News IFA : Remise du rapport de la mission Rocher sur la gouvernance responsable des entreprises

Le 19 octobre dernier, Bris Rocher, président-directeur général du groupe Rocher, a remis à Bruno Le Maire, ministre de l’économie, des finances et de la relance, et Olivia Grégoire, secrétaire d’État chargée de l’économie sociale, solidaire et responsable, un rapport consacré à la gouvernance responsable des entreprises.

Ce travail, initié en mai dernier, avait notamment l’objectif de faire un point d’étape sur les avancements de la loi PACTE, deux ans après sa promulgation en mai 2019.

L’élaboration de ce texte législatif a été menée de concert avec l’Institut français des administrateurs, largement mobilisé dans les débats préparatoires et les travaux de rédaction, sous l’impulsion d’Agnès Touraine, ancienne présidente de l’IFA.

Dès 2018, l’IFA avait mobilisé l’ensemble de ses adhérents pour participer à la consultation publique lancée par le gouvernement, pour soutenir la plupart des points de gouvernance proposés.

La même année l’IFA a partagé les constats du rapport de Nicole Notat et Jean-Dominique Sénard sur l’entreprise d’intérêt collectif et a soutenu les propositions d’évolution du Code civil et du Code de commerce suggérées.

Les avancées de la loi PACTE depuis 2019 sont notables et l’IFA salue particulièrement :
– l’accélération de la prise en considération des enjeux sociaux et environnementaux et la possibilité de définir une raison d’être, voire d’adopter le statut de société à mission ;
– l’amélioration de la diversité dans les organes de direction avec la recherche d’une meilleure ; représentation équilibrée entre hommes et femmes et une ouverture plus large aux représentants des salariés.
– les avancées en terme de transparence sur la rémunération des dirigeants avec notamment l’introduction de la notion de ratio d’équité et la description des éléments variables de la rémunération déterminés au regard de l’application des critères de performances extra-financières
(Cf. synthèse IFA des principales dispositions relatives à la gouvernance de la loi PACTE)

Remercié pour sa contribution au rapport, l’IFA souligne la qualité du rapport Rocher, qui rappelle les améliorations substantielles permises par la loi PACTE et offre au regard des nombreuses auditions conduites quatorze recommandations précises et concrètes.

Notre association poursuivra son engagement, aux côtés des acteurs de la gouvernance comme auprès des pouvoirs publics, pour construire les principes d’une gouvernance durable, créatrice de valeur durable et veillant au bien commun.

>>> Télécharger le rapport sur la gouvernance responsable des entreprises

Baromètre IFA & Ethics & Boards: les conseils d’administration du SBF 120 -2eme Volet

 

L’IFA – Institut Français des Administrateurs – et Ethics & Boards publient le deuxième volet de leur baromètre sur les conseils d’administration du SBF 120 avec un panorama des nominations intervenues lors des AG 2021. Principal enseignement de l’étude : la diversification des compétences au sein des conseils d’administration s’accélère.

Ci-dessous les points majeurs du baromètre: 

  • Un important renouvellement des conseils
  • Une montée en puissance des administrateurs salariés et une confirmation de la place des femmes dans les conseils et comités.
  • Primo-administrateurs, plus jeunes et plus internationaux : le nouveau profil des élus 2021.
  • Nouveaux secteurs, nouvelles fonctions : la diversification des compétences fonctionnelles et sectorielles s’accélèrent

 

Consultez le baromètre 

L’IFA a remis le prix de la meilleure brochure de convocation à l’AG à Sopra Stéria

Depuis de nombreuses années, l’IFA est membre du comité scientifique des Grands Prix de la Transparence. Depuis 2009, ces Prix récompensent la qualité de l’information actionnaires et investisseurs des sociétés sur un panel de 140 sociétés (SBF 120 et au delà). L’objectif de ces Grands Prix est de permettre aux émetteurs de mesurer chaque année leurs performances en matière de transparence et d’identifier les meilleures pratiques de Place.

 

C’est avec joie que l’IFA a remis le prix de la meilleure brochure de convocation à l’AG à la société Sopra Steria !

 

La brochure de convocation aux assemblées générales est le document de référence pour tous les actionnaires et particulièrement les individuels, ce qui lui confère une importance toute particulière.

Le temps où les émetteurs se contentaient du BALO est révolu, et ce document s’inscrit aujourd’hui pleinement dans les attentes d’une communication fidèle et transparente.

La brochure de convocation est devenue l’expression de ce lien de confiance qui unit l’entreprise à ses actionnaires, et les informations qui leur sont communiquées se doivent d’être justes, détaillées et claires.

Le travail conséquent qu’il implique mérite d’être salué, alors que le contexte sanitaire a une nouvelle fois bouleversé l’organisation des AG cette année.

L’IFA salue la démarche d’amélioration continue de Sopra Steria, notamment pour son dialogue avec ses actionnaires durant cette période de crise. Sopra Steria a effectué de réels efforts pédagogiques de présentation de l’information pour éclairer au mieux le vote de ses actionnaires.

Et, dans le cadre du suivi des assemblées générales par l’IFA, nous sommes des fidèles lecteurs de ces documents !

Découvrez la série IFA  « Histoires de gouvernance de Startups »

 

L’IFA lance sa série  « Histoires de gouvernance de Startups » faite de témoignages d’entrepreneur(e)s qui partagent leurs expériences de la gouvernance sur le chemin de la croissance.

Retrouvez chaque lundi, et ce à partir d’aujourd’hui jusqu’à fin juin, leurs témoignages sur le site de l’IFA mais aussi sur la chaine B Smart.

 

Vidéo du 3 mai : Le témoigne de Pierre Dutaret CEO de Libeo

Vidéo du lundi 26 avril nous vous partageons le témoignage de Nicolas Reymond, CEO du groupe Intrasense .

Vidéo du lundi 19 avril  nous vous partageons le témoignage de Maryne-Cotty-Eslous, Fondatrice de Lucine .

Vidéo du lundi 12 avril  nous vous partageons le témoignage de Hortense Harand, co-fondatrice de Wetradelocal.

 

Vidéo du lundi 5 avril  nous vous partageons le témoignage de Yann Lechelle CEO de Scaleway , Cloud, Entrepreneur Mentor

Vidéo du lundi 29 mars nous vous partageons le témoignage de Mehdi tahri Co-fondateur d’iziwork  plateforme de travail temporaire

 

Vidéo du lundi 22 mars nous vous partageons le témoignage de Valérie Mas Co-fondatrice de Wenow Accélérateur transition bas Carbone

 

Vidéo du lundi 15 mars nous vous partageons le témoignage de Mehdi Ouchallal Président chez Kanoon.legal et Co-fondateur de LegalPlace…

 

Vidéo du lundi 8 mars:  Cécile Villette, CEO and co-founder d’Altaroad !

 

La suite du programme avec des témoignages riches : 

 Nicolas Reymond, CEO Intrasense;   Pierre Dutaret , CEO de Libeo..

 

Middlenext publie son code de gouvernance révisé 2021

La version 2021 de ce Code précise ou renforce des recommandations déjà existantes, en particulier, la formalisation d’une procédure de révélation des conflits d’intérêts, les règles déontologiques, l’analyse des votes des actionnaires minoritaires, les précisions sur les principes qui guident l’élaboration de la structure et des montants des rémunérations des dirigeants mandataires sociaux…

Le Code formule trois nouvelles recommandations :
– sur la création d’un comité RSE,
– sur la nécessité pour les membres des conseils de se former très régulièrement,
– sur l’équité et le respect de l’équilibre femmes hommes à chaque niveau hiérarchique de l’entreprise. >> Télécharger la version 2021 du Code

 

 

Et pour aller plus loin:

Les meilleures pratiques de gouvernance

Le conseil et la RSE

Posture de l’administrateur

Le certificat administrateur d’une entreprise de taille intermédiaire (ETI)

 

Tribune IFA : La diversité, facteur clé de performance au sein des conseils

Tribune IFA: par Denis Terrien, président de l’IFA pour Les Echos

« L’Institut français des administrateurs (IFA), que je préside, a la conviction que la diversité au sein du conseil est un facteur clé de performance.
Pour une raison simple : c’est la seule manière de refléter la complexité croissante de l’environnement dans lequel les entreprises évoluent.
Nous l’avons réaffirmé récemment dans le cadre d’une réflexion européenne conduite au sein d’Ecoda.
Elle a débouché sur un consensus entre 10 instituts de gouvernance en faveur soit de l’application de quotas, soit de l’édiction d’une règle « commit and report » (s’engager et évaluer, en français), qui obligerait les entreprises à publier leurs objectifs en matière de diversité et à rendre compte chaque année de leurs actions dans ce domaine… »

Retrouvez l’ensemble de la tribune ci-dessous:

Lesechos-fr_Des-conseils-plus-divers-pour-des-entreprises-plus-performantes_10-09-2021

BAROMETRE IFA- ETHICS & BOARDS 2021

Le baromètre 2021 des conseils que publient chaque année depuis 2017 l’IFA  et Ethics & Boards, à l’issue de la saison des assemblées générales, montre que la RSE s’inscrit durablement dans les enjeux, la composition et le fonctionnement des conseils d’administration du SBF 120.

 

Télécharger le baromètre

 

  • Des AG impactées par la crise mais un dialogue actionnarial de qualité

Les assemblées générales 2021 se sont cette année encore tenues à huis clos mais la qualité des AG tenues en distanciel et le dialogue actionnarial se font fortement améliorés par rapport à l’année précédente.

Les résolutions rejetées et résolutions dissidentes ont diminué par rapport à 2020 et il y a eu 2 fois moins de résolutions votées à moins de 80% de votes favorables même si les taux de « contestations » des résolutions votées à moins de 80% sont plus importants.

214 nominations de nouveaux administrateurs et administratrices ont été votées ou ratifiées et 267 renouvellements de mandats ont été confirmés à l’occasion de ces AG.

 

  • La RSE s’inscrit durablement dans les enjeux des conseils                                                                                                                                                                                                                                                                                                      
  1. La représentation des salariés est renforcée et atteint maintenant 13,7% des conseils (206 dont 172 représentants des salariés et 24 représentants des salariés actionnaires en doublement par rapport à 2015
  2. 12% des sociétés du SBF 120 (14) ont une raison d’être inscrite dans leurs statuts
  3. Environ 2/3 des conseils ont un comité RSE – ce qui place la France en avance dans les comparaisons internationales
  4. Les objectifs extra-financiers et RSE dans la politique d’attribution de rémunérations variables des CEOs se généralisent (périmètre CAC 40)
  5. Et les enjeux climatiques sont également mieux matérialisés dans la politique de rémunération des CEOs (périmètre CAC 40)

 

  • La composition et le fonctionnement des conseils montrent l’engagement croissant des administrateurs et placent toujours la France en bonne place dans les comparaisons internationales
  1. Le taux d’indépendance moyen des administrateurs, important, se stabilise autour de 60 %
  2. Le mode fonctions dissociées, majoritaire depuis quelques années est choisi maintenant par 2/3 des conseils
  3. L’ancienneté moyenne des administrateurs (5,9 ans) reste stable
  4. La mixité est maintenant exemplaire dans les conseils (45,7%) y compris parmi les représentants des salariés… mais elle doit encore progresser dans les comex (22,7%)
  5. Les conseils du SBF120 sont plus féminisés mais également plus équilibrés en termes de diversité d’âge et plus ouverts aux profils internationaux que les conseils des autres pays comparables                                                                                                                                                             
  6. La taille moyenne des conseils reste stable avec 12,5 personnes en moyenne
  7. Les séances de conseil sont plus nombreuses avec 11,6 réunions dans l’année (contre 9 les années précédentes), avec une assiduité moyenne en constante progression (97% en 2020)

Pour Denis Terrien, président de l’IFA, « Ce baromètre IFA-Ethics & Boards2021 confirme de manière très tangible l’orientation des entreprises cotées vers une gouvernance durable et responsable, avec une prise en compte renforcée des enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux. Qu’il s’agisse de la place des administrateurs salariés, du nombre des comités RSE et risques ou encore de féminisation des conseils, l’accélération est notable avec des ratios qui ont doublé. Il en est de même de l’engagement des administratrices et des administrateurs. Je me réjouis de ces évolutions qui s’inscrivent dans le sens des recommandations de l’IFA ».

Pour Floriane de Saint Pierre, présidente fondatrice d’Ethics & Boards, « La matérialité de la gouvernance durable dans les conseils des grandes entreprises françaises se confirme encore cette année. Même si des différences de maturité de gouvernance restent encore importantes, la France est en avance dans les comparaisons internationales sur les sujets de gouvernance durable ».

Télécharger le baromètre 

Baromètre IFA-Ethics & Boards : Les conseils du SBF 120 mettent l’accent sur la RSE

Les deux tiers d’entre eux ont un comité dédié. Les administrateurs salariés continuent leur montée en puissance, selon le baromètre IFA-Ethics & Boards.

Un article publié par l’Agefi -mercredi 7 juillet 2021

 

RSE et administrateurs salariés caractérisent le millésime 2021 du baromètre IFA -Ethics & Boards des conseils d’administration, dévoilé mercredi.

« Les efforts de l’IFA mis en œuvre depuis des années portent leurs fruits, se félicite Denis Terrien, président de l’IFA. Le doublement du nombre d’administrateurs salariés en cinq ans, leur présence dans les comités est une amélioration majeure, qui devrait perdurer l’an prochain.

Le Club des administrateurs salariés de l’IFA publiera prochainement une étude sur l’apport de ces nouveaux administrateurs pour le conseil ». En effet, avec la loi Pacte, le poids des salariés a quasiment doublé dans les conseils cette année. Qu’ils représentent les salariés ou les salariés actionnaires, ils occupent 13,7% des sièges, contre 7,1% en 2015. Surtout, ils sont maintenant admis dans les comités spécialisés.

En priorité dans celui des rémunérations, avec un représentant des salariés dans 58% des comités contre 44% en 2020. La RSE s’inscrit durablement dans les enjeux du conseil. Désormais les deux tiers des conseils ont un comité dédié, totalement ou partiellement, à la RSE, contre 25% en 2015. Un atout français alors que le Royaume-Uni n’est qu’à 47% et l’Allemagne à 8%. Parallèlement, le comité dédié au risque monte en puissance, de 25% en 2015 à 35% en 2021.

Et cette politique RSE se traduit dans la rémunération des dirigeants. Au sein du CAC 40, presque toutes les sociétés incluent et détaillent des critères RSE dans la rémunération de leurs dirigeants, contre 50% en 2018. Ces objectifs RSE sont inclus dans le variable annuel ou dans le variable de long terme, seuls 21% des sociétés prévoient ces critères pour ces deux rémunérations. Les objectifs extra-financiers pèsent un tiers des critères de la rémunération annuelle. 40% des sociétés du CAC 40 intègrent un objectif climat quantifiable, et 15% un objectif climat qualitatif.

En outre, avec CNP, Eramet et Nexity, désormais 14 sociétés du SBF 120 ont inscrit une raison d’être dans leurs statuts. « La RSE va également continuer à s’imposer en 2022, avec une nouvelle augmentation des conseils dédiés et un plus grand poids dans les rémunérations des dirigeants », poursuit Denis Terrien. Des conseils plus actifs et plus assidus Sous la pression des proxys et des investisseurs, la dissociation des pouvoirs se confirme, avec seulement un tiers de PDG dans le SBF 120 contre 49% en 2016.

Du côté de la composition des conseils, le taux d’indépendance reste stable autour de 60%. La féminisation se tasse, stable autour de 45%, mais reste bien devant celle des conseils britanniques (37%) ou américains (31%). Désormais 10 femmes président un conseil, contre 2 en 2017 et 6 en 2019. La féminisation des comex progresse de 15% en 2015 à 23% en 2021, mais reste encore loin de la parité.

Sur la même période, le SBF 120 est passée d’une femme dirigeante à 12. Les conseils conservent une taille stable avec 12,5 administrateurs en moyenne, mais sont plus actifs avec 12 réunions par an, contre 9 en 2018. Surtout leurs membres sont de plus en plus assidus, avec un taux de présence de 97%, contre 93% en 2018. Leur rémunération progresse lentement, en moyenne de 68.000 euros (hors rémunération liée à la présence dans les comités). Si elle peut paraître faible, elle n’empêche pas de recruter les bons profils. « Attention à ne pas tout réguler, conclut Denis Terrien. Faisons confiance aux administratrices et administrateurs, bien formés et engagés. Ils prendront les bonnes décisions pour l’entreprise ».

Par  Bruno De Roulhac

Télécharger le baromètre

Le « sociétal » : bien comprendre son périmètre et son importance pour l’entreprise

Valérie Bernis, Gaëtan Congar, Pascaline Peugeot de Dreuzy, Anne Garans, Benoit Halgand, Gilberte Lombard, Didier Martin, Patrick-Hubert Petit, Nathalie Rondeau, Cécile Vacher, membres du groupe de travail responsabilité sociétale du club ESG de l’IFA.

Pour eux, l’entreprise doit adapter rapidement son modèle d’affaires et faire évoluer sa culture interne pour répondre aux attentes de la génération du millénium.

Prise de conscience de la responsabilité de l’entreprise vis-à-vis de la Société, lois et réglementations multipliées depuis 2001 sur le sujet, montée en puissance de la « consommation citoyenne », la responsabilité sociétale de l’entreprise est à l’ordre du jour et se traduit dans les actes.

Mais reste une question : quel est le champ précis du sociétal, souvent assimilé de façon réductrice à celui du social ?

Mouvements de contestation aux États-Unis pour dénoncer le racisme systémique : crise sociale ou mouvement sociétal ? Détachement d’un bloc de glace au pôle Sud : crise environnementale ou enjeu sociétal ? À chacun son interprétation. Reste une autre interrogation : quel rôle pour l’entreprise dans tout cela ?

La fin d’un certain modèle d’affaires.

Le débat est ancien mais s’est fortement intensifié sur la dernière décennie.

Des initiatives ont vu le jour, avec diverses réglementions nationales, européennes et recommandations de « soft law » (code AFEP-Medef, Objectifs de Développement Durable, Global Reporting Initiative…).

Il y a deux ans, avec la loi PACTE, l’article 1833 du Code Civil a été révisé pour entériner la fin du modèle d’affaires de l’entreprise n’ayant vocation qu’à être gérée dans l’intérêt commun des actionnaires.

Tout décisionnaire se doit désormais de considérer les enjeux et conséquences financiers, sociaux et environnementaux que soulève son activité sur son écosystème et la société prise dans sa globalité.

Cette modification de la loi a élargi l’objet social de l’entreprise, avec l’ambition de couvrir les dimensions éthiques, sociales et environnementales des politiques et actions que celle-ci mène. C’est pourquoi on parle depuis de Sociétal et la crise de la Covid 19 est venue renforcer l’importance de ce terme.

Plus loin que l’environnemental et le social

Le sociétal recoupe évidemment l’environnemental et le social, centré sur la responsabilité de l’entreprise envers ses collaborateurs, mais va plus loin.

A minima, il s’aligne sur les obligations légales en matière de gestion et d’organisation de l’entreprise, telles l’égalité de rémunération entre hommes et femmes, la féminisation des organes de direction et gouvernance, le devoir de vigilance, l’économie circulaire, mais également sur la déclaration de performance extra-financière.

Il peut aller plus loin en préemptant respect des droits de l’homme, inclusion, relations avec les parties prenantes, ancrage dans les territoires et relations avec les acteurs de la société civile.

Le sociétal passe aussi par l’engagement proactif de l’entreprise pour intégrer les enjeux de société dans les réflexions de ses organes de direction et de gouvernance et dans les orientations stratégiques qu’elle se donne, ainsi que dans ses interactions avec les acteurs de son écosystème et la société civile.

Lorsque les engagements communiqués sont suffisamment précis, ils peuvent devenir source d’obligation et de responsabilité. Mais, au-delà de l’aspect coercitif, il faut surtout y voir un potentiel de création de valeur et un acte de bonne gouvernance de nature à assurer la pérennité et le développement durable et harmonieux de l’entreprise.

De nouvelles opportunités

Il est donc impératif pour les dirigeants et membres du conseil d’administration, en tant que garants des valeurs et de l’avenir de leur entreprise, d’intégrer la pleine dimension des enjeux sociétaux afin de pouvoir en saisir les opportunités.
Ce qui impose :

  • Faire du sociétal une des priorités du plan stratégique et de l’analyse des risques de l’entreprise ;
  • Intégrer le sociétal dans les politiques et actions menées et disposer en interne des éléments d’appréciation et de mesure appropriés ;
  • Ouvrir le champ de la gouvernance et entrer dans un dialogue continu, transparent et constructif avec les parties prenantes, si possible en créant un comité des parties prenantes et d’intégrer l’ESG dans le pilotage et la gouvernance de l’entreprise ;
  • Réaffirmer le sens des engagements de l’entreprise et fédérer ainsi les énergies internes et externes autour d’un projet partagé en renforçant le cas échéant cette démarche par l’adoption d’une raison d’être ;
  • Se doter en interne, tant au sein des équipes opérationnelles et de direction que du conseil d’administration, des compétences et sensibilités appropriées pour mettre en symbiose financier et extra-financier.

Vers un capitalisme responsable

C’est ainsi que l’entreprise pourra adapter rapidement son modèle d’affaires, saisir les opportunités liées aux enjeux sociétaux, avoir un impact positif pour la société et faire évoluer sa culture interne pour répondre aux attentes croissantes de la génération du millénium.
Elle contribuera ainsi au nouveau modèle économique, social et sociétal, répondra aux exigences de l’article 1833 révisé du Code civil et apportera sa pierre à l’édification d’un véritable « capitalisme responsable » dans nos économies matures.

Pour aller plus loin:

La note du groupe de travail du club ESG IFA : La responsabilité sociétale

Tribune sur la responsabilité sociétale  publiée sur le site de La Croix le 03 juillet 2021

Rejoignez les adhérents de l’ #IFA et soyez acteur d’une gouvernance responsable  !

 

l’IFA administratrices et administrateurs engagés  accompagne la gouvernance dans toutes ses évolutions !
Grâce à nos adhérents, qui donnent une représentation de la gouvernance en France, grâce à leurs précieuses contributions et grâce à cette intelligence commune, l’ #IFA a ouvert un profond sillon pour les années à venir et s’engage dans la transformation de la #gouvernance.

Rejoignez-nous ! Rejoignez les adhérents de l’#IFA et soyez acteur d’une gouvernance responsable !

 

Pour en savoir plus sur les offres d’adhésions c’est ici

Focus sur le secrétaire du conseil

 

Particulièrement apprécié(e) pour ses talents rédactionnels et administratifs, il/elle rédige les procès-verbaux des conseils d’administration. Mais pas seulement ! Le/la secrétaire du conseil d’administration est le garant du bon fonctionnement du conseil et le promoteur d’une gouvernance responsable.

 

Secrétaire oui, mais pas seulement

En France, contrairement à d’autres pays d’Europe où la nomination d’un secrétaire du conseil est obligatoire pour les sociétés cotées, la fonction de secrétaire du conseil n’est pas inscrite dans les textes de loi et n’est pas encore citée dans les codes de gouvernance.

En effet, encore mal connue en France, le/la secrétaire du conseil reste encore parfois cantonnée à un rôle purement technique et administratif. Dans les faits, cette fonction suit pas à pas l’évolution et les progrès de la gouvernance et le renforcement de la Soft Law.

En outre, le ou la secrétaire du conseil est l’un(e) des rares cadres supérieurs ou dirigeants à bénéficier d’un niveau d’information élevé et transversal sur le Groupe, ses activités, son environnement, ses concurrents, etc. Il (elle) est désigné(e) par le Conseil d’administration parmi ou hors de ses membres.

Pourquoi le secrétaire du conseil est-il si important dans un conseil d’administration ?

Un atout pour le conseil d’administration

Parce qu’il/elle a la mémoire des dossiers et des hommes et son horizon est le moyen voire le long terme.

Il/elle n’est en règle générale pas responsable d’une unité opérationnelle et sa vision est globale et transversale.

C’est lui/elle qui veille à la défense de l’intérêt social de la société. Pour cela, il/elle s’assure de la mise en oeuvre de meilleures pratiques de gouvernance au sein de l’entreprise, au service de la performance.

De plus, Il/elle se doit d’être particulièrement vigilant sur les risques d’atteinte à la confidentialité des travaux du Conseil.

Le (la) secrétaire du conseil, mémoire du Conseil, garde trace des engagements pris dans le passé et veille, dans la continuité, à les rappeler.

Il/elle connait les obligations auxquelles la société ou son Conseil doit satisfaire et il s’emploie à les faire respecter.

Il/elle comprend les enjeux d’un Conseil, particulièrement les interactions entre la direction générale et les administrateurs, externes à l’entreprise. Et il/elle y joue un rôle clé d’interface et de « facilitateur ».

La revue de ses missions et la qualité de ses travaux font partie intégrante de l’évaluation des travaux du Conseil.

Merci à Jean-Philippe Roulet pour cette publication.

Pour en savoir plus sur le secrétaire du conseil

Vous aussi, vous souhaitez promouvoir votre expérience, échanger avec vos pairs et faire évoluer cette fonction? Le club des Secrétaires de Conseil de l’IFA se réunit chaque mois. Rejoignez le club dès aujourd’hui !

Envie de parfaire vos connaissances? Nous vous tenons informés des meilleures pratiques de la place et des évolutions de vos missions, lors de notre formation d’une journée. Pour rappel, toutes nos formations sont éligibles au plan de formation de l’entreprise.

INSCRIVEZ-VOUS A LA PROCHAINE RÉUNION DU CLUB DES SECRÉTAIRES DE CONSEIL LUNDI 28 JUIN A 18H

Pour en savoir davantage sur le secrétaire de conseil, ses missions et son importance, retrouvez nos publications, gratuites pour nos adhérents:

L’assemblée générale de l’IFA

 

Suite à l’assemblée générale de l’IFA qui s’est tenue jeudi 3 juin à 18h, en live :

 

Ont été renouvelés :

Francois Bouvard 

  • éléments de biographie: François Bouvard est administrateur de sociétés et de structures à but non lucratif.
    Vice-président de l’IFA du 16 septembre 2020 au 3 février 2021, il a assuré les fonctions de Délégué Général de juillet 2019 à juin 2020.
    Auparavant il a travaillé pendant 25 ans chez McKinsey & Company où il a dirigé comme Directeur Associé Senior le secteur de conseil aux sociétés industrielles pour la France puis le secteur de conseil aux gouvernements pour l’Europe.
    Il avait commencé sa carrière comme ingénieur de plateformes puis comme manager de base opérationnelle dans le groupe Schlumberger.
    François Bouvard est diplômé de l’Institut Catholique d’Arts & Métiers, détient un MBA de Harvard Business School ainsi que le Certificat d’Administrateur de Sociétés IFA Sciences Po.

Laurence Dors

  • éléments de biographie: Ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure et de l’Ecole Nationale d’Administration, Laurence Dors a commencé sa carrière en 1983 à la Direction des Relations Economiques Extérieures du ministère de l’Economie et des Finances où elle a occupé diverses responsabilités. Appelée en 1994 au cabinet du Ministre de l’Economie pour y suivre les questions de commerce extérieur, puis en 1995 au cabinet du Premier Ministre comme responsable des affaires économiques internationales, elle revient à la DREE comme Sous-Directeur de 1997 à 1998, date à laquelle elle rejoint la Direction Internationale du Groupe Lagardère puis d’Aérospatiale-Matra. Elle fait partie de l’aventure de la création d’EADS d’abord comme Secrétaire Général d’EADS International de 2000 à 2003, puis comme Secrétaire Général du Groupe EADS de 2003 à 2008. En Avril 2008, elle rejoint Dassault Systèmes comme Directeur Général Adjoint, en charge du Développement Global, avant d’être Secrétaire Général de Renault entre 2010 et 2011. Elle opte alors pour l’aventure entrepreneuriale : cofondateur en 2012 et directeur associé du cabinet de conseil Theano Advisors, elle conseille les dirigeants sur l’ensemble de leurs problématiques de gouvernance, de stratégie et d’organisation corporate. Depuis la fin 2018, elle se consacre exclusivement à ses mandats d’administrateur.
    Laurence Dors est administratrice indépendante de :
    – Capgemini, présidente du Comité des Rémunérations et membre des comités Ethique et Gouvernance et Audit
    – Egis SA où elle préside le Comité des Rémunérations et est membre du Comité des Engagements
    – Latécoère, présidente du Comité d’audit et des risques
    Elle vient de quitter le conseil d’administration de Crédit Agricole SA dont elle était membre depuis 2009, présidente du Comité des Rémunérations et membre des comités d’Audit et de la Gouvernance.
    Elle est administratrice de l’IFA depuis 2012 et Présidente de la Commission Prospective et Recherche depuis 2020

Helman le pas de secheval 

  • éléments de biographie: Ancien élève de l’École normale supérieure, docteur en sciences physiques, ingénieur des mines,
    Helman le Pas de Sécheval, 55 ans, a commencé sa carrière en 1991 comme chargé de mission au département Ingénierie financière de la Banexi.
    De 1993 à 1997, il exerce les fonctions d’inspecteur général adjoint des carrières de la Ville de Paris.
    En juillet 1997, il est nommé adjoint au chef du Service des opérations et de l’information financière de la Commission des opérations de bourses avant d’être promu chef de ce service en 1998.
    De novembre 2001 à décembre 2009, Helman le Pas de Sécheval est directeur financier groupe de Groupama.
    De janvier 2010 à décembre 2011, il est directeur général de Groupama Centre Atlantique.
    Depuis septembre 2012, il est secrétaire général du groupe Veolia Environnement.
    Depuis février 2015, Helman le Pas de Sécheval est membre du Collège de l’Autorité des marchés financiers.

Eric Personne 

  • éléments de biographie:  Après un début de carrière de photographe, Eric Personne reprend l’entreprise familiale en 1988 et devient agent Renault. Il pilote alors une équipe de 15 personnes qui commercialisera 250 véhicules par an.
    Après avoir vendu son agence en 2002, il entre chez Renault Retail Group (filiale de distribution du Groupe Renault) et occupe plusieurs postes : chargé de développement après-vente, chargé de certification ISO et responsable du reporting commercial et qualité.
    Représentant CFE-CGC au Comité de Groupe Renault de 2005 à 2012, il devient administrateur salarié du Groupe Renault en novembre 2012. Membre du Comité de Stratégie Internationale et du Comité des Rémunérations lors de son 1er mandat. Il est réélu une 1ère fois pour 4 ans en novembre 2016 et intègre le Comité d’Audit, des Risques et de l’Ethique.
    En 2018, il succède à Anne-Marie Mourer et devient administrateur de l’IFA à l’issue de l’AG. A ce titre, il anime le Club des Administrateurs Salariés de l’IFA dont il laissera la présidence à 2 co-présidents mi-2019 tout en devenant référent du Club auprès du Conseil de l’IFA.
    En 2019, au Conseil de Renault, un an avant son 3ème mandat, il intègre le Comité Ethique & RSE nouvellement créé tout en conservant sa participation au Comité de la Gouvernance et des Rémunérations.
    Depuis 2020, Eric Personne est chargé de mission à la Direction des services généraux de Renault.
    A aujourd’hui, il cumule plus de 35 ans d’action collective patronale ou salariée dans ses milieux professionnels.
Ont été nommés 

Helene Auriol Potier 

  • éléments de biographie: Elle a construit sa carrière dans le secteur des technologies numériques et des télécommunications aux États-Unis, en Europe, en Afrique et en Asie.
    Elle débute sa carrière à New York chez France Télécom en 1986.
    En 1990, elle rejoint la société de technologie mobile canadienne Nortel où elle passe 16 ans et exerce différentes fonctions de direction, notamment en tant que vice-présidente Avant-Vente Mobile puis vice présidente EMEA, Services & Operations.
    En 2006, elle rejoint Dell et prend en charge les marchés émergents de la zone Afrique et Méditerranée, en tant que Directeur Général et membre du comité exécutif de « Dell Marchés Émergents ».
    En 2009, Microsoft la recrute en tant que Directeur Général, Entreprises, Secteur public et Partenaires et membre du comité exécutif de Microsoft France. Puis elle est nommée Directeur Général de Microsoft
    Singapour et membre du comité exécutif de Microsoft Asie-Pacifique. En 2013, elle est nommée Directeur
    Général, Microsoft Dynamics Europe de l’Ouest, puis Directeur Général Secteur public Europe. Elle est ensuite nommée Directeur Général Intelligence artificielle Europe.
    De novembre 2018 à septembre 2020, elle rejoint Orange, en tant que vice-présidente exécutive des activités internationales et de membre du comité exécutif d’Orange Business Services.
    Par ailleurs, Hélène Auriol Potier siège aux conseils de Randstad NV inclus dans l’indice AEX25, Safran SA inclus dans l’indice CAC40, Mimecast côté au NASDAQ et ODDO BHF, groupe privé.

 

Pour connaître la nouvelle composition du conseil

 

https://ifa-asso.illisite.info/rejoindre-lifa/qui-sommes-nous/gouvernance/

Pour voir ou revoir l’assemblée générale: