L’IFA publie la 3e édition du Baromètre de la mixité des instances dirigeantes

Paris, le jeudi 06 décembre 2025

L’Institut Français des Administrateurs (IFA), en partenariat avec Ethics & Boards, dévoile la troisième édition du Baromètre IFA-E&B de la mixité des instances dirigeantes.

Ce baromètre offre un éclairage sur les avancées et les défis en matière de mixité au sein des organes de gouvernance des entreprises, en France et à l’international. Depuis trois ans, il suit l’évolution de la féminisation des conseils d’administration des entreprises du CAC 40 et du SBF 120.

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Directive Omnibus : la Commission Européenne dévoile sa révision des réglementations du Pacte Vert

Mercredi 26 février, la Commission Européenne a présenté sa Directive Omnibus, une initiative visant à amender et harmoniser les textes législatifs du Pacte vert pour l’Europe : cette directive apporte un ensemble d’ajustements significatifs à la Directive sur le reporting de durabilité des entreprises (CSRD), au Règlement sur la taxonomie verte et à la Directive sur le devoir de vigilance des entreprises (CS3D).

En révisant ces textes, la Commission cherche à renforcer la compétitivité de l’Europe et la cohérence des obligations intra-européennes.

Principales modifications en matière de CSRD :

  • La Directive sur le reporting de durabilité des entreprises voit son périmètre aligné sur celui de la Directive sur le devoir de vigilance des entreprises, avec une réduction significative du nombre d’entreprises concernées. Désormais, seules celles comptant plus de 1 000 salariés (contre 250 auparavant) et détenant un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros, ou un bilan de 25 millions d’euros, seront soumises à ces obligations.
  • Le volume des données à rapporter dans le respect des normes européennes de reporting de durabilité (ESRS) est considérablement réduit, notamment les indicateurs narratifs et semi-narratifs.
  • L’entrée en vigueur de ces obligations est retardée de deux ans, reportant ainsi leur application à 2028 pour les entreprises initialement concernées dès 2026 ou 2027.

Principales modifications en matière de taxonomie verte :

  • Les seuils d’application de la taxonomie seront alignés avec les nouveaux seuils de la CSRD, et concernent désormais les entreprises de plus de 1 000 salariés.
  • Les autres entreprises exerçant des activités totalement ou partiellement alignées sur la taxonomie verte auront la liberté de choisir de le déclarer ou non.
  • Les évolutions relatives à la taxonomie verte sont soumises à la consultation du public jusqu’au 26 mars et s’appliqueront à la fin de la période d’examen par le Parlement Européen et le Conseil Européen.

Principales modifications en matière de CS3D :

  • La Directive Omnibus annonce le report de l’obligation du devoir de vigilance pour les multinationales, qui étaient initialement tenues de surveiller chaque année les risques liés aux droits humains et environnementaux sur l’ensemble de leur chaîne de production. Désormais, une révision des plans de vigilance sera conduite tous les 5 ans pour s’assurer du respect de ces exigences.
  • Les obligations de vigilance se concentreront désormais sur les fournisseurs directs (de rang 1), et non sur l’ensemble de la chaîne de valeur des entreprises.
  • La responsabilité civile européenne des entreprises en cas de manquement aux obligations du devoir de vigilance est supprimée, et les sanctions financières associées sont allégées.
  • L’entrée en vigueur de ces obligations est également retardée d’un an, jusqu’au 26 juillet 2028, tandis que l’adoption des lignes directrices est avancée à juillet 2026.

Prochaines étapes

Les propositions législatives de la Directive Omnibus vont désormais être soumises au Parlement Européen et au Conseil Européen pour examen et validation. Les ajustements relatifs à la CSRD et à la CS3D entreront en vigueur une fois qu’un accord aura été trouvé entre les colégislateurs et après leur publication au Journal officiel de l’Union Européenne.

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Durabilité et vigilance : Denis Terrien et Didier Martin s’expriment sur la responsabilité des administrateurs dans Les Échos !

Dans une tribune publiée le vendredi 20 décembre dans Les Echos, Denis Terrien, président de l’Institut Français des Administrateurs (IFA), et Didier Martin, président du groupe de travail du Club des Juristes, à l’origine du rapport  « Responsabilité civile des administrateurs et dirigeants en matière de durabilité et de vigilance » partagent leurs réflexions sur ce sujet crucial.

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Le guide « Sécurité numérique et gouvernance » de l’IFA est désormais disponible en anglais

Paris, le jeudi 19 décembre 2024

 

L’Institut Français des Administrateurs (IFA) a publié une traduction anglaise du guide Sécurité numérique et gouvernance élaboré par le Club des présidents de comité d’audit. (Re)découvrez cet ouvrage essentiel pour les dirigeants et les administrateurs soucieux de naviguer efficacement dans un environnement numérique complexe et en constante évolution.

 

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L’IFA publie une synthèse du rapport de l’AMF sur le gouvernement d’entreprise et la rémunération des dirigeants des sociétés cotées

 

Paris, le lundi 16 décembre 2024

L’Institut Français des Administrateurs (IFA) a publié une fiche de synthèse du rapport 2024 de l’AMF sur la gouvernance d’entreprise et la rémunération des dirigeants des sociétés cotées. Découvrez les évolutions réglementaires, les pratiques observées et les défis à relever, avec un focus sur le dialogue actionnarial et la transparence des engagements RSE.

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L’IFA publie le Baromètre des rémunérations : le Climat dans la politique de rémunération des CEO 2024

Paris, le mardi 10 décembre 2024

L’Institut Français des Administrateurs (IFA), en collaboration avec Chapter Zero France et Ethics & Boards, publie la quatrième édition du Baromètre des rémunérations : le Climat dans la politique de rémunération des CEO, mettant en lumière l’intégration croissante des objectifs climatiques dans les politiques de rémunération des dirigeants des entreprises du SBF 120.

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L’IFA publie le Baromètre 2024 – La gouvernance des start-ups et scale-ups vue par les investisseurs

Paris, le jeudi 05 décembre 2024

Faisant suite à une précédente édition publiée en 2022 sur la gouvernance des entreprises innovantes en croissance, ce baromètre met en évidence l’importance des leviers de performance que sont un conseil d’administration compétent et une gouvernance efficace, dans un contexte de défis accrus pour les jeunes entreprises.

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L’IFA publie une synthèse du rapport du Haut Comité du gouvernement d’entreprise

Paris, le mardi 03 décembre 2024

L’Institut Français des Administrateurs (IFA) a synthétisé le rapport 2024 du Haut Comité du Gouvernement d’Entreprise (HCGE) pour vous offrir une analyse claire et rapide des pratiques et tendances de l’application des recommandations du code Afep-Medef.

Cette fiche met en lumière les évolutions en matière de gouvernance, les avancées notables et les points restant à améliorer, tout en dressant la liste des recommandations encore insuffisamment suivies aujourd’hui.

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L’IFA publie un nouveau guide « Les systèmes d’intelligence artificielle et les conseils d’administration »

Paris, le mardi 19 novembre 2024

La Commission Prospective et Recherche de l’Institut Français des Administrateurs (IFA) publie un guide sur les systèmes d’intelligence artificielle (SIA) et conseils d’administration. Ce document s’inscrit dans un contexte de développement rapide de l’IA générative, marqué notamment par la promulgation du règlement européen IA Act.

Destiné aux membres des conseils d’administration, ce guide explore les enjeux stratégiques, réglementaires et éthiques liés aux SIA, tout en proposant un cadre pour réfléchir et agir face à ces transformations numériques.

Ce travail s’appuie sur 24 auditions, un sondage auprès des adhérents de l’IFA, et des recherches réalisées avec l’appui d’un système d’IA générative. Ces analyses permettent de dresser un état des lieux des pratiques et d’identifier des pistes d’action.

 

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Modernisation des réunions des assemblées et des organes de décision de certaines formes de sociétés commerciales

Publication du décret n° 2024-904 du 8 octobre 2024

Le premier décret d’application de la loi Attractivité (loi n° 2024-537 du 13 juin 2024, art. 18, II) a été publié au Journal Officiel du 10 octobre 2024. Ce décret n°2024-904 en date du 8 octobre 2024 est entré en vigueur le 11 octobre 2024.

Le décret indique, si les statuts prévoient cette possibilité, les mentions que doivent comporter les formulaires de vote par correspondance des associés de sociétés à responsabilité limitée, des administrateurs ou membres de conseil de surveillance de sociétés anonymes ou de sociétés en commandite par actions. Il précise également, pour les sociétés cotées, les conditions dans lesquelles sont réputés présents, pour le calcul du quorum et de la majorité, les membres des organes de décision qui participent à leurs réunions par un moyen de télécommunication permettant leur identification. Il prévoit enfin les modalités de retransmission, d’enregistrement et de consultation des assemblées de sociétés cotées.

Ce décret constitue une avancée majeure pour les administrateurs de sociétés en matière de prise de décision dématérialisée et de modernisation des modalités de réunion des organes de décision.

 

Facilitation de la prise de décision dématérialisée

Le décret, attendu depuis plusieurs semaines par les praticiens du droit des sociétés, précise les conditions de recours au vote par correspondance et par télécommunication pour plusieurs formes de sociétés :

  • SARL : les mentions que doivent comporter les formulaires de vote par correspondance sont définies à l’article R. 223-20-1-1 nouveau du Code de commerce. Le décret précise également la date limite de réception du formulaire, son mode de transmission et les documents à annexer.
  • Sociétés anonymes (SA) et Sociétés en commandite par actions (SCA) : Les articles R. 225-21 modifié et R. 225-48 modifié du Code de commerce précisent les modalités pour les administrateurs et les membres du conseil de surveillance. Ces dispositions s’appliquent également aux Sociétés Européennes (SE). Les statuts peuvent désormais prévoir le vote par correspondance dans le cadre des réunions du conseil d’administration ou de surveillance. Comme pour les SARL, le décret détaille le contenu du formulaire de vote, la date de réception, les documents annexes et le mode de transmission.


Télécommunication et identification des participants pour les sociétés cotées

Pour les sociétés cotées, le décret apporte des précisions essentielles :

  • Les membres des organes de décision participant aux réunions par un moyen de télécommunication permettant leur identification sont réputés présents pour le calcul du quorum et des majorités, comme le stipulent les articles R. 22-10-17-1 nouveau et R. 22-10-19-1 nouveau du Code de commerce.
  • Les modalités de participation par télécommunication doivent être spécifiées dans l’avis de convocation. Cela inclut les informations techniques nécessaires pour permettre aux participants de se connecter et de participer efficacement aux réunions.


Assemblées générales : retransmission, enregistrement et consultation

Le décret encadre strictement les modalités de retransmission, d’enregistrement et de consultation des assemblées générales des sociétés cotées :

  • L’assemblée générale doit être retransmise en direct et dans son intégralité. Les modalités de cette retransmission doivent être clairement indiquées dans l’avis de convocation, permettant ainsi aux actionnaires de s’organiser pour y assister.
  • Un article R. 22-10-29-1 nouveau du Code de commerce impose que l’enregistrement de l’assemblée soit disponible sur le site internet de la société au plus tard sept jours ouvrables après sa tenue. Cet enregistrement doit être consultable pendant au moins deux ans, renforçant ainsi la transparence envers les actionnaires et le public.

 

Impact pour les administrateurs et les sociétés

Pour les administrateurs de sociétés, ce décret représente une évolution significative des pratiques de gouvernance. La dématérialisation des prises de décision facilite le fonctionnement des organes de direction et de surveillance, tout en maintenant les garanties nécessaires de sécurité juridique. Toutefois, sa mise en place peut nécessiter une attention particulière, notamment pour l’adaptation des procédures internes et la maîtrise des outils numériques, exigeant une vigilance accrue

Les sociétés qui prévoient ces possibilités dans leur statut, doivent veiller à les mettre à jour, et à adapter leurs procédures internes pour intégrer ces nouvelles modalités de réunion et de vote. Les administrateurs devront être attentifs aux nouvelles obligations en matière de documentation et de conformité, notamment en ce qui concerne :

  • L’identification fiable des participants aux réunions par télécommunication.
  • La précision des modalités de participation et de retransmission dans les avis de convocation.
  • Le respect des délais pour la mise à disposition des enregistrements des assemblées sur le site internet de la société.

 

Le décret n° 2024-904 du 8 octobre 2024 s’inscrit dans une démarche globale de modernisation du droit des sociétés en France, en favorisant l’utilisation des outils numériques dans la gouvernance d’entreprise. Il offre aux administrateurs de nouvelles possibilités pour optimiser les processus décisionnels, tout en renforçant la transparence et la sécurité des délibérations.

Il est essentiel pour les administrateurs et les dirigeants de se familiariser avec ces nouvelles dispositions, afin de garantir la conformité de leur société et d’exploiter pleinement les opportunités offertes par la dématérialisation des réunions et des votes.

Par ailleurs, il convient de rester attentif aux prochains décrets d’application de la loi Attractivité, qui apporteront des précisions supplémentaires sur d’autres mesures clés, notamment les actions de préférence à droit de vote multiple.

>>> Lien vers le décret n°2024-904 du 8 octobre 2024

 

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Transposition de la directive WoB en France : Intégration des représentants des salariés et actionnaires salariés dans les quotas de genres dans les conseils

 

Ordonnance n° 2024-934 du 15 octobre 2024 : JO du 16 octobre 2024

Transposition de la directive Women on Boards : les quotas de représentation femmes-hommes dans les conseils d’administration incluent désormais les administrateurs salariés et les salariés actionnaires.

 

Une ordonnance, publiée au Journal officiel le 16 octobre 2024, a été émise en vertu de l’article 5 de la loi n° 2024-364 du 22 avril 2024, dite loi DDADUE 2024 (Dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne). Cette loi autorise le Gouvernement à adopter, par voie d’ordonnance et dans un délai de six mois après sa promulgation, des mesures pour transposer la directive (UE) 2022/2381/UE. Cette directive, connue sous le nom de Women on Boards (WoB), vise à promouvoir un meilleur équilibre entre les femmes et les hommes dans les conseils d’administration des sociétés cotées et comprend diverses mesures connexes.

 

Objectifs de la directive européenne

Adoptée le 23 novembre 2022, la directive WoB impose aux grandes entreprises cotées, employant plus de 250 salariés et réalisant un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros ou disposant d’un total de bilan de 43 millions d’euros, de respecter des quotas de représentation des femmes et des hommes dans leurs conseils d’administration. Les entreprises doivent se conformer à l’un des objectifs suivants d’ici au 30 juin 2026 :

  • Au moins 40 % des postes d’administrateurs non exécutifs occupés par des membres du sexe sous-représenté ;
  • Ou au moins 33 % de l’ensemble des postes d’administrateurs (exécutifs et non exécutifs) occupés par le sexe sous-représenté.

En cas de non-conformité à ces objectifs, les entreprises devront :

  • Ajuster leurs processus de sélection des administrateurs  ;
  • Publier des informations sur la représentation des sexes dans leurs conseils ;
  • Mettre en place des mesures pour atteindre les objectifs fixés.

Les entreprises devront ajuster leurs processus de sélection des administrateurs et publier des informations sur la représentation des sexes au sein de leurs conseils d’administration ainsi que sur les mesures prises pour atteindre ces objectifs.

 

Entrée en vigueur progressive

L’ordonnance prévoit une entrée en vigueur progressive des mesures. Les sociétés relevant directement de la directive doivent être conformes au 30 juin 2026, tandis que celles hors du champ d’application de la directive bénéficieront d’un délai supplémentaire jusqu’au 1er janvier 2027 pour se conformer aux nouvelles exigences. Ce délai vise à permettre aux entreprises d’adapter leurs statuts, notamment en concertation avec la représentation des personnels.

En revanche, les sociétés dont les statuts prévoient l’élection des représentants des salariés en 2025 peuvent appliquer les nouvelles dispositions dès l’entrée en vigueur de l’ordonnance au 1er janvier 2026.

 

Transposition de la directive WoB en France

Intégration des représentants des salariés et actionnaires salariés

La transposition de la directive WoB dans le droit français introduit un changement majeur en intégrant les administrateurs représentant les salariés et les salariés actionnaires dans le calcul des quotas de représentation des sexes. Ces administrateurs n’étaient pas inclus dans le calcul des 40 % imposés par la loi Copé-Zimmermann, mais ils devront désormais l’être.

Conformément à la directive, deux collèges distincts sont mis en place pour appliquer la règle d’équilibre :

  • Les administrateurs représentant les salariés actionnaires, désignés par l’assemblée générale, sont intégrés au collège des administrateurs de droit commun.
  • Les représentants des salariés, désignés selon des modalités spécifiques (élections, syndicats, etc.), forment un collège distinct, et les règles d’équilibre leur sont appliquées en fonction de leur mode de désignation.

Cas des sociétés à participation publique

Les sociétés à participation publique, qui relèvent du champ d’application de la loi Copé-Zimmermann, sont également concernées. L’ordonnance prévoit l’adaptation de l’ordonnance n° 2014-948 du 20 août 2014 sur la gouvernance des entreprises publiques, afin de respecter les règles spécifiques issues de la loi de 1983 relative à la démocratisation du secteur public. Cette adaptation vise à intégrer les administrateurs représentants des salariés dans le calcul des quotas.

 

Les nouvelles obligations pour les entreprises françaises

L’ordonnance n° 2024-934 modifie le Code de commerce pour intégrer les nouvelles obligations suivantes :

  • Prise en compte des administrateurs représentant les salariés et des salariés actionnaires dans le calcul des quotas de représentation des sexes  ;
  • Obligation de publication des informations relatives à la représentation des sexes au sein des conseils d’administration et des comités exécutifs ;
  • Sanctions en cas de non-conformité, avec des mesures pouvant inclure l’annulation des nominations non conformes.

 

La France, pionnière dans l’égalité femmes-hommes au sein des instances dirigeantes

La France a été précurseur dans la promotion de l’égalité de genre dans les conseils d’administration avec l’adoption de la loi « Copé-Zimmermann » en 2011, bien avant l’adoption de la directive européenne. Cette loi impose aux entreprises de plus de 250 salariés, avec un chiffre d’affaires ou un total de bilan d’au moins 50 millions d’euros, de garantir un minimum de 40 % de femmes ou d’hommes dans leurs conseils d’administration.

Cependant, la loi Copé-Zimmermann ne prenait pas en compte les administrateurs salariés et salariés actionnaires dans le calcul des quotas. C’est précisément sur ce point que la directive WoB introduit le plus grand changement pour la France. Désormais, les administrateurs salariés et les salariés actionnaires doivent être inclus dans le calcul des 40 % de représentation du même genre, ce qui constitue un ajustement majeur pour les entreprises françaises.

En 2021, la loi « Rixain » est venue renforcer cet engagement en étendant l’exigence de parité aux postes de direction, ce qui témoigne de la volonté de la France de promouvoir une gouvernance équilibrée à tous les niveaux des entreprises.

Cette dynamique se reflète dans les chiffres récents publiés par le Baromètre IFA – Ethics & Boards, qui montre que la représentation des femmes dans les conseils d’administration des entreprises du CAC 40 et du SBF 120 a atteint respectivement 47,7 % et 46,6 % en 2025, bien au-delà du seuil de 40 % imposé par la loi Copé-Zimmermann.

 

Pour aller plus loin : Baromètre IFA-Ethics & Boards de la gouvernance responsable 2025

Publication IFA : Baromètre IFA-Ethics & Boards 2024 des conseils du CAC 40 et du SBF 120 : « Les évolutions de la gouvernance post-AG 2024 : RSE, partage de la valeur, comité de gouvernance, évaluation des conseils. »

 

Paris, le jeudi 19 septembre 2024

 

L’Institut Français des Administrateurs (IFA) et Ethics & Boards publient le baromètre annuel de la gouvernance responsable, comme chaque année depuis huit ans. Cette nouvelle édition dresse un état des lieux détaillé des pratiques de gouvernance des entreprises du CAC 40 et du SBF 120 à l’issue des assemblées générales 2024.

Le baromètre 2024 IFA-Ethics & Boards analyse les évolutions significatives en matière de gouvernance des entreprises, et souligne les améliorations constantes des pratiques vers une gouvernance plus responsable et transparente.

 

LES CONSEILS D’ADMINISTRATION TOUJOURS PLUS ENGAGES SUR LA RESPONSABILITE SOCIALE ET ENVIRONNEMENTALE DES ENTREPRISES.

L’engagement des conseils d’administration pour la responsabilité sociale des entreprises se poursuit en 2024. 86% des conseils du SBF 120 sont désormais dotés d’un comité en charge de la RSE/ESG, confirmant la forte progression observée au cours des dernières années (26% des entreprises du SBF 120 disposaient d’un comité RSE/ESG en 2015, 80% en 2023). Cette dynamique place la France parmi les leaders mondiaux en matière de gouvernance responsable. La moyenne européenne (Eurozone 300) est encore bien inférieure (63%) à la France et moins de 60% des grandes sociétés cotées anglo-saxonnes disposent d’un comité ESG/RSE.

Autre indicateur important en 2024, 67% des entreprises du SBF 120 se sont engagées auprès de l’initiative SBTi (+1 point par rapport à 2023). Toutefois, seules 37% des entreprises ont fixé l’objectif ambitieux de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, conformément à l’Accord de Paris. La France se distingue toujours en matière d’engagement climatique, surpassant des pays comme le Royaume-Uni (63%, FTSE 100), les États-Unis (54%, S&P 100), l’Allemagne (45%, HDAX) et l’Italie (43%, MIB).

Le baromètre IFA-Ethics & Boards pointe également un net renforcement des compétences RSE/ESG au sein des conseils, une pratique croissante au sein du CAC 40 depuis 2021. 13% des conseils s’étaient formés à ces enjeux en 2021, ils sont 35% à le faire en 2023.

Sur l’ensemble de la période 2021-2023, ce sont plus de la moitié (53%) des conseils d’administration du CAC 40 qui ont organisé au moins une fois une formation RSE/ESG. Cette tendance de fond souligne la nécessité de former les administrateurs aux enjeux de la durabilité, du climat et à la responsabilité sociale et sociétale des organisations.

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DEPUIS 2021, LES ENTREPRISES DU CAC 40 COMMUNIQUENT DAVANTAGE SUR LE SUJET DU PARTAGE DE LA VALEUR.

Alors que le sujet du partage de la valeur s’est inscrit dans le débat politique, avec un projet de loi transposant l’accord national interprofessionnel (ANI) conclu entre les syndicats et le patronat en 2023, ce thème trouve aujourd’hui une résonance toute particulière auprès des entreprises du CAC 40. En effet, 82,5% d’entre elles ont communiqué sur des éléments de partage de la valeur (dont 75% en éléments quantifiés). Une progression de 27,5 points par rapport à l’année 2019.

 

EN 2024, 53 % DES CONSEILS DU SBF 120 ONT MIS EN PLACE UN COMITE CHARGE DES QUESTIONS DE GOUVERNANCE.

Au cours de ces dernières années, la mention de la gouvernance dans le titre d’un Comité s’est imposée comme une pratique essentielle au sein des entreprises du SBF 120. Ces comités jouent un rôle crucial en renforçant la transparence, l’efficacité décisionnelle et l’indépendance des conseils, tout en garantissant le respect des normes les plus élevées dans les pratiques de gouvernance.
Dans la pratique, les comités gouvernance sont souvent combinés avec les travaux de nomination et rémunération (36% des cas), de nomination (30% des cas), ou nomination et RSE (16% des cas).

 

DEPUIS 2015, LA DISSOCIATION DES FONCTIONS, DANS LES CONSEILS DU SBF 120, NE CESSE DE CROITRE.

En matière de répartition du pouvoir au sein de l’entreprise, il est intéressant de noter que, depuis 2015, la dissociation des fonctions de président et de directeur général est devenue la norme au sein des conseils du SBF 120. En 2024, 70% des conseils ont des fonctions dissociées, marquant une progression continue de cette tendance depuis neuf ans.
Parmi les 30% des sociétés ayant opté pour le cumul des fonctions de président du conseil d’administration et de directeur général, une majorité est constituée d’entreprises contrôlées, notamment familiales.

 

DANS LA PERIODE DE 3 ANS ENTRE 2021 ET 2023, 78 % DES ENTREPRISES DU CAC 40 ONT PROCEDE AU MOINS A UNE EVALUATION DE LEUR CONSEIL PAR UN CONSULTANT EXTERNE..

Depuis sa révision en juin 2013, le code AFEP-MEDEF recommande aux entreprises qui s’y réfèrent de procéder à une évaluation formalisée tous les trois ans au moins, mise en œuvre sous la direction du comité en charge de la sélection ou des nominations ou d’un administrateur indépendant, avec l’aide d’un consultant extérieur.

Pour la première fois cette année, le baromètre IFA – Ethics & Boards a mesuré l’adoption de cette pratique au sein des entreprises du CAC 40. Les résultats montrent que cette recommandation est déjà largement suivie, avec 78% des entreprises ayant communiqué entre 2021 et 2023 sur une évaluation de leur conseil d’administration réalisée par un consultant externe.

 

DES CONSEILS PLUS DIVERSIFIES ET UNE MIXITE EN PROGRESSION, MAIS UN ACCES AUX PRESIDENCES DE CONSEIL TOUJOURS TROP INEGAL ENTRE FEMMES ET HOMMES.

La diversité des conseils du SBF 120 reste une force des entreprises. Les entreprises cotées françaises ont en effet des conseils plus internationaux (33% des administrateurs extranationaux) que dans d’autres pays européens, à l’exception du Royaume-Uni (43%). La pyramide des âges révèle un relatif équilibre dans la répartition des âges, avec un âge moyen de 59,2 ans pour les administrateurs du SBF 120.
La mixité des conseils, encouragée par la loi Copé-Zimmermann de 2011 est désormais quasiment atteinte (48% dans le CAC 40 et 47% dans le SBF 120) et la France devance l’ensemble des grands pays mondiaux sur cet indicateur. Toutefois, on note que l’accès des femmes à la présidence des conseils est toujours trop limité. En 2024, seules 14 femmes président un conseil d’administration du SBF 120 (11,7%), un chiffre bien en deçà de la parité et des objectifs vers lesquels les sociétés du SBF 120 devraient tendre.

 

Pour Denis TERRIEN, président de l’IFA,  « Le baromètre IFA-Ethics & Boards est une boussole précieuse sur les nombreux travaux conduits par les conseils d’administration du SBF 120. L’évolution est favorable sur de nombreux points, et la France dispose d’un vivier d’administrateurs résolument engagés. Cet engagement se traduit par un modèle de gouvernance vertueux, véritable référence européenne, avec un dialogue efficace entre les parties prenantes ».

Pour Floriane de SAINT PIERRE, fondatrice d’Ethics & Boards, « Le baromètre IFA-Ethics & Boards illustre une nouvelle fois, tant en termes d’actions que de résultats, l’engagement des entreprises françaises pour placer la gouvernance au cœur de la création de valeur financière et extra-financière. La place des femmes à la Direction Générale et à la Présidence du Conseil des grandes entreprises françaises reste néanmoins à améliorer ».

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Retombées presse

L’AGEFI – Bruno de Roulhac : La France confirme son avance en matière de gouvernance des entreprises > https://lnkd.in/e9zfP_Wz

Les Echos – Laurence Boisseau : La RSE, nouvelle priorité stratégique des conseils d’administration > https://lnkd.in/evH-C5RT

La Correspondance économique – Aliénor Bierer : Les conseils d’administration toujours plus engagés sur la RSE des entreprises, selon l’Institut français des administrateurs > https://lnkd.in/eMbU4UWW

Challenges – Anne-Marie Rocco : CAC 40 : les conseils d’administration sous surveillance > https://lnkd.in/enP8–bb

 

Communiqué de presse

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