Baromètre climat IFA x Chapter Zero : Le chiffre clé à retenir !

Les sociétés du CAC 40 intègrent au moins un objectif climat dans la politique de rémunération des CEO !

L’Institut français des administrateurs (IFA), Ethics & Boards et Chapter Zero France ont publié  un nouveau baromètre intitulé : « Baromètre des rémunérations / Le climat dans la politique de rémunération des CEO du CAC 40 » en fin d’année 2022. Cette première édition analyse la prise en compte des objectifs climatiques dans la rémunération variable des dirigeants. Elle s’inscrit dans le contexte de la COP 26.

Alors que la réponse aux enjeux climatiques est acquise comme une urgence dans le débat public, nos analyses auprès des sociétés du CAC 40 montrent que les conseils d’administration se saisissent de ce sujet pour en faire un marqueur fort de leur gouvernance et de leur stratégie à long et court terme.

CHIFFRES CLÉS 

87% des sociétés du CAC40 ont intégré un objectif climat dans la rémunération variable (court terme CT ou long terme LT) de leur CEO.

L’indicateur quantitatif de réduction des émissions de CO2 est l’indicateur le plus utilisé par les sociétés intégrant des objectifs climat : 44 % parmi elles l’adoptent pour le variable LT et 39 % pour le variable annuel.

Le poids des critères climat au sein du schéma de rémunération variable est en moyenne de 9 % pour le variable long terme et de 5 % pour le variable annuel.

20 % : Total des sociétés ayant un objectif quantitatif à la fois dans le variable LT et CT.74 % des entreprises intègrent au moins un objectif climat quantitatif dans la politique de rémunération variable LT et /ou CT.

LES 3 RECOMMANDATIONS DU BAROMÈTRE :

1/ Privilégier le quantitatif
Car seuls des critères quantitatifs fiables, mesurables, définis dans le temps, constituent une base robuste de définition de la performance et de la rémunération du dirigeant.

2/ S’inscrire dans le long terme, expliciter le court terme
C’est bien cette combinaison entre horizon court et horizon lointain qui permet de garantir une mise en oeuvre tout à la fois immédiate et pérenne de la stratégie climat de l’entreprise.

3/ S’assurer de la matérialité des critères de performances
Une politique de rémunération devrait se concentrer sur des critères climat matériels (qui sont au cœur du modèle économique de l’entreprise ou significatifs en termes d’impact de l’entreprise sur son environnement).

Pour Denis Terrien, président de l’IFA : « Les avancées notables du CAC 40 en matière de rémunération confirment que la France prend une position de leadership avérée dans la prise en compte des enjeux climatiques. A l’aune de la présidence française de l’Union Européenne, cela nous conforte dans la conviction de porter ce sujet à l’échelle européenne. »

Pour Floriane de Saint Pierre, présidente fondatrice d’Ethics & Boards : « Ce premier Baromètre est né d’une conviction : en matière de climat, la réflexion stratégique et l’action en matière de gouvernance du climat doivent être matérialisées dans le cadre d’une analyse factuelle. Après le constat de l’avance de la France en termes de mixité, ce nouveau Baromètre tend à montrer la prise en compte des enjeux climatiques comme éléments clés de la gouvernance durable des entreprises. »

Pour Monica de Virgiliis, présidente de Chapter Zero France : « La majorité des investisseurs institutionnels considère que l’intégration de critères climat dans la rémunération est un outil puissant, notamment quand ceux-ci sont matériels pour le business. Au-delà des émissions GES, les investisseurs s’attendent à retrouver des critères liés à la transformation du modèle d’affaires en cohérence avec le plan climat de l’entreprise, celui-ci devant être aligné avec l’Accord de Paris. »

 

Pour télécharger le baromètre : https://ifa-asso.illisite.info/mediatheques/barometre-des-remunerations-le-climat-dans-la-politique-de-remuneration-des-ceo/?cat=363

Feminisation des instances dirigeantes: les chiffres mis à jour

 

A l’occasion de la mise à jour des données mixité du baromètre IFA x ETHICS & BOARDS, la France ouvre la voie pour les femmes à la tête des entreprise !

02/03/2023

Les femmes encore aux portes du pouvoir
Dans le SBF 120, 13 femmes sont directrices générales, et 12, présidentes de conseil. Dans les comités
exécutifs, les hommes sont largement majoritaires, mais la parité progresse dans ces instances.

FINANCE & MARCHÉS—GOUVERNANCE
Trente-sept groupes du CAC 40 sont dirigés par un homme. Et 107 pour le SBF 120. En France, le pouvoir demeure très masculin. Catherine Mac-
Gregor, chez Engie, Christel Heydemann, chez Orange, et Estelle Brachlianoff, chez Veolia, sont des exceptions.
Idem pour Angeles Garcia Poveda et Barbara Dalibard, respectivement présidentes du conseil de Legrand et de Michelin. Dans le SBF
120, 13 femmes sont DG et 12, présidentes de conseil. En Europe, la situation n’est pas si différente. On recense seize présidentes de conseil
dans le FTSE 100, et huit directrices générales. Du côté du Dax, seulement six femmes sont présidentes de conseil et trois sont DG.
Si elles restent aux portes du pouvoir, c’est parce que le vivier de potentielles candidates à ces postes n’est pas encore très fourni. Les comités
exécutifs du SBF 120 ne comptent que 26,4 % de femmes, selon le baromètre 2023 d’Ethics & Boards, spécialiste des solutions d’évaluation de
la gouvernance, et de l’Institut français des administrateurs (IFA) qui est paru mercredi.
Les mentalités changent Cette situation place la France à quasi-égalité avec les Etats-Unis, où la proportion de féminisation des comités
de direction atteint 26,6 %, et devant l’Allemagne, l’Espagne ou l’Italie.Elle reste toutefois devancée par les pays nordiques, en particulier la
Norvège – en tête du classement avec un taux de mixité des comex dépassant 30 % -, la Suède et la Finlande.

….

La réglementation a des vertus. La loi Copé-Zimmerman de 2011 qui a imposé des quotas de femmes dans les
conseils d’administration et de surveillance a permis de franchir une étape décisive. Avec 46,3 % d’administratrices
siégeant dans les conseils des sociétés du SBF 120, la France devance aujourd’hui ses voisins anglosaxons et européens.

Les Echos https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/toujours-plus-haut/coaching/0703473606399-directions-generales-les-femmes-encore-aux-portes-du-pouvoir-351200.php

Féminisation des instances dirigeantes: la france en tête des pays occidentaux

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars, l’lnstitut français des administrateurs (IFA) et Ethics & Boards se sont penchés pour la deuxième année consécutive sur les chiffres de la mixité au sein des conseils d’administration et des comex/codir des pays occidentaux.

Premier enseignement de cette étude : avec 46,4% de femmes siégeant aux conseils d’administration des sociétés du CAC 40 et 46,3% au sein du SBF 120, la France confirme sa position de leader des grands pays européens.

 

Ces chiffres, en progression par rapport à 2022, témoignent non seulement d’un environnement réglementaire toujours plus exigeant – les lois Copé-Zimmermann (2011) et Rixain (2021) emmenant progressivement les sociétés françaises à une meilleure répartition femmes-hommes des postes de direction – mais aussi de l’importance croissante accordée par les entreprises aux critères de performance extra-financiers.

La mixité en hausse au sein des entreprises françaises du SBF 120

 

Avec 46,3% d’administratrices siégeant dans les conseils des sociétés du SBF 120, la France devance ses voisins anglo-saxons et européens en termes de mixité des conseils

Elle devance les Pays-Bas, l’Italie, le Royaume-Uni et le Danemark dans lesquels plus de 40% de femmes siègent dans les conseils d’administration et se situe loin devant l’Allemagne et les Etats-Unis où les taux de mixité ne dépassent pas 35 %.

26,4% de femmes sont désormais membres des Comex des sociétés du SBF 120, soit 2 points de plus qu’en 2022 et 10 points de plus qu’en 2017.

Cette nouvelle progression place la France à quasi égalité avec les Etats-Unis, où la proportion de féminisation des comex atteint 26,6%, et devant des pays européens tels que l’Allemagne (18,9%), l’Espagne (18,7%) ou l’Italie (13,3%). Elle reste toutefois devancée par les pays nordiques, en particulier la Norvège, en tête du classement avec un taux de mixité des comex dépassant 30%, la Suède (28,2%) et la Finlande (27,6%).

 

12 conseils d’administration du SBF 120 sont présidés par une femme, soit un de plus qu’en 2022.

Alors qu’en Angleterre 19 femmes sont présidentes de conseils des sociétés du FTSE 100, la France en compte désormais 12 (10%), proche des États-Unis avec 11 présidentes de conseil dans le S&P 100 et très loin devant l’Allemagne qui en dénombre 5 dans le HDAX.

En 2010, on ne dénombrait que 2 femmes à la présidence des conseils de sociétés du SBF 120.

13 femmes siègent par ailleurs à la tête d’une société du SBF 120, contre 10 en mars 2021 et seulement 5 en 2017.

Un chiffre qui ne suffit pas à combler l’écart encore flagrant entre hommes et femmes à ces postes de direction, mais qui place la France en tête des pays étudiés. Seules 10 femmes dirigent une société du S&P 100 aux États-Unis, 9 du FTSE 100 en Angleterre et 3 du HDAX en Allemagne.

 

Des entreprises du CAC 40 elles aussi plus paritaires

37,5 % des comex/codir des entreprises du CAC 40 ont à ce jour atteint ou dépassé le premier seuil de la loi Rixain imposant un taux de mixité minimum de 30% en 2026

Mais 27,5% d’entre eux comptent toujours moins de 20 % de femmes.

Concernant le SBF 120, 40,8% des entreprises sont déjà mises en conformité avec la loi Rixain. 14,1% d’entre elles ont même dépassé les 40% de taux de mixité. Ces dernières sont dès à présent conformes avec le 2ème seuil de la loi Rixain avec six ans d’avance sur l’échéance de 2029.

Pour Guylaine DYEVRE, Vice-présidente de l’IFA : “Ces chiffres témoignent d’une évolution forte dans la stratégie des entreprises. Ces dernières années, elles sont passées d’une position défensive à une stratégie proactive faisant de la mixité, notamment, un vecteur de bonne gouvernance et de performance au sein de leur organisation. L’IFA ne peut que s’en réjouir même si, on le sait, beaucoup reste à accomplir avant de parvenir à la parité.”

Pour Floriane de Saint Pierre, présidente fondatrice d’Ethics & Boards : « 40% des entreprises du SBF 120 sont en mars 2023 en conformité avec le premier seuil de la loi Rixain (>= à 30% du taux de mixité du Comex/Codir). En revanche, seulement 11% des CEO du SBF 120 sont des femmes. La féminisation des Comex/Codir devra permettre l’augmentation du nombre de femmes en charge de fonctions P&L »

À propos de l’IFA :

Créé en 2003, l’IFA – Institut Français des Administrateurs – est une association indépendante qui rassemble et représente plus de 3200 administratrices et administrateurs engagés au sein de toutes formes d’organisations dans l’exercice de leurs responsabilités. Présidé par Denis TERRIEN et dirigé par Karine DOGNIN SAUZE, l’IFA s’attache à promouvoir une gouvernance responsable, créatrice de valeur durable en veillant au bien commun. Dans un rôle d’accompagnement, d’information, de formation et en tant qu’acteur de référence des principes de bonne gouvernance, l’IFA représente des profils extrêmement variés : administrateurs d’entreprises cotées ou non, sociétés familiales, sociétés mutualistes, entreprises publiques, associations, fondations…

www.ifa-asso.com

A propos d’Ethics & Boards

Spécialiste des solutions d’évaluation et de pilotage de la gouvernance, basées sur l’agrégation et la structuration de 300+ points de données par conseil, Ethics & Boards fournit à l’ensemble des parties prenantes des outils d’évaluation transparente de la gouvernance responsable au-delà de la conformité.

Ethics & Boards aide l’Entreprise, l’Investisseur et les parties prenantes à appréhender et utiliser la Gouvernance Responsable et son évaluation comme outil de diagnostic, d’analyse et de pilotage de leur engagement responsable.

www.ethicsandboards.com

2023 : l’IFA a 20 ans…

Le jour où…

 

 

Alors que le sujet fait encore polémique, l’IFA s’engage en faveur du rôle de l’administrateur indépendant. C’était il y a 19 ans.

Devant les 150 participants réunis ce jour-là pour une matinale à la Chambre de Commerce de Paris, Daniel Lebègue, fondateur et alors président de l’IFA, reçoit Aldo Cardoso, à l’époque administrateur indépendant chez Orange, commissaire aux comptes, consultant et auteur de L’Anarchie libérale.

« La première qualité d’un administrateur indépendant est sa capacité à apporter une vision différente et complémentaire au sein du conseil ; un regard non biaisé sur l’entreprise », déclare celui qui, par la suite, contribuera à la réalisation du guide IFA des « 100 bonnes pratiques des présidents des comités d’audit ».

Deux ans plus tard, l’IFA va au-delà du code de gouvernance et publie une « grille d’analyse » rassemblant les critères d’indépendance, formels et informels, d’un administrateur. En avant-propos il y est déclaré que, si le concept d’administrateur indépendant fait encore « l’objet de controverses », l’IFA s’est prononcé « en faveur de l’importance de [leur] représentativité au sein des conseils » et soutient « résolument » la dynamique qui, désormais, voit leur présence se généraliser parmi les administrateurs.

19 ans plus tard, cette « grille » reste un outil pratique d’actualité et continue à faire autorité.

Pour consulter la grille d’analyse :admi indépendant_vdef_141206

Voeux 2023 de Denis TERRIEN, président de l’IFA

Chers tous, chers adhérent(e)s,

 

Denis Terrien

L’année 2022 aura été témoin de changements importants et structurants dans notre société. Il est fort probable que l’année 2023 nous confrontera aussi à des évènements qui impacteront nos vies.  

Aussi, pour cette nouvelle année, nous vous souhaitons non seulement le bonheur, la santé et des projets enthousiasmants, mais aussi des idées nouvelles, l’audace de s’en inspirer, l’envie de les partager et de belles rencontres enrichissantes.

 

Pour l’IFA, cette année sera celle d’un anniversaire important. Depuis 20 ans déjà, l’IFA éclaire le monde de la gouvernance, à vos côtés mais surtout avec vous. Alors à vous tous qui démontrez un engagement de chaque jour, un courage dans la décision, nous adressons le vœu de continuer à faire avancer ce projet commun d’une gouvernance toujours plus responsable, soucieuse du bien commun et respectueuse des parties prenantes par votre implication dans nos commissions et nos clubs et par votre action au sein de vos conseils. 

 

Ce modèle de gouvernance inspiré et inspirant, nous le portons depuis vingt ans maintenant. En 2023, sous l’impulsion d’un monde en constante évolution et grâce à notre engagement collectif, c’est ensemble que nous continuerons à le réinventer. 

 

Je tiens d’ors et déjà à vous inviter à notre AG du 14 juin prochain. 

 

Denis Terrien

 

J2A 2022- revivez les moments clés de cette édition

 

La journée des administratrices et des administrateurs engagés qui s’est tenue le 24 novembre dernier a été, grâce à vous, un grand succès.

Près de 500 administrateurs et administratrices, partenaires, membres de nos clubs et commissions, journalistes, ont répondu présent à ce rendez-vous particulièrement attendu dans la vie de l’IFA.

Cet évènement a encore été la preuve du dynamisme et de l’intelligence collective que porte association.

 

OUVERTURE & KEY NOTE : Courage & responsabilités

 

Comment discerner les choix stratégiques d’une entreprise alors que les regards de la société civile et des acteurs médiatiques se font plus présents, plus pressants, dans un climat toujours plus incertain ? Comment qualifier et identifier les incertitudes de rupture qui refondent des pans de notre société et de notre économie et conduisent à rompre avec des principes établis qui nous semblaient immuables.

Des incertitudes conjoncturelles et structurelles, émanant tant des domaines environnementaux que réputationnels ou sociétaux, bouleversent l’organisation de l’entreprise moderne et sa chaîne de valeurs. Elles impliquent, pour l’administrateur, un besoin impérieux de formation, de connaissance et d’appréhension 

 

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Plénière 1 : Comment l’incertitude impacte t-elle la gouvernance ?

Comment discerner les choix stratégiques d’une entreprise alors que les regards de la société civile et des acteurs médiatiques se font plus présents, plus pressants, dans un climat toujours plus incertain ? Comment qualifier et identifier les incertitudes de rupture qui refondent des pans de notre société et de notre économie et conduisent à rompre avec des principes établis qui nous semblaient immuables.

Des incertitudes conjoncturelles et structurelles, émanant tant des domaines environnementaux que réputationnels ou sociétaux, bouleversent l’organisation de l’entreprise moderne et sa chaîne de valeurs. Elles impliquent, pour l’administrateur, un besoin impérieux de formation, de connaissance et d’appréhension

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Conférence 1 : Partage de la valeur et bien commun, jusqu’ou faut-il aller ? 

Régulièrement mis sur le devant de la scène, le partage de la valeur interroge. Quels leviers définir et actionner pour créer une gouvernance vertueuse ? Le partage de la valeur est-il la condition sine qua non d’une entreprise œuvrant au bien commun ?  Entre enjeux économiques, souci des parties prenantes et responsabilité sociale et sociétale, où placer le curseur ? 

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Conférence 2 : En quoi la collégialité est-elle indispensable à une gouvernance responsable ?

Le rôle de l’administrateur lui confère une posture : tout en étant amené à défendre des convictions personnelles, il doit encourager l’expression de la collégialité au sein du conseil, pour qu’émerge une gouvernance responsable.

De la même façon, le conseil d’administration doit tenir compte, dans sa composition, de la diversité de ses profils pour exprimer une pluralité d’opinions et de sensibilités.

 

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Plénière 2 : Comment faire de sa gouvernance un atout stratégique ?

Si la conférence d’ouverture a permis d’appréhender l’incertitude et la grande pluralité de ses expressions, cette deuxième conférence s’attachera à montrer comment la gouvernance peut y apporter une réponse.

Face à l’accumulation des textes règlementaires sur le plan national et européen, à la complexification de la mission de l’administrateur qui nécessite une vigilance accrue, une bonne gouvernance constitue un atout dans l’appréhension des défis stratégiques majeurs qui se posent à l’agenda des conseils d’administration

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Conférence 3Le courage d’entreprendre, la responsabilité d’hériter,

le devoir de transmettre

Entreprendre, hériter, transmettre : trois temps de la vie de l’entreprise porteurs d’enjeux saillants, qui font de la gouvernance une matière à la fois stratégique et difficile à appréhender, pour l’organisation comme pour ses administrateurs.

Comment appréhender ces étapes cruciales pour l’entreprise ? Sur quelles caractéristiques fonder ses choix ? Comment assurer la pérennité de l’objet social ? Des personnalités du monde de l’entreprise viendront apporter leurs éclairages sur toutes ces questions

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Conférence 4Les nouveaux risques, à la table des conseils d’administration

L’identification des risques comme la capacité à les prioriser ont toujours été au cœur du rôle de l’administrateur. Aujourd’hui, face à la multiplication de ces risques et à leur caractère pluriel (cyberattaque, dérèglement climatique, crises économiques, tensions géopolitiques, pandémies, …), les conseils d’administration doivent plus que jamais faire preuve d’anticipation et de réactivité.

 

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J2A 2022: Messages des ministres Bruno Le Maire et Olivia Grégoire

La J2A – Journée annuelle des administratrices et des administrateurs engagés qui s’est tenue le 24 novembre dernier au Musée du Quai Branly – Jacques Chirac, a rencontré un beau succès avec 6 conférences, 34 interventions et plus de 500 participants pour échanger autour du thème « Courage et responsabilités : la gouvernance dans un monde incertain ».

En ouverture de la J2A, Bruno Le Maire, ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique a tenu à rappeler que la gouvernance est un enjeu de long terme. Saluant les résultats de la Loi Pacte qui consacre la responsabilité sociale et sociétale des entreprises, le ministre a tenu à souligner cet engagement par la mise en place de comités dédiés à ces enjeux dans 72% des entreprises du SBF 120.

Rappelant « le rôle majeur des administrateurs pour que l’action climatique soit mieux prise en compte dans les critères de rémunération, et ainsi lier performance et décarbonation de notre économique », le ministre a remercié les administratrices et administrateurs pour leur travail et leur engagement au quotidien pour conjuguer performance et le rôle social des entreprises.

Prenant la parole à la suite de Bruno Le Maire, Olivia Grégoire, ministre déléguée chargée des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat et du tourisme, rappelle l’engagement de longue date de l’IFA, soulignant son implication dans la loi Pacte et la mise en œuvre des sociétés à mission.

Rappelant l’engagement des PME dans la loi Pacte, Olivia Grégoire indique ce choix de la société à missions est un challenge pour ses administrateurs, qui sont en première ligne, au cœur du réacteur pour impulser la transition environnementale et sociétale des entreprises dont ils exercent la gouvernance.

Face aux exigences croissances sur les enjeux de durabilité, Olivia Grégoire appelle à s’y préparer et indique que ces enjeux concerneront de fait toutes les formes d’organisation.

Terminant son propos sur le partage de la valeur, Olivia Grégoire précise son attachement à cette notion, qui est une question de pouvoir au sein de l’entreprise et un gage de pérennité. C’est une façon majeure de partager un avis éclairé sur l’avis de l’entreprise à l’heure où les salariés de l’entreprise sont en quête de sens. Cet engagement dans l’entreprise, avec l’entreprise, aux côtés de l’entreprise, au cœur de l’entreprise est un engagement que la ministre souhaite favoriser, en s’appuyant sur les administratrices et les administrateurs. Olivia Grégoire salue les travaux de l’IFA pour apporter un avis éclairé aux débats.

De l’importance d’une meilleure gouvernance familiale : Favoriser et préserver la cohésion des futures générations

« Presque toutes les aventures entrepreneuriales commencent avec une entreprise familiale, mais seulement celles qui maîtrisent les défis inhérents à cette forme de propriété survivent à travers les générations. Cette caractéristique s’illustre à travers quatre dimensions : la patience financière, le souci de transmission patrimoniale, la consistance des décisions et la capacité de résilience. Plus que jamais une planification et une gouvernance adaptée sont essentielles pour maintenir leur succès et la préservation de leur patrimoine. »

C’est Philippe Pelé-Clamour, professeur et directeur académique du Certificat Entreprises Familiales – Gouvernance et Management  IFA & HEC, qui l’affirme dans son article à propos d’une meilleure gouvernance familiale, que vous retrouvez dans son intégralité ci-dessous!

 

De l’importance d’une meilleure gouvernance familiale : Favoriser et préserver la cohésion des futures générations.

 

Nous le savons, les entreprises familiales bénéficient de nombreux atouts : des valeurs, une stabilité et une agilité qui font l’envie de leurs concurrents. Mais il y pourtant une face cachée : les conflits familiaux, les problèmes de communication et le faible partage du pouvoir. Ces éléments peuvent freiner la croissance et leur bon fonctionnement. Avec le temps les familles grandissent, se recomposent et la complexité apparait. Dans ce cas, la problématique est de savoir comment planifier la relève et mettre en œuvre un cadre de gouvernance pour la prise de décision. Voici cinq point clefs pour tenter d’atténuer les risques et de maintenir la cohésion familiale.

 

  1. Anticiper la succession

C’est certainement le défis le plus critique. Il est nécessaire que le conseil de famille et le conseil d’administration envisagent cette étape collectivement pour que le processus soit transparent et partagé par tous. La succession du dirigeant est un aspect clé de la pérennité d’une entreprise familiale, surtout en cas de maladie ou d’un décès inattendu. Anticiper un plan de succession aidera l’entreprise à identifier et développer les talents ou bien encore les rechercher à l’extérieur.

  1. Maintenir un équilibre

Famille et entreprise sont souvent entremêlées dans un mélange de posture collective et de préoccupations d’affaires mais aussi de patrimoine et de perception générationnelles. Il est important de fixer des limites appropriées. Une règle librement consentie est nécessaire pour les rôles et les responsabilités de chacun : gestion de l’entreprise ou encore du patrimoine. C’est le rôle de la charte de famille qui permet de bâtir et de revisiter la vision de chaque génération. Un équilibre subtil mais nécessaire pour gérer les défis familiaux. Des séminaires et des ateliers en commun sont une des clefs pour avancer ensemble.                                                     

  1. Penser aux indépendants

Maintenir une entreprise sur plusieurs générations est compliqué. Le recours à une expertise extérieure peut fournir une plus grande profondeur de connaissances et d’expériences, une meilleure prise de décision. Embarquer des administrateurs indépendants est gage d’ouverture et de partage. Ils peuvent fournir des informations précieuses pour vous aider à réévaluer le plan d’affaires et à hiérarchiser les domaines qui doivent être améliorés, mais aussi apporter un autre regard aux nouvelles générations.

  1. Développer les talents

Il est souhaitable que tous les Next Gen comprennent leurs rôles et leurs places. Idéalement chaque enfant devrait avoir une mission sur laquelle se concentrer. Certains ajouteront de la valeur à un domaine opérationnel, d’autres à la gouvernance, au family office ou bien à la fondation familiale. Pourtant, ce que nous voulons pour eux n’est pas forcement leur choix de vie. Ce n’est pas parce que vous dirigez une entreprise que vos enfants veulent la diriger ou siéger à son conseil d’administration. Ayez une discussion franche avec eux concernant leurs aspirations.

  1. Préparer le dirigeant

Préparer le ou les dirigeants de la prochaine génération, c’est d’abord travailler pour une autre entreprise, observer et progresser dans un environnement neutre, en dehors de sa zone de confort. Une étape qui s’enchaine par une mobilité internationale afin d’améliorer ses compétences et d’accroître sa crédibilité. Parallèlement à l’expérience extérieure, les programmes de formation et d’éducation sont des éléments essentiels, tant sur le patrimoine, le management mais aussi sur le développement durable. Une façon d’assurer le succès de cette étape est de s’entourer d’un solide système de soutien composé de membres de la famille et de membres extérieurs qui offrent différentes perspectives de l’entreprise. Une alchimie subtile dont chaque famille à sa composition.

 

Merci à Philippe Pelé-Clamour pour cet article et ces 5 clés indispensables à une gouvernance familiale responsable et retrouvez le replay de la dernière présentation du Certificat Entreprises Familiales: Gouvernance et Management en cliquant ICI.

Nouvelle offre de mandat en ligne !

Offre de mandats n°2022-92/93/94/95/96/97/98 :
Recherche de plusieurs bénévoles, membres de l’instance de gouvernance régionale de la Croix-Rouge française, dans les Pays de la Loire, Les Hauts de France, la Bourgogne Franche Comté, l’Auvergne Rhône-Alpes, le Grand Est, le Centre Val de Loire et la Bretagne

 

Présentation de l’association :

Dans la tradition du mouvement international Croix-Rouge et Croissant-Rouge, la Croix-Rouge française exerce sa mission dans six grands domaines : l’urgence, le secourisme, la solidarité internationale, la santé et l’autonomie, la formation, et l’action sociale. Association loi 1901, la Croix-Rouge française est reconnue d’utilité publique depuis 1945.

La Croix-Rouge française est présente sur l’ensemble du territoire français au travers d’un réseau très dense d’environ 60 000 bénévoles et 18 000 salariés.

Pour assurer le pilotage de ses activités, la Croix-Rouge française s’appuie sur des instances de gouvernance au niveau national, régional, départemental et local…

Pour visualiser l’offre dans son intégralité et candidater :

  • Vous devez être adhérent(e) de l’IFA
  • Vous connecter à votre espace adhérent
  • Candidater au plus tard le 4 octobre 2022 (voir procédure de candidature dans l’annonce)

En savoir plus 

 

 

 

 

 

Nouvelle offre de mandat

Offre de mandat n° 2022-91 : Med Tech basée en Auvergne Rhône Alpes recherche un administrateur (H/F)

 

Présentation de l’entreprise  :

Cofondée en 2005 par le Docteur Stéphane LE ROUX, SPINEWAY est une société anonyme à conseil d’administration basée à Ecully (69130). Spineway possède 2 filiales (Spineway US et Distimp acquise fin Juin 2021).

Les actions de SPINEWAY sont cotées depuis 2013 sur Euronext Growth Paris (ISIN code FR0011398874 – ticker ALSPW). A ce jour, plus de 99,9% du capital est flottant sachant qu’il existe une volonté forte de relution, complexe à mener par ailleurs notamment eu égard aux contraintes de financement.

SPW est une société des Med Tech qui se mobilise autour de l’amélioration du geste opératoire du chirurgien afin de faire progresser la qualité des soins en chirurgie du rachis.

Forte d’une quarantaine de collaborateurs, SPW est spécialisée dans la conception, la fabrication et la commercialisation d’implants et d’instruments pour la chirurgie du rachis utilisés à tous les niveaux de la colonne vertébrale (lombaire, thoracique et cervicale). Elle a recours pour la production à des sous-traitants spécialisés français et européens.

Depuis l’origine, SPW est particulièrement orientée vers l’international. Les ventes sont majoritairement réalisées hors de France dans une trentaine de pays via des distributeurs indépendants.

Pour visualiser l’offre dans son intégralité et candidater :

  • Vous devez être adhérent(e) de l’IFA
  • Candidater au plus tard le 4 septembre 2022 (voir procédure de candidature dans l’annonce)

Offre de mandat n° 2022-91 : Med Tech basée en Auvergne Rhône Alpes recherche un administrateur (H/F)

 

 

Découvrez comment mieux intégrer les enjeux de RSE dans les travaux du conseil

Climat, raison d’être, parties prenantes, biodiversité, rémunération, égalité professionnelle… La RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) embrasse un large spectre de sujets. Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, sont concernées par ses nouveaux enjeux. C’est pourquoi il est impératif aujourd’hui pour chaque administratrice et administrateur de se saisir de ces nouvelles responsabilités.

Les travaux de l’IFA

Ces derniers mois, le Club ESG a produit à l’attention des membres de l’IFA, plusieurs publications sur ces sujets RSE au service d’une gouvernance toujours plus responsable et également veillant au bien commun.

Retrouvez nos différentes publications dans notre rubrique S’informer:

 

La RSE, nouvelle priorité stratégique des administratrices et administrateurs ?

Les administrateurs sont-ils pour autant impliqués dans ces sujets impactant non seulement l’entreprise mais aussi la société ?

C’est la question que l’IFA, l’ORSE et PwC France et Maghreb ont posé à 200 dirigeants et administrateurs. Qu’il s’agisse de la prise en compte du climat, de la biodiversité, des parties prenantes, de la raison d’être, ce nouveau baromètre apprécie l’intégration des enjeux de développement durable au sein des organes de gouvernance des entreprises.

Retrouvez Karine Dognin-Sauze, déléguée générale de l’IFA, Hélène Valade, présidente de l’ORSE et Sylvain Lambert, associé du département Développement durable de PwC France et Maghreb, qui ont présenté et commenté les chiffres-clés de ce baromètre.

Anne-Marie Hunot-Schmit, administratrice représentant les salariés, membre du comité stratégique & RSE de Thales, Alexandre Menais, secrétaire général d’Atos et Jean-Philippe Desmartin, directeur de l’Investissement responsable chez Edmond de Rothschild AM, ont quant à eux apporté outre leur retour d’expérience, un éclairage pratique sur ces nouvelles priorités stratégiques pour les entreprises et les administratrices et administrateurs.

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Le sport et la culture s’invitent dans les missions du conseil d’administration

Une loi du 22 mars 2022 visant à démocratiser le sport en France modifie les missions du conseil d’administration.

1- L’article L225-35 du code de commerce définissant les missions du conseil d’administration a été modifié par la loi n° 2022-296 du 2 mars 2022, à la suite d’un amendement introduit par le Sénateur Didier Rambaud lors de l’examen de la proposition de loi.

La nouvelle rédaction de l’article L225-35 prévoit désormais en son alinéa 1er que « Le conseil d’administration détermine les orientations de l’activité de la société et veille à leur mise en œuvre, conformément à son intérêt social, en considérant les enjeux sociaux, environnementaux, culturels et sportifs de son activité ».

L’article L225-64 du code de commerce relatif au directoire a également été modifié en ce sens.

Il est donc désormais demandé au conseil d’administration (art. L225-35) et au directoire (art. L225-64) de prendre en compte les enjeux culturels et sportifs de l’activité de la société.

2- Une référence aux activités sportives est également insérée à l’article L225-102-1 du code de commerce relatif à la déclaration de performance extra-financière (DPEF) insérée dans le rapport de gestion.

Cette déclaration devra désormais comporter des informations relatives « aux actions visant à promouvoir la pratique d’activités physiques et sportives dans le cadre de la société » (art. L225-102-1, modifié à la suite d’un amendement adopté par le Sénat).

3- Ces nouvelles dispositions sont entrées en vigueur le 4 mars 2022.