Directive Omnibus : la Commission Européenne dévoile sa révision des réglementations du Pacte Vert

Mercredi 26 février, la Commission Européenne a présenté sa Directive Omnibus, une initiative visant à amender et harmoniser les textes législatifs du Pacte vert pour l’Europe : cette directive apporte un ensemble d’ajustements significatifs à la Directive sur le reporting de durabilité des entreprises (CSRD), au Règlement sur la taxonomie verte et à la Directive sur le devoir de vigilance des entreprises (CS3D).

En révisant ces textes, la Commission cherche à renforcer la compétitivité de l’Europe et la cohérence des obligations intra-européennes.

Principales modifications en matière de CSRD :

  • La Directive sur le reporting de durabilité des entreprises voit son périmètre aligné sur celui de la Directive sur le devoir de vigilance des entreprises, avec une réduction significative du nombre d’entreprises concernées. Désormais, seules celles comptant plus de 1 000 salariés (contre 250 auparavant) et détenant un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros, ou un bilan de 25 millions d’euros, seront soumises à ces obligations.
  • Le volume des données à rapporter dans le respect des normes européennes de reporting de durabilité (ESRS) est considérablement réduit, notamment les indicateurs narratifs et semi-narratifs.
  • L’entrée en vigueur de ces obligations est retardée de deux ans, reportant ainsi leur application à 2028 pour les entreprises initialement concernées dès 2026 ou 2027.

Principales modifications en matière de taxonomie verte :

  • Les seuils d’application de la taxonomie seront alignés avec les nouveaux seuils de la CSRD, et concernent désormais les entreprises de plus de 1 000 salariés.
  • Les autres entreprises exerçant des activités totalement ou partiellement alignées sur la taxonomie verte auront la liberté de choisir de le déclarer ou non.
  • Les évolutions relatives à la taxonomie verte sont soumises à la consultation du public jusqu’au 26 mars et s’appliqueront à la fin de la période d’examen par le Parlement Européen et le Conseil Européen.

Principales modifications en matière de CS3D :

  • La Directive Omnibus annonce le report de l’obligation du devoir de vigilance pour les multinationales, qui étaient initialement tenues de surveiller chaque année les risques liés aux droits humains et environnementaux sur l’ensemble de leur chaîne de production. Désormais, une révision des plans de vigilance sera conduite tous les 5 ans pour s’assurer du respect de ces exigences.
  • Les obligations de vigilance se concentreront désormais sur les fournisseurs directs (de rang 1), et non sur l’ensemble de la chaîne de valeur des entreprises.
  • La responsabilité civile européenne des entreprises en cas de manquement aux obligations du devoir de vigilance est supprimée, et les sanctions financières associées sont allégées.
  • L’entrée en vigueur de ces obligations est également retardée d’un an, jusqu’au 26 juillet 2028, tandis que l’adoption des lignes directrices est avancée à juillet 2026.

Prochaines étapes

Les propositions législatives de la Directive Omnibus vont désormais être soumises au Parlement Européen et au Conseil Européen pour examen et validation. Les ajustements relatifs à la CSRD et à la CS3D entreront en vigueur une fois qu’un accord aura été trouvé entre les colégislateurs et après leur publication au Journal officiel de l’Union Européenne.

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Durabilité et vigilance : Denis Terrien et Didier Martin s’expriment sur la responsabilité des administrateurs dans Les Échos !

Dans une tribune publiée le vendredi 20 décembre dans Les Echos, Denis Terrien, président de l’Institut Français des Administrateurs (IFA), et Didier Martin, président du groupe de travail du Club des Juristes, à l’origine du rapport  « Responsabilité civile des administrateurs et dirigeants en matière de durabilité et de vigilance » partagent leurs réflexions sur ce sujet crucial.

>> Consulter la tribune

Modernisation des réunions des assemblées et des organes de décision de certaines formes de sociétés commerciales

Publication du décret n° 2024-904 du 8 octobre 2024

Le premier décret d’application de la loi Attractivité (loi n° 2024-537 du 13 juin 2024, art. 18, II) a été publié au Journal Officiel du 10 octobre 2024. Ce décret n°2024-904 en date du 8 octobre 2024 est entré en vigueur le 11 octobre 2024.

Le décret indique, si les statuts prévoient cette possibilité, les mentions que doivent comporter les formulaires de vote par correspondance des associés de sociétés à responsabilité limitée, des administrateurs ou membres de conseil de surveillance de sociétés anonymes ou de sociétés en commandite par actions. Il précise également, pour les sociétés cotées, les conditions dans lesquelles sont réputés présents, pour le calcul du quorum et de la majorité, les membres des organes de décision qui participent à leurs réunions par un moyen de télécommunication permettant leur identification. Il prévoit enfin les modalités de retransmission, d’enregistrement et de consultation des assemblées de sociétés cotées.

Ce décret constitue une avancée majeure pour les administrateurs de sociétés en matière de prise de décision dématérialisée et de modernisation des modalités de réunion des organes de décision.

 

Facilitation de la prise de décision dématérialisée

Le décret, attendu depuis plusieurs semaines par les praticiens du droit des sociétés, précise les conditions de recours au vote par correspondance et par télécommunication pour plusieurs formes de sociétés :

  • SARL : les mentions que doivent comporter les formulaires de vote par correspondance sont définies à l’article R. 223-20-1-1 nouveau du Code de commerce. Le décret précise également la date limite de réception du formulaire, son mode de transmission et les documents à annexer.
  • Sociétés anonymes (SA) et Sociétés en commandite par actions (SCA) : Les articles R. 225-21 modifié et R. 225-48 modifié du Code de commerce précisent les modalités pour les administrateurs et les membres du conseil de surveillance. Ces dispositions s’appliquent également aux Sociétés Européennes (SE). Les statuts peuvent désormais prévoir le vote par correspondance dans le cadre des réunions du conseil d’administration ou de surveillance. Comme pour les SARL, le décret détaille le contenu du formulaire de vote, la date de réception, les documents annexes et le mode de transmission.


Télécommunication et identification des participants pour les sociétés cotées

Pour les sociétés cotées, le décret apporte des précisions essentielles :

  • Les membres des organes de décision participant aux réunions par un moyen de télécommunication permettant leur identification sont réputés présents pour le calcul du quorum et des majorités, comme le stipulent les articles R. 22-10-17-1 nouveau et R. 22-10-19-1 nouveau du Code de commerce.
  • Les modalités de participation par télécommunication doivent être spécifiées dans l’avis de convocation. Cela inclut les informations techniques nécessaires pour permettre aux participants de se connecter et de participer efficacement aux réunions.


Assemblées générales : retransmission, enregistrement et consultation

Le décret encadre strictement les modalités de retransmission, d’enregistrement et de consultation des assemblées générales des sociétés cotées :

  • L’assemblée générale doit être retransmise en direct et dans son intégralité. Les modalités de cette retransmission doivent être clairement indiquées dans l’avis de convocation, permettant ainsi aux actionnaires de s’organiser pour y assister.
  • Un article R. 22-10-29-1 nouveau du Code de commerce impose que l’enregistrement de l’assemblée soit disponible sur le site internet de la société au plus tard sept jours ouvrables après sa tenue. Cet enregistrement doit être consultable pendant au moins deux ans, renforçant ainsi la transparence envers les actionnaires et le public.

 

Impact pour les administrateurs et les sociétés

Pour les administrateurs de sociétés, ce décret représente une évolution significative des pratiques de gouvernance. La dématérialisation des prises de décision facilite le fonctionnement des organes de direction et de surveillance, tout en maintenant les garanties nécessaires de sécurité juridique. Toutefois, sa mise en place peut nécessiter une attention particulière, notamment pour l’adaptation des procédures internes et la maîtrise des outils numériques, exigeant une vigilance accrue

Les sociétés qui prévoient ces possibilités dans leur statut, doivent veiller à les mettre à jour, et à adapter leurs procédures internes pour intégrer ces nouvelles modalités de réunion et de vote. Les administrateurs devront être attentifs aux nouvelles obligations en matière de documentation et de conformité, notamment en ce qui concerne :

  • L’identification fiable des participants aux réunions par télécommunication.
  • La précision des modalités de participation et de retransmission dans les avis de convocation.
  • Le respect des délais pour la mise à disposition des enregistrements des assemblées sur le site internet de la société.

 

Le décret n° 2024-904 du 8 octobre 2024 s’inscrit dans une démarche globale de modernisation du droit des sociétés en France, en favorisant l’utilisation des outils numériques dans la gouvernance d’entreprise. Il offre aux administrateurs de nouvelles possibilités pour optimiser les processus décisionnels, tout en renforçant la transparence et la sécurité des délibérations.

Il est essentiel pour les administrateurs et les dirigeants de se familiariser avec ces nouvelles dispositions, afin de garantir la conformité de leur société et d’exploiter pleinement les opportunités offertes par la dématérialisation des réunions et des votes.

Par ailleurs, il convient de rester attentif aux prochains décrets d’application de la loi Attractivité, qui apporteront des précisions supplémentaires sur d’autres mesures clés, notamment les actions de préférence à droit de vote multiple.

>>> Lien vers le décret n°2024-904 du 8 octobre 2024

 

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Transposition de la directive WoB en France : Intégration des représentants des salariés et actionnaires salariés dans les quotas de genres dans les conseils

 

Ordonnance n° 2024-934 du 15 octobre 2024 : JO du 16 octobre 2024

Transposition de la directive Women on Boards : les quotas de représentation femmes-hommes dans les conseils d’administration incluent désormais les administrateurs salariés et les salariés actionnaires.

 

Une ordonnance, publiée au Journal officiel le 16 octobre 2024, a été émise en vertu de l’article 5 de la loi n° 2024-364 du 22 avril 2024, dite loi DDADUE 2024 (Dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne). Cette loi autorise le Gouvernement à adopter, par voie d’ordonnance et dans un délai de six mois après sa promulgation, des mesures pour transposer la directive (UE) 2022/2381/UE. Cette directive, connue sous le nom de Women on Boards (WoB), vise à promouvoir un meilleur équilibre entre les femmes et les hommes dans les conseils d’administration des sociétés cotées et comprend diverses mesures connexes.

 

Objectifs de la directive européenne

Adoptée le 23 novembre 2022, la directive WoB impose aux grandes entreprises cotées, employant plus de 250 salariés et réalisant un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros ou disposant d’un total de bilan de 43 millions d’euros, de respecter des quotas de représentation des femmes et des hommes dans leurs conseils d’administration. Les entreprises doivent se conformer à l’un des objectifs suivants d’ici au 30 juin 2026 :

  • Au moins 40 % des postes d’administrateurs non exécutifs occupés par des membres du sexe sous-représenté ;
  • Ou au moins 33 % de l’ensemble des postes d’administrateurs (exécutifs et non exécutifs) occupés par le sexe sous-représenté.

En cas de non-conformité à ces objectifs, les entreprises devront :

  • Ajuster leurs processus de sélection des administrateurs  ;
  • Publier des informations sur la représentation des sexes dans leurs conseils ;
  • Mettre en place des mesures pour atteindre les objectifs fixés.

Les entreprises devront ajuster leurs processus de sélection des administrateurs et publier des informations sur la représentation des sexes au sein de leurs conseils d’administration ainsi que sur les mesures prises pour atteindre ces objectifs.

 

Entrée en vigueur progressive

L’ordonnance prévoit une entrée en vigueur progressive des mesures. Les sociétés relevant directement de la directive doivent être conformes au 30 juin 2026, tandis que celles hors du champ d’application de la directive bénéficieront d’un délai supplémentaire jusqu’au 1er janvier 2027 pour se conformer aux nouvelles exigences. Ce délai vise à permettre aux entreprises d’adapter leurs statuts, notamment en concertation avec la représentation des personnels.

En revanche, les sociétés dont les statuts prévoient l’élection des représentants des salariés en 2025 peuvent appliquer les nouvelles dispositions dès l’entrée en vigueur de l’ordonnance au 1er janvier 2026.

 

Transposition de la directive WoB en France

Intégration des représentants des salariés et actionnaires salariés

La transposition de la directive WoB dans le droit français introduit un changement majeur en intégrant les administrateurs représentant les salariés et les salariés actionnaires dans le calcul des quotas de représentation des sexes. Ces administrateurs n’étaient pas inclus dans le calcul des 40 % imposés par la loi Copé-Zimmermann, mais ils devront désormais l’être.

Conformément à la directive, deux collèges distincts sont mis en place pour appliquer la règle d’équilibre :

  • Les administrateurs représentant les salariés actionnaires, désignés par l’assemblée générale, sont intégrés au collège des administrateurs de droit commun.
  • Les représentants des salariés, désignés selon des modalités spécifiques (élections, syndicats, etc.), forment un collège distinct, et les règles d’équilibre leur sont appliquées en fonction de leur mode de désignation.

Cas des sociétés à participation publique

Les sociétés à participation publique, qui relèvent du champ d’application de la loi Copé-Zimmermann, sont également concernées. L’ordonnance prévoit l’adaptation de l’ordonnance n° 2014-948 du 20 août 2014 sur la gouvernance des entreprises publiques, afin de respecter les règles spécifiques issues de la loi de 1983 relative à la démocratisation du secteur public. Cette adaptation vise à intégrer les administrateurs représentants des salariés dans le calcul des quotas.

 

Les nouvelles obligations pour les entreprises françaises

L’ordonnance n° 2024-934 modifie le Code de commerce pour intégrer les nouvelles obligations suivantes :

  • Prise en compte des administrateurs représentant les salariés et des salariés actionnaires dans le calcul des quotas de représentation des sexes  ;
  • Obligation de publication des informations relatives à la représentation des sexes au sein des conseils d’administration et des comités exécutifs ;
  • Sanctions en cas de non-conformité, avec des mesures pouvant inclure l’annulation des nominations non conformes.

 

La France, pionnière dans l’égalité femmes-hommes au sein des instances dirigeantes

La France a été précurseur dans la promotion de l’égalité de genre dans les conseils d’administration avec l’adoption de la loi « Copé-Zimmermann » en 2011, bien avant l’adoption de la directive européenne. Cette loi impose aux entreprises de plus de 250 salariés, avec un chiffre d’affaires ou un total de bilan d’au moins 50 millions d’euros, de garantir un minimum de 40 % de femmes ou d’hommes dans leurs conseils d’administration.

Cependant, la loi Copé-Zimmermann ne prenait pas en compte les administrateurs salariés et salariés actionnaires dans le calcul des quotas. C’est précisément sur ce point que la directive WoB introduit le plus grand changement pour la France. Désormais, les administrateurs salariés et les salariés actionnaires doivent être inclus dans le calcul des 40 % de représentation du même genre, ce qui constitue un ajustement majeur pour les entreprises françaises.

En 2021, la loi « Rixain » est venue renforcer cet engagement en étendant l’exigence de parité aux postes de direction, ce qui témoigne de la volonté de la France de promouvoir une gouvernance équilibrée à tous les niveaux des entreprises.

Cette dynamique se reflète dans les chiffres récents publiés par le Baromètre IFA – Ethics & Boards, qui montre que la représentation des femmes dans les conseils d’administration des entreprises du CAC 40 et du SBF 120 a atteint respectivement 47,7 % et 46,6 % en 2025, bien au-delà du seuil de 40 % imposé par la loi Copé-Zimmermann.

 

Pour aller plus loin : Baromètre IFA-Ethics & Boards de la gouvernance responsable 2025

Publication IFA : Baromètre IFA-Ethics & Boards 2024 des conseils du CAC 40 et du SBF 120 : « Les évolutions de la gouvernance post-AG 2024 : RSE, partage de la valeur, comité de gouvernance, évaluation des conseils. »

 

Paris, le jeudi 19 septembre 2024

 

L’Institut Français des Administrateurs (IFA) et Ethics & Boards publient le baromètre annuel de la gouvernance responsable, comme chaque année depuis huit ans. Cette nouvelle édition dresse un état des lieux détaillé des pratiques de gouvernance des entreprises du CAC 40 et du SBF 120 à l’issue des assemblées générales 2024.

Le baromètre 2024 IFA-Ethics & Boards analyse les évolutions significatives en matière de gouvernance des entreprises, et souligne les améliorations constantes des pratiques vers une gouvernance plus responsable et transparente.

 

LES CONSEILS D’ADMINISTRATION TOUJOURS PLUS ENGAGES SUR LA RESPONSABILITE SOCIALE ET ENVIRONNEMENTALE DES ENTREPRISES.

L’engagement des conseils d’administration pour la responsabilité sociale des entreprises se poursuit en 2024. 86% des conseils du SBF 120 sont désormais dotés d’un comité en charge de la RSE/ESG, confirmant la forte progression observée au cours des dernières années (26% des entreprises du SBF 120 disposaient d’un comité RSE/ESG en 2015, 80% en 2023). Cette dynamique place la France parmi les leaders mondiaux en matière de gouvernance responsable. La moyenne européenne (Eurozone 300) est encore bien inférieure (63%) à la France et moins de 60% des grandes sociétés cotées anglo-saxonnes disposent d’un comité ESG/RSE.

Autre indicateur important en 2024, 67% des entreprises du SBF 120 se sont engagées auprès de l’initiative SBTi (+1 point par rapport à 2023). Toutefois, seules 37% des entreprises ont fixé l’objectif ambitieux de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, conformément à l’Accord de Paris. La France se distingue toujours en matière d’engagement climatique, surpassant des pays comme le Royaume-Uni (63%, FTSE 100), les États-Unis (54%, S&P 100), l’Allemagne (45%, HDAX) et l’Italie (43%, MIB).

Le baromètre IFA-Ethics & Boards pointe également un net renforcement des compétences RSE/ESG au sein des conseils, une pratique croissante au sein du CAC 40 depuis 2021. 13% des conseils s’étaient formés à ces enjeux en 2021, ils sont 35% à le faire en 2023.

Sur l’ensemble de la période 2021-2023, ce sont plus de la moitié (53%) des conseils d’administration du CAC 40 qui ont organisé au moins une fois une formation RSE/ESG. Cette tendance de fond souligne la nécessité de former les administrateurs aux enjeux de la durabilité, du climat et à la responsabilité sociale et sociétale des organisations.

Pour télécharger le baromètre

 

DEPUIS 2021, LES ENTREPRISES DU CAC 40 COMMUNIQUENT DAVANTAGE SUR LE SUJET DU PARTAGE DE LA VALEUR.

Alors que le sujet du partage de la valeur s’est inscrit dans le débat politique, avec un projet de loi transposant l’accord national interprofessionnel (ANI) conclu entre les syndicats et le patronat en 2023, ce thème trouve aujourd’hui une résonance toute particulière auprès des entreprises du CAC 40. En effet, 82,5% d’entre elles ont communiqué sur des éléments de partage de la valeur (dont 75% en éléments quantifiés). Une progression de 27,5 points par rapport à l’année 2019.

 

EN 2024, 53 % DES CONSEILS DU SBF 120 ONT MIS EN PLACE UN COMITE CHARGE DES QUESTIONS DE GOUVERNANCE.

Au cours de ces dernières années, la mention de la gouvernance dans le titre d’un Comité s’est imposée comme une pratique essentielle au sein des entreprises du SBF 120. Ces comités jouent un rôle crucial en renforçant la transparence, l’efficacité décisionnelle et l’indépendance des conseils, tout en garantissant le respect des normes les plus élevées dans les pratiques de gouvernance.
Dans la pratique, les comités gouvernance sont souvent combinés avec les travaux de nomination et rémunération (36% des cas), de nomination (30% des cas), ou nomination et RSE (16% des cas).

 

DEPUIS 2015, LA DISSOCIATION DES FONCTIONS, DANS LES CONSEILS DU SBF 120, NE CESSE DE CROITRE.

En matière de répartition du pouvoir au sein de l’entreprise, il est intéressant de noter que, depuis 2015, la dissociation des fonctions de président et de directeur général est devenue la norme au sein des conseils du SBF 120. En 2024, 70% des conseils ont des fonctions dissociées, marquant une progression continue de cette tendance depuis neuf ans.
Parmi les 30% des sociétés ayant opté pour le cumul des fonctions de président du conseil d’administration et de directeur général, une majorité est constituée d’entreprises contrôlées, notamment familiales.

 

DANS LA PERIODE DE 3 ANS ENTRE 2021 ET 2023, 78 % DES ENTREPRISES DU CAC 40 ONT PROCEDE AU MOINS A UNE EVALUATION DE LEUR CONSEIL PAR UN CONSULTANT EXTERNE..

Depuis sa révision en juin 2013, le code AFEP-MEDEF recommande aux entreprises qui s’y réfèrent de procéder à une évaluation formalisée tous les trois ans au moins, mise en œuvre sous la direction du comité en charge de la sélection ou des nominations ou d’un administrateur indépendant, avec l’aide d’un consultant extérieur.

Pour la première fois cette année, le baromètre IFA – Ethics & Boards a mesuré l’adoption de cette pratique au sein des entreprises du CAC 40. Les résultats montrent que cette recommandation est déjà largement suivie, avec 78% des entreprises ayant communiqué entre 2021 et 2023 sur une évaluation de leur conseil d’administration réalisée par un consultant externe.

 

DES CONSEILS PLUS DIVERSIFIES ET UNE MIXITE EN PROGRESSION, MAIS UN ACCES AUX PRESIDENCES DE CONSEIL TOUJOURS TROP INEGAL ENTRE FEMMES ET HOMMES.

La diversité des conseils du SBF 120 reste une force des entreprises. Les entreprises cotées françaises ont en effet des conseils plus internationaux (33% des administrateurs extranationaux) que dans d’autres pays européens, à l’exception du Royaume-Uni (43%). La pyramide des âges révèle un relatif équilibre dans la répartition des âges, avec un âge moyen de 59,2 ans pour les administrateurs du SBF 120.
La mixité des conseils, encouragée par la loi Copé-Zimmermann de 2011 est désormais quasiment atteinte (48% dans le CAC 40 et 47% dans le SBF 120) et la France devance l’ensemble des grands pays mondiaux sur cet indicateur. Toutefois, on note que l’accès des femmes à la présidence des conseils est toujours trop limité. En 2024, seules 14 femmes président un conseil d’administration du SBF 120 (11,7%), un chiffre bien en deçà de la parité et des objectifs vers lesquels les sociétés du SBF 120 devraient tendre.

 

Pour Denis TERRIEN, président de l’IFA,  « Le baromètre IFA-Ethics & Boards est une boussole précieuse sur les nombreux travaux conduits par les conseils d’administration du SBF 120. L’évolution est favorable sur de nombreux points, et la France dispose d’un vivier d’administrateurs résolument engagés. Cet engagement se traduit par un modèle de gouvernance vertueux, véritable référence européenne, avec un dialogue efficace entre les parties prenantes ».

Pour Floriane de SAINT PIERRE, fondatrice d’Ethics & Boards, « Le baromètre IFA-Ethics & Boards illustre une nouvelle fois, tant en termes d’actions que de résultats, l’engagement des entreprises françaises pour placer la gouvernance au cœur de la création de valeur financière et extra-financière. La place des femmes à la Direction Générale et à la Présidence du Conseil des grandes entreprises françaises reste néanmoins à améliorer ».

Pour télécharger le baromètre

 

Retombées presse

L’AGEFI – Bruno de Roulhac : La France confirme son avance en matière de gouvernance des entreprises > https://lnkd.in/e9zfP_Wz

Les Echos – Laurence Boisseau : La RSE, nouvelle priorité stratégique des conseils d’administration > https://lnkd.in/evH-C5RT

La Correspondance économique – Aliénor Bierer : Les conseils d’administration toujours plus engagés sur la RSE des entreprises, selon l’Institut français des administrateurs > https://lnkd.in/eMbU4UWW

Challenges – Anne-Marie Rocco : CAC 40 : les conseils d’administration sous surveillance > https://lnkd.in/enP8–bb

 

Communiqué de presse

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L’IFA est partenaire du Forum Gouvernance des Conseils d’Administration & Assemblées Générales 2024 de L’AGEFI

FORUM ANNUEL DE L’AGEFI – GOUVERNANCE DES CONSEILS D’ADMINISTRATION ET ASSEMBLÉES GÉNÉRALES 2024 – 24 SEPTEMBRE 2024

 

L’IFA est ravi d’être partenaire de la 15ème édition du Forum Gouvernance des Conseils d’Administrations & Assemblée Générales organisé par le journal l’Agefi. Cette nouvelle édition se tiendra le 24 septembre prochain à partir de 14h30, depuis l’Hôtel Shangri-La à Paris.

Cet évènement phare décrypte les évolutions des enjeux en matière de gouvernance ainsi que les dernières nouveautés. Les thématiques abordées donneront lieu à des retours d’expérience et des débats passionnants, entre experts reconnus et praticiens de la gouvernance.

A l’agenda de cette 15e édition :

  • Un point sur le déroulement des Assemblées Générales 202
  • PLACE FINANCIERE La gouvernance comme facteur d’attractivité de la place financière: quand les règles s’assouplissent pour les entreprises !
  • FONCTIONNEMENT DES INSTANCES Quel rôle des comités et quel renforcement de la gouvernance pour anticiper les crises ?
  • ENTREPRISES FAMILIALES Quel fonctionnement et quelles particularités pour la gouvernance des entreprises familiales aujourd‘hui ?
  • REMUNERATIONS Quelles avancées en matière de politiques de rémunération des dirigeants ?
  • FOCUS ESG CS3D, taxonomie, résolutions climatiques, parité, etc… : Quelles évolutions majeures viennent bouleverser les reportings ?
  • KEYNOTE L‘ETAT ACTIONNAIRE Comment l‘Etat actionnaire intervient dans le cadre de ses prérogatives et joue son rôle dans les conseils où il est présent ?

 

En tant qu’adhérent de l’IFA, vous bénéficiez d’une remise exclusive de 20% sur votre inscription. N’hésitez pas à vous rapprocher de Rajaâ Ouali et de Julia Labreuille pour en bénéficier : ifa-evenements@ifa-asso.com

Découvrez également le programme de cette 15e édition du Forum gouvernance des conseils d’administration et assemblées générales 2024 en cliquant ICI

Publication IFA : Rapport « Etre éthique ou ne pas être – L’avenir de l’éthique pour les conseils d’administration »

 

Paris, le jeudi 18 juillet 2024

 

L’Institut Français des Administrateurs (IFA) dévoile le rapport de la Commission prospective et recherche sur l’éthique et la gouvernance.

 

LE CONSEIL D’ADMINISTRATION AU CŒUR DE L’ÉTHIQUE DE L’ENTREPRISE.

 

Dès 2012, l’IFA rappelait dans une note que le conseil d’administration est le « gardien des valeurs éthiques de l’entreprise ». Cette mission est particulièrement ardue dans un contexte de « dilution des grands référentiels éthiques collectifs ».

Ce rapport dédié à l’éthique et à la gouvernance appréhende la notion même d’éthique de l’entreprise, et la façon dont s’est construite cette exigence, entre conformité et réponse aux attentes de la société.

Comme le souligne la Commission prospective et recherche, « l’éthique d’entreprise s’est construite en réponse à des scandales ». Au point d’être le premier critère dans l’arbitrage des choix pris par les administrateurs.

Toutefois, si la conformité est le premier niveau de l’éthique d’entreprise, elle ne saurait englober aujourd’hui la totalité des enjeux éthiques des entreprises.

Pour télécharger le rapport

 

LA SOCIÉTÉ FAIT ÉMERGER DES ATTENTES CROISSANTES EN MATIÈRE D’ÉTHIQUE :

L’entreprise est désormais perçue comme un acteur capable de jouer un rôle positif ou négatif dans l’appréhension des défis du réchauffement climatique, des bouleversements géopolitiques, ou des mutations technologiques. Cela se traduit par une pression croissante sur les positionnements de l’entreprise, qui peut générer des crises éthiques de plus en plus fréquentes, de la part de publics de plus en plus variés.

Dans un tel contexte, le Conseil d’administration doit faire apparaître et considérer le risque éthique de tout choix, ainsi que les enjeux éthiques des décisions prises. Le conseil d’administration doit éviter que l’entreprise ne soit prise en défaut ou mise dans une situation d’aveuglement éthique.

Le conseil d’administration doit également s’assurer du suivi concret de la mise en œuvre des décisions. Dans le prolongement de sa délibération éthique, le Conseil d’administration se doit de veiller à son exécution et sa concrétisation au sein de l’entreprise. Cela participe du rôle de surveillance du Conseil.

 

POUR LES CONSEILS D’ADMINISTRATION, DES RECOMMANDATIONS SUR DEUX CHAMPS D’ACTION :

Les deux grandes thématiques de référence pour définir le champ de l’évaluation annuelle du conseil d’administration sont :

  • D’une part, une évaluation des modalités de fonctionnement qui doit évaluer l’ordre du jour des séances, l’organisation des travaux du conseil d’administration et des comités, la qualité des interactions conduites au sein du conseil d’administration.
  • D’autre part, une évaluation des contributions individuelles, qui doit permettre de veiller à l’adéquation des compétences, à l’indépendance effective du conseil d’administration et de ses différents comités, avec un point d’attention sur les rôles particuliers au sein du conseil (président, présidence des comités, administrateur référent).

Le choix des modalités d’évaluation, qui peut être conduite en interne comme en externe, est un élément important. Il est crucial que l’évaluation garde une indépendance, notamment à l’égard du président et de la direction générale, pour rester objective et utile.

 

ÉVALUER LE CONSEIL D’ADMINISTRATION EST UN LEVIER DE PERFORMANCE ET D’AMÉLIORATION POUR LES ORGANISATIONS.

Pour l’IFA, deux outils permettant d’intégrer l’éthique aux travaux du Conseil d’administration doivent être pris en considération. En premier lieu, l’élaboration de la raison d’être, qui interroge la finalité de l’entreprise et les valeurs de cette dernière. En second lieu, l’émergence de la délibération éthique, qui ouvre la considération au sujet éthique dans les conseils d’administration.

 

Pour Daniel HURSTEL, rapporteur de l’ouvrage et ex-coprésident de la Commission prospective et recherche de l’IFA, « À l’heure où l’environnement mouvant de l’entreprise élargit à la fois le champ des questions soumises au Conseil d’administration et les critères d’arbitrage, la question du rapport à l’éthique est primordiale. Elle invite à réfléchir au rôle du Conseil d’administration, « gardien des valeurs éthiques de l’entreprise » ».

Pour Laurence DORS et Jean-Pierre MENANTEAU, co-présidents de la Commission prospective et recherche de l’IFA, « au vu de nombreuses évolutions intervenues ces dernières années dans l’environnement des Conseils d’administration et des décisions qui les concernent, il était devenu nécessaire d’actualiser les réflexions sur les meilleures pratiques des conseils en matière d’hygiène de la décision et de les projeter de manière prospective avec comme fil rouge la délibération éthique ».

Pour télécharger le rapport

 

Communiqué de presse

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Publication IFA : Note « Evaluation des conseils d’administration et de leurs comités »

 

Paris, le mardi 18 juin 2024

 

L’Institut Français des Administrateurs (IFA) publie une note sur l’évaluation des conseils d’administration, dans un contexte où les parties prenantes sont de plus en plus attentives aux décisions prises par les conseils d’administration.

 

L’ÉVALUATION DES CONSEILS D’ADMINISTRATION, UN EXERCICE DÉLICAT DANS LA PRATIQUE.

L’évaluation des administrateurs et du conseil d’administration est essentielle et bénéfique. Elle améliore le fonctionnement, la flexibilité, la résilience et la performance globale du conseil d’administration.

Pour autant, l’évaluation d’un conseil d’administration et de ses comités n’est pas un exercice facile, et peut conduire à faire face « à des enjeux de pouvoir et à des dynamiques relationnelles complexes ».

La note de la Commission juridique de l’IFA, fruit de plusieurs mois de réflexions, propose une démarche structurée visant à limiter les aspects subjectifs de l’évaluation pour l’inscrire au contexte spécifique de chaque entreprise. Les aspects de l’évaluation comprennent quatre parties, détaillées de façon chronologique.

1. L’élaboration d’un référentiel d’évaluation.
2. La définition des champs de l’évaluation.
3. La détermination des modalités d’évaluation.
4. Les suites à donner au processus d’évaluation.

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ÉTABLIR UN RÉFÉRENTIEL POUR ÉVITER TOUT BIAIS DANS LE PROCESSUS L’ÉVALUATION.

Définir un point de référence dans l’évaluation du conseil permet de positionner l’évaluation du conseil par rapport à une gouvernance idéale pour répondre aux enjeux prioritaires actuels et à venir de l’organisation. Cette étape cruciale l’est d’autant plus dans des sociétés non-cotées ou des groupes familiaux qui n’ont pas la nécessité de se référer à un code de gouvernance.

 

LE CHAMP DE L’ÉVALUATION DOIT QUESTIONNER LE FONCTIONNEMENT DU COLLECTIF ET L’APPORT INDIVIDUEL DE CHAQUE ADMINISTRATEUR.

Les deux grandes thématiques de référence pour définir le champ de l’évaluation annuelle du conseil d’administration sont :

  • D’une part, une évaluation des modalités de fonctionnement qui doit évaluer l’ordre du jour des séances, l’organisation des travaux du conseil d’administration et des comités, la qualité des interactions conduites au sein du conseil d’administration.
  • D’autre part, une évaluation des contributions individuelles, qui doit permettre de veiller à l’adéquation des compétences, à l’indépendance effective du conseil d’administration et de ses différents comités, avec un point d’attention sur les rôles particuliers au sein du conseil (président, présidence des comités, administrateur référent).

Le choix des modalités d’évaluation, qui peut être conduite en interne comme en externe, est un élément important. Il est crucial que l’évaluation garde une indépendance, notamment à l’égard du président et de la direction générale, pour rester objective et utile.

 

ÉVALUER LE CONSEIL D’ADMINISTRATION EST UN LEVIER DE PERFORMANCE ET D’AMÉLIORATION POUR LES ORGANISATIONS.

L’IFA recommande de partager les résultats de l’évaluation, à la fois individuellement avec chaque administrateur et collectivement avec le comité en charge de l’évaluation. La restitution, qui doit se faire sous couvert de confidentialité, doit permettre d’émettre des recommandations en conseil et de définir un plan d’action, qui fera l’objet d’un suivi dans la prochaine évaluation du conseil.

La communication externe d’une évaluation doit également être étudiée, pour ne pas compromettre les intérêts légitimes de la société et la liberté d’expression des administrateurs.

 

Pour Florence PRIOURET, rapporteur du groupe de travail sur l’évaluation des conseils d’administration à l’IFA, administratrice de la SFAF : « L’évaluation des conseils d’administration est un moment clé. C’est un processus qui permet de réfléchir sur l’organisation de la gouvernance, et d’apporter de la valeur à l’organisation ».

Pour Sylvie LE DAMANY et Marie-Annick NADAL, co-présidentes de la Commission juridique de l’IFA, « Le conseil d’administration assure la pérennité de l’entreprise. L’évaluation de ses travaux est donc une garantie pour savoir si tout est fait pour que l’organisation puisse faire face aux enjeux sociaux et sociétaux actuels et à venir. C’est un processus vertueux, qui crée de la valeur pour le conseil d’administration, et pour chaque administrateur ».

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Communiqué de presse

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Assemblée Générale IFA 2024 : 4 nouveaux entrants au conseil d’administration et une volonté affirmée de promouvoir une gouvernance responsable dans toutes les formes d’organisations.

Paris, le 30 mai 2024

 

Lors de l’assemblée générale de l’Institut français des administrateurs (IFA), Denis TERRIEN, son président, a souligné « le dynamisme d’une communauté de 3 600 adhérents actifs, en croissance de plus de 14% en 2023 », et la réalisation du plan stratégique présenté en 2020.

 

EN 2023, L’IFA CONFORTE LE DYNAMISME DE SA PENSÉE ET SA POSITION D’OBSERVATOIRE DES PRATIQUES DE GOUVERNANCE EN FRANCE.

Denis TERRIEN a souligné la dynamique de pensée de l’IFA, portée par près de 450 membres actifs, investis au sein de 11 commissions et clubs. Plus de 230 réunions se sont tenues en 2023, permettant à l’IFA de publier pas moins de 15 ouvrages ainsi que la quatrième édition du vade-mecum de l’administrateur.

 

UN INSTITUT DE RÉFÉRENCE POUR LA FORMATION DES ADMINISTRATEURS.

Avec ses cinq certificats actifs conduits avec des partenaires d’enseignement supérieur (Sciences Po, Audencia, Institut des actuaires, CTIP, ENAC), l’IFA demeure un institut de référence pour la formation des administrateurs. Preuve de son attractivité, l’IFA a enregistré une progression nette de 55% du nombre de personnes formées entre 2019 et 2023

 

EN 2027, L’IFA SOUHAITE AVOIR CONSOLIDÉ SA STRATÉGIE DE VALEUR.

Denis TERRIEN a profité de l’assemblée générale pour présenter les nouvelles orientations stratégiques de l’IFA pour les années 2024 à 2027. Si l’institut renforce son offre de formations, l’IFA souhaite également faire progresser la gouvernance en Europe et en France, en renforçant son corpus de pensée et en structurant une stratégie de valeur portée par les réflexions des membres investis au sein de ses instances.
C’est dans cet état d’esprit ouvrant la réflexion sur les pratiques de gouvernance à l’ensemble des organisations que l’IFA s’enrichit de nouvelles compétences, avec l’entrée au conseil d’administration de quatre personnalités aux profils complémentaires.

 

L’ENTRÉE DE PERSONNALITÉS ÉMINENTES RENFORCE LA DIVERSITÉ DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’IFA.

Ce jeudi 30 mai, quatre personnalités ont été nouvellement élues au conseil d’administration de l’IFA. Ces nominations renforceront l’expertise de l’IFA sur la gouvernance des entreprises familiales, des petites et des moyennes entreprises ainsi que sur les entreprises innovantes en croissance. Un administrateur a par ailleurs été reconduit dans ses fonctions par l’assemblée générale.

Karine CHARBONNIER, administratrice indépendante chez Arvene Group et For Talents, et présidente de la commission formation de la chambre de commerce et d’industrie des Hauts-de-France, renforcera la connaissance du conseil d’administration sur la gouvernance des entreprises familiales. Co-présidente de l’IFA dans les Hauts-de-France depuis 2021, Karine CHARBONNIER se dit « convaincue de l’apport d’une gouvernance structurée, et ce dans toutes les formes d’organisation ». À ce titre, Karine CHARBONNIER se dit « ravie de rejoindre le conseil d’administration de l’IFA ».

Gonzague de BLIGNIÈRES, co-fondateur de Raise et nouvel entrant au conseil d’administration de l’IFA, se dit « heureux de rejoindre un institut comme l’IFA. La gouvernance joue un rôle prépondérant dans le succès des entreprises, on le mesure tout particulièrement dans les sociétés d’investissement. Je suis ravi de rejoindre un collectif inspirant composé de personnalités dynamiques ».

Anne-Sophie de la BIGNE, administratrice indépendante de Michelin de 2013 à la mimai 2024, et nouvelle entrante au conseil d’administration a une connaissance fine de l’IFA au sein duquel elle est investie depuis plusieurs années. Récemment nommée coprésidente du club ESG de l’Institut, Anne-Sophie de la BIGNE défend « la conviction que les enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux passent aujourd’hui par le conseil d’administration » et se dit « convaincue du rôle des administrateurs dans cette transition, et de l’importance de la formation des administrateurs ».

Hugues EPAILLARD, administrateur salarié de BNP Paribas, rejoint le conseil et apportera sa fine connaissance de l’actionnariat salarié et des administrateurs représentant les salariés. Étant lui-même élu administrateur représentant les salariés au sein du groupe BNP Paribas, le coprésident du club ARS-ARSA à l’IFA se dit « convaincu de l’apport des administrateurs salariés à la gouvernance, et ravi de rejoindre le conseil d’administration d’un institut qui a très tôt défendu l’émergence des ARS-ARSA dans les conseils d’administration ».

Helman le PAS de SÉCHEVAL, secrétaire général de Veolia Environnement, est quant à lui reconduit administrateur de l’IFA lors de l’assemblée générale du 30 mai. Coprésident
du club des présidents de comité d’audit, Helman le PAS de SÉCHEVAL se dit « profondément convaincu du rôle croissant que les administrateurs sont appelés à jouer dans la performance plurielle des entreprises au bénéfice de toutes les catégories de parties prenantes ». Il remercie la communauté des adhérents de leur « confiance renouvelée ».

 

À l’issue de l’assemblée générale se tenait la Journée des administratrices et des administrateurs engagés, durant laquelle se sont succédés une vingtaine d’intervenants parmi lesquels Pierre-André
de CHALENDAR (président de l’Institut de l’entreprise), Anne-Charlotte FREDENUCCI (présidente de Ametra group), Antoine FRÉROT (président de Veolia Environnement), Sophie L’HÉLIAS (viceprésidente du Medef, en charge de la prospective et des idées) ou encore Augustin de ROMANET (président-directeur général du Groupe Aéroports de Paris), afin de débattre sur la gouvernance d’entreprise, sur le thème « Gouvernance et transitions ».

 

Communiqué de presse

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30 mai 2024 : Journée des Administratrices et Administrateurs engagés. Inscrivez-vous vite !

L’Institut Français des Administrateurs vous donne rendez-vous le 30 mai 2024 au 3 Mazarium pour l’édition 2024 de la Journée des Administratrices et des administrateurs engagés #GOJ2A2024, le plus grand rassemblement des administratrices et des administrateurs en France.

 

La J2A est le rendez-vous annuel incontournable pour décrypter l’évolution de la gouvernance d’entreprise et de toutes formes d’organisations. Cette journée est un espace de réflexion, de dialogue et de débats sur les enjeux et les bonnes pratiques de gouvernance.
Quatre conférences inspirantes viendront marquer cette édition 2024, au cours de laquelle près de vingt panélistes prendront la parole autour du thème :

« GOUVERNANCE & TRANSITIONS »

 

Les tensions géopolitiques, l’inflation règlementaire, le phénomène de polycrise, les enjeux sociaux, sociétaux et environnementaux constituent un environnement d’une complexité extrême pesant sur les entreprises. La gouvernance à l’épreuve des transitions sera le fil rouge de l’édition 2024.

 

Programme :

10h15
Accueil-café

 

11h00
Interventions inaugurales

 

11h20
Plénière d’ouverture
La tectonique des plaques mondiales

L’économie mondiale se fonde sur des plaques mouvantes qui s’imbriquent dans un équilibre sans cesse remis en question.
« La tectonique des plaques mondiales » sera le sujet d’un dialogue entre Bertrand BADIE, professeur émérite à Sciences Po Paris, géopolitologue et de Fianna JURDANT, analyste principale à l’OCDE pour une plénière ouvrant cette journée de débats.

 

12h00
Table-ronde #1
La création et le partage de la valeur à l’ère des nouvelles aspirations individuelles et sociétales

De la réponse à des crises multiples aux grandes avancées sociétales, les entreprises ont toujours apporté des solutions et des réponses à des attentes en évolution constante. Face à ces défis d’ampleur le modèle capitaliste se réinvente. Quel est le rôle du conseil d’administration dans l’appréhension et la création de la valeur partagée ?
Interviendront lors de cette conférence Pierre-André de CHALENDAR, président du conseil d’administration de la Compagnie de Saint-Gobain, président de l’Institut de l’entreprise, Anne-Charlotte FREDENUCCI, présidente du groupe Ametra, Augustin de ROMANET, président-directeur général de Aéroports de Paris et Denis TERRIEN, président de l’IFA.

 

14h30
Table-ronde #2
Les conseils d’administrations à l’heure de la durabilité

À l’heure de l’entrée en vigueur de la CSRD, la prise en compte de la valeur extra-financière et l’enjeu de double-matérialité mobilisent les conseils d’administration. Quels sont les interrogations, les risques et opportunités à anticiper par le conseil d’administration pour répondre à ces enjeux de durabilité en engageant un plan de transition créateur de valeur ?
Pour y répondre interviendront Gonzague de BLIGNIÈRES, co-fondateur de Raise, Florence DIDIER-NOARO, membre du Club ESG, administratrice, présidente du comité RSE et membre du comité d’audit de Forsee Power, administratrice et membre du comité d’audit de Wavestone, Brune POIRSON, directrice du développement durable du groupe Accor, Sophie STABILE, administratrice de la BPI, d’OVHcloud et de GLB, co-présidente du club des présidents de comité d’audit à l’IFA, directrice financière du groupe Lagardère et Hélène VALADE, présidente de l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises administratrice de l’Ademe, directrice du développement environnemental chez LVMH.

 

15h45
Table-ronde #3
Administrateur, actionnaire, dirigeant : la quête du dialogue

Dans un contexte où les entreprises répondent à des engagements de plus en plus nombreux, les équilibres et déséquilibres du dialogue entre des parties prenantes multiples bousculent la dynamique de la gouvernance de l’entreprise. Qu’en est-il ? Quelles en sont les conséquences ? Quelles évolutions peut-on en attendre ?
Avec la participation de Laurence DORS, coprésidente de la Commission prospective et recherche, administratrice de Latécoère (présidente du comité d’audit et des risques), administratrice d’Attijariwafa bank, Guylaine DYÈVRE, vice-présidente de l’Institut français des administrateurs, secrétaire du conseil d’administration de BNP Paribas, Antoine FRÉROT, président du conseil d’administration de Veolia, Sophie L’HÉLIAS, vice-présidente du Medef, en charge de la prospective et des idées et de Astrid MILSAN, secrétaire générale adjointe en charge de la Direction des émetteurs et des affaires comptables à l’AMF.

 

17h00
Mot de conclusion

 

 

L’ensemble des débats de cette journée sont nourris des observations des bonnes pratiques, des réflexions et des travaux des 11 commissions et clubs de l’Institut Français des Administrateurs.

L’IFA rassemble un réseau de 3 700 administratrices et administrateurs de toutes formes d’organisations et de toute la France.

Revue de presse IFA : Tribune – Mettre la création de valeur partagée au cœur de la stratégie – Denis Terrien président de l’IFA

 

Paris, le jeudi 02 mai 2024

 

Tribune dans « LES ECHOS » – Mettre la création de valeur partagée au cœur de la stratégie.

 

Parution ce jour dans "LES ECHOS" d’une tribune de Denis TERRIEN, président de l’IFA, sur la création de valeur partagée.Parution ce jour d’une tribune de Denis TERRIEN, président de l’IFA, sur la création de valeur partagée.

Denis TERRIEN appelle à reconsidérer le partage de la valeur dans une dimension plus large, qui ne se limite pas aux questions de juste rémunération du capital et du travail.

La valeur partagée, qui nécessite une « réflexion stratégique, un engagement ferme et une redéfinition des indicateurs de performance » est un socle de l’orientation stratégique des entreprises. A ce titre, elle être intégrée aux réflexions conduites par les conseils d’administration, et les administrateurs doivent à ce titre, « jouer un rôle clé dans la réorientation des entreprises en s’assurant que ces dernières prennent en compte l’impact de leurs décisions sur toutes les parties prenantes, au-delà des simples parties constituantes ».

C’est un appel pour les entreprises à se doter d’une définition claire et inclusive de la valeur, adaptée à chaque modèle d’affaires, qui reconnaisse les impacts sociaux et environnementaux comme partie intégrante de leur succès économique.

Un sujet mis en débat lors de la prochaine Journée annuelle des administratrices et des administrateurs engagés le 30 mai prochain, au 3 Mazarium – Institut de France.

Inscriptions au lien suivant :

Journée des administratrices et administrateurs 2024

 

Revue de presse

Lien vers la tribune dans « LES ECHOS »: Opinion | Mettre la création de valeur partagée au coeur de la stratégie | Les Echos

Publication IFA : Guide « Sécurité numérique et gouvernance »

 

Paris, le vendredi 05 avril 2024

 

Sécurité numérique : l’IFA publie un guide à l’attention des administrateurs.

 

La sécurité numérique constitue un enjeu stratégique majeur pour les entreprises et les conseils d’administration, avec en toile de fond les enjeux de cycle de vie des données, de leur origination à leur destruction en intégrant les aspects de coût, qualification, fiabilisation, utilisation, traitement et stockage.

Étroitement liée à la stratégie des entreprises, la sécurité numérique entre dans le champ des missions de l’administrateur et devra s’inscrire, de plus en plus, à l’agenda des conseils d’administration.

Le club des présidents de comité d’audit de l’Institut français des administrateurs (IFA) s’est saisi de ce sujet pour publier un guide de bonnes pratiques à l’attention des conseils d’administration.

 

La sécurité numérique, un domaine en globale et rapide évolution.

 

La spécialisation et l’industrialisation des cyberattaques et l’organisation des pirates informatiques accroissent le niveau de dommage pour les entreprises ciblées. CyberSecurity Ventures estime le coût de la cybercriminalité à 8 000 milliards de dollars pour la seule année 2023.

Face à ces risques croissants, les initiatives gouvernementales et règlementaires se multiplient. On compte en 2022 près de 600 conventions internationales, 90 directives européennes et 17 codes français en la matière.

Autant d’enjeux qui conduisent les entreprises à considérer la sécurité numérique comme une priorité stratégique, et à intégrer le risque cyber à la cartographie des risques de l’entreprise.

 

→ Pour télécharger le guide

 

Face au risque cyber, assurer la « résilience » de l’entreprise.

Le guide IFA dresse un état des lieux du contexte global et des risques liés aux dysfonctionnements de la sécurité numérique au sein de l’entreprise. L’ouvrage y présente le cadre réglementaire et législatif qui s’opère en matière de sécurité numérique, à l’échelle nationale, européenne et internationale.

Cette parution définit par ailleurs les enjeux liés à la sécurité numérique pour les conseils d’administration. Ces enjeux portent sur la structuration du conseil, l’organisation de ses travaux, la responsabilité individuelle et collective de ses membres ainsi que sur la formation des administrateurs.

Cet ouvrage dégage enfin plusieurs recommandations pour aider les conseils d’administration à épauler la direction face à une crise cyber, en séquençant les bonnes pratiques selon les différents temps de la cyberattaque.

 

Impliquer le conseil d’administration permet de mieux se prémunir du risque cyber :

Pour les auteurs, afin de parvenir à une stratégie efficace, le conseil d’administration doit clairement exprimer et formaliser son implication sur les sujets de sécurité numérique dans un dialogue avec la direction générale. Il doit également s’assurer de l’implication et de la solidité de la direction dans la mise en place et le déploiement du plan cyber.
Parmi les bonnes pratiques identifiées par les auteurs, le guide insiste notamment sur :
La revue par le conseil de la gouvernance de la donnée, composante essentielle du risque cyber et véritable enjeu stratégique de l’entreprise.
La formation minimale des administrateurs pour que le risque cyber puisse être revu et suivi au bon niveau.
Le pilotage efficient de la cybersécurité, intrinsèquement lié à la maîtrise de la gouvernance de la donnée, qui permet l’appréhension des risques de façon exhaustive. Pour les auteurs, il est nécessaire avant toute utilisation de l’intelligence artificielle.

 

 

Pour Sophie STABILE et Helman le PAS de SÉCHEVAL, co-présidents du club des présidents de comité d’audit à l’IFA : « Les conseils d’administration jouent un rôle central dans la perception des enjeux de sécurité numérique par les entreprises. Cette mission est souvent confiée au comité d’audit, qui appréhende la cartographie des risques de l’entreprise. Dans ce contexte, il nous semblait important que l’IFA se saisisse de ce sujet ».

Pour Marie-Noëlle BRISSON, Nathalie KESTENER et Anne-Hélène MONSELLATO, rapporteurs du guide Sécurité numérique et gouvernance : « Les discussions du conseil d’administration sur la sécurité numérique ne se limitent pas à une approche technique. Il y a dans les échanges des administrateurs sur la sécurité l’enjeu d’ouvrir l’organisation à une véritable stratégie digitale et de la donnée ».

→ Pour télécharger le guide

 

Pour aller plus loin

Une matinale accompagnera le lancement du guide « Sécurité numérique et gouvernance », le vendredi 05 avril 2024 depuis la Maison de l’Alsace à Paris. Pour en savoir plus sur cet événement cliquez ICI.

 

Communiqué de presse

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