Mixité des instances dirigeantes: Guylaine Dyèvre , vice présidente de l’IFA invitée de l’émission Smart Job, pour partager sa vision !

Mixité, égalité Femmes / hommes dans les instances dirigeantes et les conseils d’administration.

 

Un sujet clé pour l’IFA et pour lequel la vice présidente du conseil d’administration de l’IFA Guylaine Dyèvre a bien voulu partager son point de vue et qui a profité de cette occasion pour rappeler la place de la France en tant que leader européen du nombre de femmes dans les conseils avec un chiffre de 46,4% !

 

« Sans la loi coppé Zimmerman, nous n’aurions pas connu cette accélération » 

 

Pour voir ou revoir l’intervention de Guylaine Dyèvre

https://www.bsmart.fr/emissions/smart-job

 

2023, l’IFA a 20 ans : portrait de Anne-Claude Pont, première femme membre de l’IFA

2023 : l’IFA a 20 ans

Portrait de… Anne-Claude Pont, première femme membre de l’IFA                                               

Lorsqu’Anne-Claude Pont rejoint l’IFA, courant 2003, elle cumule les handicaps : non seulement elle n’est pas administratrice, mais elle est aussi une femme. Or à l’époque, l’IFA est exclusivement masculin. Un détail qui ne l’empêchera pas d’en devenir membre et de le rester jusqu’à aujourd’hui. Portrait d’une exception.

 

Anne-Claude Pont le reconnaît volontiers : la gouvernance l’a toujours intéressée. Alors lorsqu’en 2003 Daniel Lebègue, alors président de l’IFA, lui propose d’assister à une réunion, elle n’hésite pas une seconde. A l’époque elle est en charge de la filiale française d’une banque allemande – HypoVereinsbank, aujourd’hui HVB – ; Daniel Lebègue lui a parlé de l’IFA et de son engagement en faveur d’une gouvernance plus responsable et elle a envie de « voir ça de plus près ». Ce qu’elle découvre l’enthousiasme au point qu’elle va demander à devenir membre de l’association bien que, s’amuse-t-elle aujourd’hui, elle soit alors très éloignée du profil type. « Non seulement j’étais une femme – et l’IFA ne comptait que des hommes – mais je n’étais pas encore administratrice, raconte-t-elle. La crise financière n’avait pas encore éclaté, l’économie était en pleine euphorie, mon profil de banquier avec forte culture du risque n’intéressait pas vraiment. »

« Gouvernance balbutiante… »

Qu’importe. Daniel Lebègue l’accueille et elle rejoint l’IFA. Elle y découvre un univers « passionnant, spontané, où tout est en construction »… comme dans les start-up où elle commence à investir quelques années plus tard et où elle découvre « une gouvernance balbutiante » au sein d’entreprises encore souvent dépourvues de comité stratégique.

 

« Bien sûr, la loi Copé-Zimmerman a joué un rôle clé dans la féminisation des conseils, mais l’IFA a clairement contribué à faire évoluer les consciences »

En 2007 elle est de retour dans la banque, cette fois à la Royal Bank of Scotland, en qualité de managing director ; elle y reste 7 ans. « J’avais moins de temps, je ne voulais pas de mandat, car le risque d’être conflictuée était trop élevé », se souvient-elle. En 2014, elle décroche son premier mandat – dans une start-up -, puis, dès l’année suivante, juste après avoir obtenu sa certification IFA-Science Po, son premier mandat « rémunéré » au Crédit Foncier de France, une filiale de BPCE où on lui demande non seulement de présider le comité des risques, mais aussi de rejoindre le comité d’audit et, rapidement, le conseil de surveillance du groupe. Quelques temps auparavant, elle a créé Wilov, une entreprise de tech dans l’assurance dont elle est présidente et, désormais, le temps lui manque. Pour se consacrer à ses nouveaux engagements, elle démissionne de ses autres mandats, ce qui ne l’empêche pas de constater la transformation d’un univers où, il y a 20 ans, elle faisait office d’exception.

Féminisation

« Au milieu des années 2000, les femmes ont commencé à s’intéresser à ces sujets, raconte Anne-Claude Pont, et, dès 2014, le paysage des conseils a totalement changé en devenant beaucoup plus mixte ». Une évolution qui, pour elle, doit beaucoup à l’influence de l’IFA. « Bien sûr la loi Copé-Zimmerman a joué un rôle clé dans la féminisation des conseils, mais l’IFA a été très porteur sur ce sujet : il a clairement contribué à faire évoluer les consciences », estime celle qui revient, une fois encore, sur le rôle précurseur de son président de l’époque. « Daniel Lebègue avait une position très ouverte sur la question. Il avait accepté que je rejoigne l’IFA alors que je n’avais pour ainsi dire rien en commun avec ses autres membres et, aujourd’hui, je m’apprête à y fêter mes vingt ans ! »

 

Baromètre climat IFA x Chapter Zero : Le chiffre clé à retenir !

Les sociétés du CAC 40 intègrent au moins un objectif climat dans la politique de rémunération des CEO !

L’Institut français des administrateurs (IFA), Ethics & Boards et Chapter Zero France ont publié  un nouveau baromètre intitulé : « Baromètre des rémunérations / Le climat dans la politique de rémunération des CEO du CAC 40 » en fin d’année 2022. Cette première édition analyse la prise en compte des objectifs climatiques dans la rémunération variable des dirigeants. Elle s’inscrit dans le contexte de la COP 26.

Alors que la réponse aux enjeux climatiques est acquise comme une urgence dans le débat public, nos analyses auprès des sociétés du CAC 40 montrent que les conseils d’administration se saisissent de ce sujet pour en faire un marqueur fort de leur gouvernance et de leur stratégie à long et court terme.

CHIFFRES CLÉS 

87% des sociétés du CAC40 ont intégré un objectif climat dans la rémunération variable (court terme CT ou long terme LT) de leur CEO.

L’indicateur quantitatif de réduction des émissions de CO2 est l’indicateur le plus utilisé par les sociétés intégrant des objectifs climat : 44 % parmi elles l’adoptent pour le variable LT et 39 % pour le variable annuel.

Le poids des critères climat au sein du schéma de rémunération variable est en moyenne de 9 % pour le variable long terme et de 5 % pour le variable annuel.

20 % : Total des sociétés ayant un objectif quantitatif à la fois dans le variable LT et CT.74 % des entreprises intègrent au moins un objectif climat quantitatif dans la politique de rémunération variable LT et /ou CT.

LES 3 RECOMMANDATIONS DU BAROMÈTRE :

1/ Privilégier le quantitatif
Car seuls des critères quantitatifs fiables, mesurables, définis dans le temps, constituent une base robuste de définition de la performance et de la rémunération du dirigeant.

2/ S’inscrire dans le long terme, expliciter le court terme
C’est bien cette combinaison entre horizon court et horizon lointain qui permet de garantir une mise en oeuvre tout à la fois immédiate et pérenne de la stratégie climat de l’entreprise.

3/ S’assurer de la matérialité des critères de performances
Une politique de rémunération devrait se concentrer sur des critères climat matériels (qui sont au cœur du modèle économique de l’entreprise ou significatifs en termes d’impact de l’entreprise sur son environnement).

Pour Denis Terrien, président de l’IFA : « Les avancées notables du CAC 40 en matière de rémunération confirment que la France prend une position de leadership avérée dans la prise en compte des enjeux climatiques. A l’aune de la présidence française de l’Union Européenne, cela nous conforte dans la conviction de porter ce sujet à l’échelle européenne. »

Pour Floriane de Saint Pierre, présidente fondatrice d’Ethics & Boards : « Ce premier Baromètre est né d’une conviction : en matière de climat, la réflexion stratégique et l’action en matière de gouvernance du climat doivent être matérialisées dans le cadre d’une analyse factuelle. Après le constat de l’avance de la France en termes de mixité, ce nouveau Baromètre tend à montrer la prise en compte des enjeux climatiques comme éléments clés de la gouvernance durable des entreprises. »

Pour Monica de Virgiliis, présidente de Chapter Zero France : « La majorité des investisseurs institutionnels considère que l’intégration de critères climat dans la rémunération est un outil puissant, notamment quand ceux-ci sont matériels pour le business. Au-delà des émissions GES, les investisseurs s’attendent à retrouver des critères liés à la transformation du modèle d’affaires en cohérence avec le plan climat de l’entreprise, celui-ci devant être aligné avec l’Accord de Paris. »

 

Pour télécharger le baromètre : https://ifa-asso.illisite.info/mediatheques/barometre-des-remunerations-le-climat-dans-la-politique-de-remuneration-des-ceo/?cat=363

Feminisation des instances dirigeantes: les chiffres mis à jour

 

A l’occasion de la mise à jour des données mixité du baromètre IFA x ETHICS & BOARDS, la France ouvre la voie pour les femmes à la tête des entreprise !

02/03/2023

Les femmes encore aux portes du pouvoir
Dans le SBF 120, 13 femmes sont directrices générales, et 12, présidentes de conseil. Dans les comités
exécutifs, les hommes sont largement majoritaires, mais la parité progresse dans ces instances.

FINANCE & MARCHÉS—GOUVERNANCE
Trente-sept groupes du CAC 40 sont dirigés par un homme. Et 107 pour le SBF 120. En France, le pouvoir demeure très masculin. Catherine Mac-
Gregor, chez Engie, Christel Heydemann, chez Orange, et Estelle Brachlianoff, chez Veolia, sont des exceptions.
Idem pour Angeles Garcia Poveda et Barbara Dalibard, respectivement présidentes du conseil de Legrand et de Michelin. Dans le SBF
120, 13 femmes sont DG et 12, présidentes de conseil. En Europe, la situation n’est pas si différente. On recense seize présidentes de conseil
dans le FTSE 100, et huit directrices générales. Du côté du Dax, seulement six femmes sont présidentes de conseil et trois sont DG.
Si elles restent aux portes du pouvoir, c’est parce que le vivier de potentielles candidates à ces postes n’est pas encore très fourni. Les comités
exécutifs du SBF 120 ne comptent que 26,4 % de femmes, selon le baromètre 2023 d’Ethics & Boards, spécialiste des solutions d’évaluation de
la gouvernance, et de l’Institut français des administrateurs (IFA) qui est paru mercredi.
Les mentalités changent Cette situation place la France à quasi-égalité avec les Etats-Unis, où la proportion de féminisation des comités
de direction atteint 26,6 %, et devant l’Allemagne, l’Espagne ou l’Italie.Elle reste toutefois devancée par les pays nordiques, en particulier la
Norvège – en tête du classement avec un taux de mixité des comex dépassant 30 % -, la Suède et la Finlande.

….

La réglementation a des vertus. La loi Copé-Zimmerman de 2011 qui a imposé des quotas de femmes dans les
conseils d’administration et de surveillance a permis de franchir une étape décisive. Avec 46,3 % d’administratrices
siégeant dans les conseils des sociétés du SBF 120, la France devance aujourd’hui ses voisins anglosaxons et européens.

Les Echos https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/toujours-plus-haut/coaching/0703473606399-directions-generales-les-femmes-encore-aux-portes-du-pouvoir-351200.php

Féminisation des instances dirigeantes: la france en tête des pays occidentaux

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars, l’lnstitut français des administrateurs (IFA) et Ethics & Boards se sont penchés pour la deuxième année consécutive sur les chiffres de la mixité au sein des conseils d’administration et des comex/codir des pays occidentaux.

Premier enseignement de cette étude : avec 46,4% de femmes siégeant aux conseils d’administration des sociétés du CAC 40 et 46,3% au sein du SBF 120, la France confirme sa position de leader des grands pays européens.

 

Ces chiffres, en progression par rapport à 2022, témoignent non seulement d’un environnement réglementaire toujours plus exigeant – les lois Copé-Zimmermann (2011) et Rixain (2021) emmenant progressivement les sociétés françaises à une meilleure répartition femmes-hommes des postes de direction – mais aussi de l’importance croissante accordée par les entreprises aux critères de performance extra-financiers.

La mixité en hausse au sein des entreprises françaises du SBF 120

 

Avec 46,3% d’administratrices siégeant dans les conseils des sociétés du SBF 120, la France devance ses voisins anglo-saxons et européens en termes de mixité des conseils

Elle devance les Pays-Bas, l’Italie, le Royaume-Uni et le Danemark dans lesquels plus de 40% de femmes siègent dans les conseils d’administration et se situe loin devant l’Allemagne et les Etats-Unis où les taux de mixité ne dépassent pas 35 %.

26,4% de femmes sont désormais membres des Comex des sociétés du SBF 120, soit 2 points de plus qu’en 2022 et 10 points de plus qu’en 2017.

Cette nouvelle progression place la France à quasi égalité avec les Etats-Unis, où la proportion de féminisation des comex atteint 26,6%, et devant des pays européens tels que l’Allemagne (18,9%), l’Espagne (18,7%) ou l’Italie (13,3%). Elle reste toutefois devancée par les pays nordiques, en particulier la Norvège, en tête du classement avec un taux de mixité des comex dépassant 30%, la Suède (28,2%) et la Finlande (27,6%).

 

12 conseils d’administration du SBF 120 sont présidés par une femme, soit un de plus qu’en 2022.

Alors qu’en Angleterre 19 femmes sont présidentes de conseils des sociétés du FTSE 100, la France en compte désormais 12 (10%), proche des États-Unis avec 11 présidentes de conseil dans le S&P 100 et très loin devant l’Allemagne qui en dénombre 5 dans le HDAX.

En 2010, on ne dénombrait que 2 femmes à la présidence des conseils de sociétés du SBF 120.

13 femmes siègent par ailleurs à la tête d’une société du SBF 120, contre 10 en mars 2021 et seulement 5 en 2017.

Un chiffre qui ne suffit pas à combler l’écart encore flagrant entre hommes et femmes à ces postes de direction, mais qui place la France en tête des pays étudiés. Seules 10 femmes dirigent une société du S&P 100 aux États-Unis, 9 du FTSE 100 en Angleterre et 3 du HDAX en Allemagne.

 

Des entreprises du CAC 40 elles aussi plus paritaires

37,5 % des comex/codir des entreprises du CAC 40 ont à ce jour atteint ou dépassé le premier seuil de la loi Rixain imposant un taux de mixité minimum de 30% en 2026

Mais 27,5% d’entre eux comptent toujours moins de 20 % de femmes.

Concernant le SBF 120, 40,8% des entreprises sont déjà mises en conformité avec la loi Rixain. 14,1% d’entre elles ont même dépassé les 40% de taux de mixité. Ces dernières sont dès à présent conformes avec le 2ème seuil de la loi Rixain avec six ans d’avance sur l’échéance de 2029.

Pour Guylaine DYEVRE, Vice-présidente de l’IFA : “Ces chiffres témoignent d’une évolution forte dans la stratégie des entreprises. Ces dernières années, elles sont passées d’une position défensive à une stratégie proactive faisant de la mixité, notamment, un vecteur de bonne gouvernance et de performance au sein de leur organisation. L’IFA ne peut que s’en réjouir même si, on le sait, beaucoup reste à accomplir avant de parvenir à la parité.”

Pour Floriane de Saint Pierre, présidente fondatrice d’Ethics & Boards : « 40% des entreprises du SBF 120 sont en mars 2023 en conformité avec le premier seuil de la loi Rixain (>= à 30% du taux de mixité du Comex/Codir). En revanche, seulement 11% des CEO du SBF 120 sont des femmes. La féminisation des Comex/Codir devra permettre l’augmentation du nombre de femmes en charge de fonctions P&L »

À propos de l’IFA :

Créé en 2003, l’IFA – Institut Français des Administrateurs – est une association indépendante qui rassemble et représente plus de 3200 administratrices et administrateurs engagés au sein de toutes formes d’organisations dans l’exercice de leurs responsabilités. Présidé par Denis TERRIEN et dirigé par Karine DOGNIN SAUZE, l’IFA s’attache à promouvoir une gouvernance responsable, créatrice de valeur durable en veillant au bien commun. Dans un rôle d’accompagnement, d’information, de formation et en tant qu’acteur de référence des principes de bonne gouvernance, l’IFA représente des profils extrêmement variés : administrateurs d’entreprises cotées ou non, sociétés familiales, sociétés mutualistes, entreprises publiques, associations, fondations…

www.ifa-asso.com

A propos d’Ethics & Boards

Spécialiste des solutions d’évaluation et de pilotage de la gouvernance, basées sur l’agrégation et la structuration de 300+ points de données par conseil, Ethics & Boards fournit à l’ensemble des parties prenantes des outils d’évaluation transparente de la gouvernance responsable au-delà de la conformité.

Ethics & Boards aide l’Entreprise, l’Investisseur et les parties prenantes à appréhender et utiliser la Gouvernance Responsable et son évaluation comme outil de diagnostic, d’analyse et de pilotage de leur engagement responsable.

www.ethicsandboards.com