUR, L’ACCÉLÉRATION ET LA CONCOMITANCE DES CRISES.

En introduction, l’anthropologue Pascal Picq nous rappelle qu’au-delà de l’administrateur, l’Humanité toute entière a de tout temps connu des crises. Ce que nous rappelle notre passé, c’est que le mécanisme de crise n’a pas fondamentalement changé et que celle que nous traversons aujourd’hui s’est produite alors que nombre de tendances avaient déjà émergées.

Pour Pascal Picq, si la Terre est redevenue plate, ce n’est pas au sens de l’uniformisation mais bien parce que la diversité des modes de gouvernance est liée aux histoires et cultures des uns et des autres à travers le monde.

 

Quotas de femmes dans les directions d’entreprises : la proposition de loi « Rixain » a été adoptée

Dix ans après l’adoption de la loi Copé Zimmerman, le Parlement a adopté le 16 décembre 2021 la proposition de loi visant à accélérer l’égalité économique et professionnelle, dite « Loi Rixain ». Ce texte met en place un ensemble de mesures pour une meilleure égalité entre les femmes et les hommes au sien des écoles et des entreprises et plus particulièrement pour faciliter l’accès des femmes dans les directions d’entreprises.

Qui est concerné ?

Toutes les entreprises qui, pour la troisième année consécutive, emploient au moins 1000 salariés devront appliquer les quotas retenus aux cadres dirigeants ainsi qu’aux membres des instances dirigeantes.

La notion d’instance dirigeante dans les sociétés commerciales est définie comme « toute instance mise en place au sein de la société, par tout acte ou toute pratique sociétaire, aux fins d’assister régulièrement les organes chargés de la direction générale dans l’exercice de leurs missions ».

Des dispositions spécifiques de la loi visent également les sociétés d’assurance mutuelle, les sociétés de gestion, ainsi que la Banque publique d’investissement et les sociétés bénéficiaires de ses financements.

 

Quelles seront les obligations  ?

Pour les sociétés employant au moins 1000 salariés (article 14)

  • Quota de féminisation. La loi impose un quota minimum de 30% de femmes au sein des cadres dirigeants et des instances dirigeantes en 2027 puis un quota de 40% en 2030. La mise en œuvre de cette mesure doit prendre en compte la situation initiale des entreprises au moment de la publication de la loi. 
  • Obligations de publication annuelle. L’employeur sera tenu de publier chaque année, sur le site du ministère chargé du travail, un indicateur relatif aux écarts de représentation entre les femmes et les hommes parmi les cadres dirigeants d’une part, et parmi les instances dirigeantes d’autre part. Les modalités de publication seront précisées par décret. 

Pour les sociétés d’assurance mutuelle (article 15)

  • Le conseil d’administration des sociétés d’assurance mutuelle devra être composé d’un part minimale de siège pour les représentants de chaque sexe d’au moins 40%. 
  • Pour les sociétés dans lesquelles la proportion de sociétaires participants d’un des deux sexes est inférieure à 25%, la part de sièges dévolue aux membres de ce sexe doit être de 25% dans la limite de 50%.  

Pour la Banque publique d’investissement (article 16)

  • La Banque publique d’investissement devra subordonner l’octroi de financements au respect de l’obligation de publication annuelle. 
  • Elle sera également astreinte à des obligations de publication de la répartition des sexes au sein de ses comités d’investissement. La proportion de chaque membre ne peut être inférieure à 30%.  

Pour les sociétés de gestion (article 17)

  • Les sociétés de gestion de portefeuille devront annuellement définir un objectif de représentation équilibrée parmi les entités chargés de prendre les décisions d’investissement.  
  • Les résultats de cet objectif devront être publiés dans le document retraçant la prise en compte, dans leur politique d’investissement, des critères ESG.  

 

News IFA Proposition de loi Rixain : version du texte adoptée en première lecture au Sénat le 27 octobre 2021

Le 27 octobre 2021 le Sénat a adopté en première lecture la proposition de loi visant à accélérer l’égalité économique et professionnelle, dite loi Rixain.
L’IFA a souhaité revenir sur quatre mesures relatives à la gouvernance d’entreprise votées et adoptées dans ce cadre.

L’article 7 de la proposition de loi : renforcement de la mixité des instances dirigeantes

Le 27 octobre 2021 le Sénat a adopté en première lecture la proposition de loi visant à accélérer l’égalité économique et professionnelle, dite loi Rixain. L’IFA a souhaité revenir sur quatre mesures relatives à la gouvernance d’entreprise votées et adoptées dans ce cadre.Mesure phare de la proposition de loi Rixain, qui vise à renforcer la mixité des instances dirigeantes en prévoyant à terme un quota de 40% en leur sein.

  • Société concernée : Dans les entreprises qui, pour le troisième exercice consécutif, emploient un nombre moyen d’au moins mille salariés
  • Obligations :
    • L’employeur sera tenu de publier chaque année un indicateur relatif aux écarts éventuels de représentation au sein de l’ensemble constitué par les cadres dirigeants au sens de l’article L. 3111-2 du présent code et les membres des instances dirigeantes définies à l’article L. 23-12-1 du code de commerce. Un quota relatif à la proportion de cadres dirigeants et de membres des instances dirigeantes de chaque sexe sera fixé à 30 % à compter de 2027 et à 40% à compter de 2030.
    • En cas de non-conformité avec le quota fixé par la loi, la négociation sur l’égalité professionnelle porte également sur les mesures adéquates et pertinentes de correction. En l’absence d’accord prévoyant de telles mesures, celles-ci sont déterminées par décision de l’employeur, après consultation du comité social et économique. La décision est déposée auprès de l’autorité administrative dans les mêmes conditions que le plan d’action. L’autorité administrative peut présenter des observations sur les mesures prévues par l’accord ou la décision de l’employeur, qui sont présentées à l’organe chargé de l’administration ou de la surveillance de l’entreprise ainsi qu’au comité social et économique de l’entreprise.
  • Définition d’instance dirigeante : toute instance mise en place au sein de la société, par tout acte ou toute pratique sociétaire, aux fins d’assister régulièrement les organes chargés de la direction générale dans l’exercice de leurs missions.
  • Sanctions :
    • Les écarts de représentation sont rendus publics sur le site internet du ministère chargé du travail, dans des conditions définies par décret ;
    • Lorsque l’entreprise ne se conforme pas au quota prévu par la loi, elle dispose d’un délai de 2 ans pour se mettre en conformité. L’entreprise doit, à mi-étape de ce délai, publier des objectifs de progression et les mesures de correction retenues, selon des modalités définies par décret. À l’expiration de ce délai, si les résultats obtenus sont toujours en deçà du taux fixé, l’employeur peut se voir appliquer une pénalité financière. Cette pénalité est fixée au maximum à 1 % des rémunérations et gains versés aux travailleurs salariés ou assimilés au cours de l’année civile précédant l’expiration du délai de mise en conformité. Le montant est fixé par l’autorité administrative, dans des conditions prévues par décret en Conseil d’État, en fonction de la situation initiale de l’entreprise, des efforts constatés dans l’entreprise en matière de représentativité entre les femmes et les hommes ainsi que des motifs de sa défaillance.

 

L’article 7 bis A de la proposition de loi : ajout dans la loi d’un comité de nomination

Cet amendement adopté en première lecture au Sénat prévoit de rendre obligatoire dans les sociétés qui, pour le troisième exercice consécutif, emploient un nombre moyen d’au moins deux cent cinquante salariés permanents et présentent un montant net de chiffre d’affaires ou un total de bilan d’au moins 50 millions d’euros, un comité spécialisé, chargé des nominations des nouveaux administrateurs et des dirigeants mandataires sociaux.

Ce comité aurait également comme mission de formuler des propositions au conseil, après avoir examiné de manière circonstanciée tous les éléments à prendre en compte dans sa délibération, pour parvenir à une composition équilibrée du conseil.

Il aurait également comme tâche d’établir un plan de succession des dirigeants mandataires sociaux en tenant compte de l’objectif de représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des instances dirigeantes de la société.

Un an après la promulgation de la loi, le comité serait composé d’au moins un représentant de chaque sexe. Puis, 3 ans après la promulgation de la loi, si le comité est composé de plus de huit membres, l’écart entre le nombre des membres de chaque sexe ne pourra être supérieur à deux.

Selon Annick Billon, l’une des co-rédactrice de l’amendement, la mixité resterait limitée dans les conseils d’administration et de surveillance des plus petites capitalisations boursières. Cet amendement « vise donc à affirmer le rôle des comités spécialisés dans le respect de l’obligation de représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein du conseil d’administration, ainsi que leur mission d’identification des profils dans les plans de succession des dirigeants mandataires sociaux. Il tend également à fixer des règles de représentation de chaque sexe au sein de ces comités […] »

Ce faisant, l’amendement viendrait offrir une assise légale aux comités de nominations, à côté des comités d’audit, qui sont les seuls inscrits dans la loi à l’heure actuelle.

Pour l’essentiel des sociétés cotées, cet amendement ne viendra que rendre obligatoire un comité préexistant. Cependant, son champ d’application extrêmement large, s’appliquerait également à des sociétés non cotées, dans lesquelles les comités de nominations sont moins répandus.

Par ailleurs, la rédaction proposée prévoit que le comité de nomination et de rémunération décide des organigrammes de remplacement et des nominations des mandataires sociaux.  Le code de commerce dispose que le conseil d’administration est décisionnaire en la matière, selon le principe de collégialité.

Notons que l’ajout de règles de représentation de chaque sexe au sein de ces comités est une nouveauté.

 

L’article 7 bis B de la proposition de loi : réduction du cumul de mandat

Cet amendement adopté en première lecture au Sénat vise à réduire le cumul des mandats d’administrateurs, de sociétés anonymes ayant leur siège sur le territoire français, prévu par la loi à 3 au lieu de 5 à l’heure actuelle afin de favoriser le renouvellement des conseils d’administration. Une telle réduction ne serait effective, en cas d’adoption définitive, qu’à compter de la troisième année suivant la publication de la loi.

Selon Martine Filleul, co-rédactrice de l’amendement, reprenant une préconisation du rapport d’information de la délégation aux droits des femmes intitulé Parité en entreprise, pour de nouvelles avancées dix ans après la loi Copé-Zimmermann,  « Limiter le nombre de mandats successifs à trois, contre cinq actuellement, libérerait des places dans les conseils et permettrait à davantage de femmes d’accéder à cette fonction. »

 

Article 7 bis de la proposition de loi : quota femme/homme au sein des conseils d’administration des sociétés d’assurance mutuelle

L’article 7 bis, ajouté à la suite d’un amendement voté à l’Assemblée Nationale, vise à étendre l’application du quota femme/homme au sein des conseils d’administration des sociétés d’assurance mutuelle en l’adaptant aux particularismes de ce type de structure.