IFA : Retour sur l’Assemblée Générale 2023 !

Paris, le 26 juin 2023

 

L’assemblée générale de l’IFA 2023 s’est tenue le 14 juin dernier. Un événement important pour notre association !

Nous avons été ravis d’accueillir nos adhérents, nos membres du conseil d’administration pour ce moment statutaire ! Marqué du sceau des 20 ans de l’IFA ainsi que par une séance de dédicace en avant 1ère de la nouvelle édition du Vade-mecum !

Cette assemblée générale a été conduite par notre président Denis Terrien « L’objectif de cette assemblée générale est simple : faire de ce temps ordinaire dans la vie d’une association un temps extraordinaire ».

 

Vade-mecum de l’administrateur 2023

Assemblée générale 2023 IFA : présentation du Vade-mecum de l’administrateur 2023

 

L’assemblée générale de l’IFA 2023 a marqué la sortie d’un ouvrage de référence pour l’IFA : La Vade-mecum, quatrième édition ! Avec un temps d’échanges avec les co-auteurs de cette édition, Jean-Florent REROLLE et Anne OUTIN-ADAM.

→ AG IFA 2023 | Voir le replay de la présentation du Vade-mecum par ses auteurs

 

 

Cette 4eme édition 2023 répond aux attentes fortes tant des actionnaires que de la société civile de donner aux conseils d’administration une responsabilité plus marquée dans le domaine de la stratégie pour prendre en compte de nouveaux enjeux comme la durabilité ou le climat social, une nouvelle dimension incontournable.

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Conférence des trois présidents

Assemblée générale 2023 IFA : conférence des trois présidents

Cette conférence de clôture des trois présidents a été introduite par notre directrice générale Karine Dognin-Sauze « La gouvernance fait souvent référence à cette capacité à anticiper dans des vents contraires, à garder le cap sur un horizon lointain en faisant force commune pour répondre à sa raison d’être. Vous avez été ces capitaines qui ont maintenu l’ADN et les fondations de l’institut en jouant des vents et des turbulences qui ont fait et qui font encore aujourd’hui l’évolution de la gouvernance en ne perdant pas de vue la mission de l’IFA » à l’intention de Daniel Lebegue, Agnès Touraine et Denis Terrien.

→ AG IFA 2023 | Voir le replay de la conférence des trois présidents

 

Communiqué de presse de l’Assemblé Générale 2023

16 juin 2023 | Denis Terrien réélu à l’unanimité à la présidence de l’Institut Français des Administrateurs (IFA).

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Publication IFA : Vade-Mecum nouvelle édition !

 

Paris, le 22 juin 2023

Vade-mecum de l’administrateur 2023

Vade-Mecum de l'administrateurL’IFA est très fière d’annoncer la sortie de la nouvelle version du Vade-mecum ! Un ouvrage de référence, tant attendu, une bible indispensable à tout administrateur. Co-écrit par Jean-Florent REROLLE et Anne OUTIN-ADAM.

Organisé en trois parties :

  • Les grandes étapes de la vie de l’administrateur ;
  • Son environnement de travail ;
  • Les grandes décisions du conseil d’administration.

Cette 4eme édition 2023 répond aux attentes fortes tant des actionnaires que de la société civile de donner aux conseils d’administration une responsabilité plus marquée dans le domaine de la stratégie pour prendre en compte de nouveaux enjeux comme la durabilité ou le climat social, une nouvelle dimension incontournable.

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Le mot des co-auteurs

« En moins de dix ans, la gouvernance est devenue un vrai enjeu d’éthique, de développement économique et un critère de choix décisif pour un nombre croissant d’investisseurs. Le conseil d’administration doit être l’architecte de la gouvernance et s’équiper d’une boussole stratégique pour développer la vision à long terme qui permettra à l’entreprise de créer de la valeur. L’indépendance individuelle de l’administrateur doit être complétée par une autonomie cognitive du conseil. », résume Jean-Florent Rérolle.

« Comme les versions précédentes, ce Vade-mecum vise toujours à éclairer les administrateurs sur leur mission ; à les aider à prendre du recul pour les amener à poser et à se poser les bonnes questions ; à leur donner un certain courage pour construire, au sein de l’entreprise, une stratégie respectueuse des attentes de la société. C’est pourquoi cette édition a un côté livre de recettes : elle offre des options sans donner d’injonctions. », explique Anne Outin-Adam.

 

Jean-Florent Rérolle, co-auteur du Vade-Mecum de l'administrateurJean-Florent Rérolle

Expert en évaluation financière, en gouvernance d’entreprise et en relations investisseurs, sa carrière s’est déroulée dans plusieurs cabinets d’audit et de conseil. Il est censeur au sein du conseil d’administration d’une agence de notation financière et extra-financière (Ethifinance) et enseigne l’analyse financière, l’évaluation et la finance d’entreprise à Sciences Po et à Skema Business School.

 

Anne Outin-Adam, co-auteur du Vade-Mecum de l'administrateurAnne Outin-Adam

Docteur en droit, vice-présidente de la commission juridique de l’IFA, experte en question de gouvernance et de RSE et en médiation inter-entreprise, elle a été directrice des politiques économiques et juridiques de la CCI Paris-Île-de-France et a participé à la rédaction de nombreux rapports prospectifs au croisement du droit, de l’économie et de l’attractivité de la place de Paris. Elle enseigne à Sciences Po dans le cadre de la formation en partenariat avec l’IFA du “Certificat administrateurs de sociétés”.

 

Communiqué de presse du Vade-Mecum

22 juin 2023 | L’IFA publie la 4è édition du Vade-mecum de l’administrateur. Un ouvrage de référence à destination des conseils d’administration et de leurs membres, signé Jean-Florent Rérolle et Anne Outin-Adam

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Revue de presse du Vade-Mecum

L’ECONOMIE MATIN, le 22 juin 2023 | Vade-mecum de l’administrateur : pour une gouvernance responsable et efficace.

« L’Institut français des administrateurs (IFA) vient de publier la 4ème édition du Vade-mecum de l’administrateur. Destiné aux conseils d’administration, ce guide pratique offre des solutions concrètes pour améliorer le fonctionnement du conseil, prendre des décisions plus efficacement et répondre aux enjeux tels que la durabilité ou le climat social. »

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L’AGEFI, le 21 juin 2023 | Le nouveau vade-mecum des administrateurs fait la part belle à «la raison d’être» des conseils.

« Cette quatrième édition dévoilée par l’IFA se penche aussi sur la mise en place d’une gouvernance efficace et la définition d’une théorie claire de création et de partage de la valeur. »

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Denis Terrien réélu à l’unanimité à la présidence de l’Institut Français des Administrateurs (IFA)

Paris, le 16 juin 2023

Denis Terrien réélu à l’unanimité à la présidence de l’Institut Français des Administrateurs (IFA)

Le 14 juin, Denis Terrien a été réélu à l’unanimité président du Conseil d’administration de l’Institut Français des Administrateurs (IFA) pour un nouveau mandat de 3 ans.

L’IFA, qui célèbre ses 20 ans cette année, est l’acteur de référence en matière de gouvernance en France. L’institut rassemble, accompagne et forme plus de 3200 administratrices et administrateurs ainsi que 146 organisations de tous types dans leur pratique.

En ligne avec la raison d’être inscrite dans ses statuts en 2020, « promouvoir une gouvernance responsable, créatrice de valeur durable, en veillant au bien commun, portée par des administratrices et administrateurs engagés siégeant dans les conseils de toutes les formes d’organisations. », l’IFA a fortement développé ses activités et ses réflexions pour partager les bonnes pratiques de gouvernance entre administrateurs de tous types d’organisations à travers 11 commissions et clubs. Ce sont plus d’une trentaine de rapports, guides et baromètres qui ont été publiés et mis en débat sur les thèmes majeurs qui font l’évolution et l’actualité de la gouvernance en France.

L’évolution de la responsabilité des administrateurs, l’ESG, le partage de la valeur, les administrateurs salariés, la gouvernance des scales-up, des ETI, des associations fondations, des coopératives , des entreprises d’assurance, la rémunération des dirigeants, les conflits d’intérêt , l’activisme sont autant de sujets traités ces derniers mois. Les clubs pour les associations-fondations, les start-up et scale-up ou encore les coopératives et mutuelles ont été créés ces trois dernières années.

L’IFA a par ailleurs fortement développé son ancrage dans les territoires par la mise en place d’une gouvernance structurée dans le Grand Ouest, en Auvergne-Rhône-Alpes et dans les Hauts-de-France.

L’IFA a également été force motrice pour définir un socle de principes communs de gouvernance à l’échelle européenne.

C’est sur la base de ce bilan que Denis Terrien a obtenu un vote à l’unanimité des membres du conseil d’administration et un renouvellement lors de l’Assemblée générale du 14 juin. Ce nouveau mandat est l’opportunité de poursuivre cet engagement consistant à faire vivre et grandir une communauté d’administratrices et administrateurs engagés et de les accompagner dans une mission de plus en plus complexe.

Pour Denis Terrien : “Les enjeux à relever pour ce nouveau mandat sont la création et le partage de valeur matérielle et immatérielle, l’ESG dans sa dimension stratégique et la gouvernance comme vecteur de transformation et d’amélioration des organisations”.

Le conseil d’administration de l’IFA compte 13 membres aux parcours et expériences diversifiées avec des administrateurs de fondation, ONG, entreprises cotées et non côtées. Mireille Faugère, Angeles Garcia Poveda et Sophie Stabile ont été renouvelées. Il est composé à 54% de femmes.

 

Le conseil d’administration est composé des personnalités suivantes :

Denis Terrien, Président, Guylaine Dyèvre, vice-présidente et présidente du comité nomination, gouvernance et déontologie, Sophie Stabile, trésorière, Hélène Auriol Potier, François Bouvard, Laurence Dors, Mireille Faugère, Bruno Hug de Larauze, Angeles Garcia Poveda, Jean-Pierre Letartre, Helman le Pas de Sécheval, Eric Personne, Estelle Roux.

Denis Terrien

Président de l’IFA depuis mai 2019, il est réélu le 14 juin 2023.

Entrepreneur, dirigeant et administrateur, DeniDenis Terrien : président du Conseil d’administration de l'IFAs Terrien est membre de conseils d’administration depuis une vingtaine d’années. Il est membre du conseil d’administration de Cofidis et de Ciel Textile. Il a été Président du Groupe Vivarte, de Grandir et du Groupe 3SI.

Il a dirigé des sociétés dans le domaine de la distribution, de service, de technologie, et de biens de consommations pour des groupes multinationaux à capital privé ou familial ainsi que pour des sociétés cotées en bourse. Denis Terrien a commencé sa carrière chez McKinsey à Londres. Il a ensuite fondé amazon.fr. Président de Sanford Europe de 2001 à 2007, il a dirigé l’expansion en EMEA et en Inde. Après une année comme senior partner chez Aloe Private Equity, il a été nommé en 2009 Directeur Général du Groupe 3SI et y conduit une transformation digitale. Après la vente au Groupe Otto, il est nommé Président exécutif. Depuis juin 2020 il est vice-président exécutif et CEO EMEA South and Central de Salesforce.

Denis Terrien a été président de l’association Entreprise et Progrès de 2011 à 2019 où il a piloté, en 2017, la publication de l’ouvrage “La revanche de la gouvernance”.

Au sein de l’IFA, il avait contribué en 2013 à la publication » Structure de gouvernance de l’entreprise : critères de décisions ». Il a aussi participé à l’écriture de nombreux livres sur le
leadership.

Denis Terrien est diplômé de Harvard Business School (MBA), de l’Université d’Oxford (Master of Science) et de l’Enseeiht (Ingénieur en mathématiques).

 

A propos de l’IFA :

Créée en 2003, l’IFA – Institut Français des Administrateurs – est une association indépendante qui rassemble et représente plus de 3200 administratrices et administrateurs engagés au sein de toutes formes d’organisations dans l’exercice de leurs responsabilités. Il est composé de 11 commissions et clubs pour conduire des travaux publiés sous formes de rapports ou de guides de bonnes pratiques entre pairs. Présidé par Denis TERRIEN et dirigé par Karine DOGNIN SAUZE, l’IFA s’attache à promouvoir une gouvernance responsable, créatrice de valeur durable en veillant au bien commun. Dans un rôle d’accompagnement, d’information, de formation et en tant qu’acteur de référence des principes de bonne gouvernance, l’IFA représente des profils extrêmement variés : administrateurs d’entreprises cotées ou non, sociétés familiales, sociétés mutualistes, entreprises publiques,
associations, fondations.

 

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2023, l’IFA a 20 ans – Portraits de Jean-Florent Rérolle et Anne Outin-Adam, membres historiques de l’IFA et co-auteurs du Vade-mecum de l’administrateur

 

À quelques semaines de la parution de la quatrième édition du Vade-mecum, ses co-auteurs, Jean-Florent Rérolle et Anne Outin-Adam, reviennent sur leurs années de travail en commun au cœur des instances de l’IFA, sur cette nouvelle entreprise d’écriture à quatre mains, sur les mutations de fond qui l’ont motivée et sur la valeur ajoutée de l’ouvrage à paraître.

Dresser un état des lieux de la gouvernance, en identifier les bonnes pratiques, en souligner les enjeux… C’est à cette triple ambition que répond le Vade-mecum, cette « bible de l’administrateur » dont la quatrième édition – signée Jean-Florent Rérolle et Anne Outin-Adam pour l’IFA – paraîtra dans quelques semaines mais dont l’aventure remonte aux premiers temps de l’IFA, ou presque. À l’époque, Jean-Florent, associé chez Ernst & Young, trouve, comme d’autres, « qu’il manque un think tank pour améliorer la gouvernance en France, un espace d’influence dédié à ses enjeux… ». Anne est directrice des politiques économiques et juridiques de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris. Lorsque l’IFA voit le jour, tous deux participent à la rédaction des statuts et, début 2003, l’Institut français des administrateurs s’impose comme l’organisme de référence de la gouvernance. Pour ces deux passionnés du sujet, c’est le début d’une longue collaboration.

Ouvrage de référence

Celle-ci s’amorce suite à la création d’un premier groupe de travail dédié au fonctionnement du conseil d’administration dont Jean-Florent est rapporteur. « Au fil des entretiens nous avions accumulé un tel volume d’informations que je me suis rapidement dit qu’il y avait matière à faire plus qu’un rapport, se souvient-il : un livre… » Ce sera le premier Vade-mecum, un ouvrage de référence à usage des conseils et de leurs membres qui paraît en 2005, principalement dédié au cycle de vie de l’administrateur et à ses prises de décision. Deux thématiques clés auxquelles vont bientôt s’en ajouter une autre lorsque, trois ans plus tard, la deuxième édition voit le jour, avec la dimension juridique qui lui manquait jusqu’alors. En 2013 une troisième version vient actualiser la précédente. Il faut ensuite attendre plus de sept ans pour que le projet d’une quatrième édition – aujourd’hui sur le point d’aboutir avec la parution imminente de l’ouvrage – soit lancé. Pour les deux co-auteurs, la tâche s’annonce ardue. Et pour cause.

 

« En moins de dix ans, la gouvernance est devenue un vrai enjeu d’éthique, de développement économique et un critère de choix décisif pour un nombre croissant d’investisseurs » ; Jean-Florent Rerolle

 

Une gouvernance en mutation

« En dix ans, dans les pratiques comme dans les attentes, beaucoup de changements s’étaient opérés, les réglementations, en hard comme en soft law, avaient évolué, ce qui nécessitait qu’on retravaille le sujet en profondeur, indique Jean-Florent Rérolle dont la propre expertise s’est approfondie suite à plusieurs expériences d’administrateur. De son côté, Anne Outin-Adam vient enrichir cette nouvelle édition non seulement de sa rigueur juridique mais aussi de sa connaissance fine du monde des entreprises et de cette sensibilité prospective qui, durant vingt ans, lui aura permis, au sein de la CCI, de travailler à « bâtir un monde adéquat pour les acteurs économiques et la société civile de demain ». Elle aussi en atteste : cette édition 2023 fait non seulement état des transformations majeures qu’a connu le monde de la gouvernance au cours de ces dernières années – mise en place de la parité, instauration d’un dialogue actionnarial, enjeux de type ESG, raison d’être, nouvelles exigences de la société civile, etc – mais aussi des évolutions législatives qui en ont découlé. « Sur le plan national comme européen, beaucoup de normes étaient apparues qui avaient fortement modifié les comportements au sein des conseils, souligne Jean-Florent Rérolle. En moins de dix ans, la gouvernance était devenue un vrai enjeu d’éthique, de développement économique et un critère de choix décisif pour un nombre croissant d’investisseurs ».

Architecte et boussole

Face à ce changement de périmètre, le Vade-mecum quatrième génération renouvelle le genre en abordant des thématiques dans la lignée des sujets portés par l’IFA tels que : l’évaluation du dirigeant, le climat, l’allocation du capital ou encore le rôle de l’administrateur. « Celui d’architecte de la gouvernance et celui de boussole stratégique », résume Jean-Florent Rérolle pour qui telles sont, désormais, les deux fonctions « clés » du conseil : « organiser la gouvernance pour accompagner le management et être dans la méta-stratégie pour développer la vision qui permettra à l’entreprise de créer de la valeur à long terme ».

Pour Anne Outin-Adam, le caractère novateur de cette nouvelle édition tient en grande partie au fait que, pour la première fois, on y parle « posture de l’administrateur », ce qui contribue à sa valeur et à sa capacité à refléter un monde de la gouvernance en mutation. « En dix ans, on est passé d’un conseil d’administration  dont le but premier était l’appréhension et la gestion des risques à un conseil qui contribue activement à la stratégie de l’entreprise et qui doit faire face à la montée d’un actionnariat de plus en plus impliqué dans la stratégie extra-financière de l’entreprise », décrypte Jean-Florent Rérolle qui rappelle que ces deux paramètres – qui n’existaient pas il y a encore quelques années – « structurent aujourd’hui la fonction d’administrateur ».

« Cette édition a un côté « livre de recettes » : elle offre des options sans donner d’injonctions » ; Anne Outin-Adam

 

Formuler des options, pas des injonctions

Reste que, si le périmètre de réflexion de l’ouvrage s’est élargi, son ambition première demeure inchangée. Elle consiste toujours à aider les administrateurs à interagir efficacement avec les instances de direction et à acquérir une vision plus large de leur rôle. « Comme les versions précédentes, ce vade-mecum vise toujours à éclairer les administrateurs sur leur mission ; à les aider à prendre du recul pour les amener à poser et à se poser les bonnes questions ; à leur donner un certain courage pour construire, au sein de l’entreprise, une stratégie en adéquation avec les attentes de la société, explique Anne. C’est pourquoi cette édition a un côté « livre de recettes » : elle offre des options sans donner d’injonctions ». Jean-Florent confirme : « Le Vade-mecum ne se veut pas prescriptif : c’est un ouvrage qui cherche à donner à voir des pistes de réflexion un peu prospectives aux administrateurs, notamment en leur faisant prendre conscience des biais cognitifs qui impactent leur prise de décisions, pour les inciter à infléchir certains aspects de leur fonction ». Et ce faisant, leur rappeler que la gouvernance reste, comme le rappelle régulièrement l’IFA, une matière aussi exigeante qu’évolutive.

2023, l’IFA a 20 ans – Le jour où… l’IFA contribue à la création d’Ecoda

Décembre 2004. Sous la houlette de l’IFA, de l’Institute of directors britannique et de l’Association belge des administrateurs, Ecoda est créé avec un objectif : porter la voix des administrateurs européens, fédérer et informer. Dix-neuf ans plus tard, l’organisation compte quelques 50 000 membres issus de 21 pays. Son influence, qui a dépassé les frontières européennes, ne cesse de grandir, tout comme son domaine d’expertise. Récit.

 

 

« Nous sommes la voix européenne des administrateurs. » Clairement affichée dès la home page du site de l’association, la vocation d’Ecoda – The european confederation of directors’ association – n’a pas changé depuis sa création, il y a près de vingt ans. Moins de deux ans plus tôt, en juillet 2002, la Commission européenne a publié son livre vert sur la gouvernance des entreprises – « Promouvoir un cadre européen pour la responsabilité sociale des entreprises » -, dans lequel elle formule ses premières recommandations sur la rémunération des dirigeants, le rôle des administrateurs indépendants… Partout, les questions de gouvernance émergent, demandant à être structurées et incarnées, aux quatre coins de l’Europe, des instituts se créent. Pour l’IFA, l’Institute of directors de Londres et l’Association belge des administrateurs, le timing est idéal. Ensemble, ils créent Ecoda et en déposent les statuts fin 2004. Quelques mois plus tard, l’association est opérationnelle. Daniel Lebègue, alors à la tête de l’Institut français des administrateurs, en assure le premier la présidence, et Béatrice Richez-Baum en devient directrice générale.

« Des besoins, une attente… »

« On s’apercevait qu’il y avait une place à prendre, des besoins, une attente », se souvient cette juriste de formation, passionnée par les activités de lobbying et les questions européennes, qui, en l’espace d’un an, voit l’Espagne, la Finlande, le Luxembourg et la Slovénie rejoindre Ecoda où, rapidement, l’activité se structure et l’offre s’enrichit. « Notre vocation était d’assurer un suivi législatif sur toute l’actualité européenne en matière de gouvernance et de prendre position sur des sujets clés, mais, pour croître, les instituts nationaux avaient besoin de comprendre comment les choses se passaient hors de leurs frontières, explique Béatrice Richez-Baum. Pour cela, un benchmarking committee est créé, qui permet de comprendre comment, ailleurs, l’activité est structurée et financée… ».

Désormais Ecoda répond à des consultations, s’invite à des événements, se dote de partenaires qui, comme Korn Ferry et Euronext, lui apportent soutien financier et expertise accrue.

Périmètre élargi

Courant 2010, l’association développe sa première formation, un programme à « forte dimension européenne » conçu en partenariat avec l’Insead et organisé sur deux jours. D’autres pays continuent de venir grossir ses rangs, parmi lesquels la Croatie et l’Arménie. « Tous ne resteront pas, mais tous contribueront à nourrir la réflexion », résume sa directrice générale. Tout comme les membres qui, outre les affiliés, comptent désormais des « candidats » parmi lesquels la Pologne et l’Ukraine ; l’équipe s’élargit. Sa mission, surtout, continue à s’enrichir sous l’impulsion d’une demande en constante évolution. Pour y répondre, la partie formation prend encore de l’ampleur – Béatrice Richez-Baum s’en félicite : « plus les administrateurs se professionnaliseront via la formation, moins le législateur européen aura tendance à légiférer » – et le périmètre de réflexion ne cesse de s’étendre. Normal, estime celle pour qui « la gouvernance, qui était au départ un sujet très juridique, est aujourd’hui devenue beaucoup plus sociétale, enrichie d’une dimension stratégique qui n’était pas là au départ ».

 

 

 

 

Mixité des instances dirigeantes: Guylaine Dyèvre , vice présidente de l’IFA invitée de l’émission Smart Job, pour partager sa vision !

Mixité, égalité Femmes / hommes dans les instances dirigeantes et les conseils d’administration.

 

Un sujet clé pour l’IFA et pour lequel la vice présidente du conseil d’administration de l’IFA Guylaine Dyèvre a bien voulu partager son point de vue et qui a profité de cette occasion pour rappeler la place de la France en tant que leader européen du nombre de femmes dans les conseils avec un chiffre de 46,4% !

 

« Sans la loi coppé Zimmerman, nous n’aurions pas connu cette accélération » 

 

Pour voir ou revoir l’intervention de Guylaine Dyèvre

https://www.bsmart.fr/emissions/smart-job

 

2023, l’IFA a 20 ans : portrait de Anne-Claude Pont, première femme membre de l’IFA

2023 : l’IFA a 20 ans

Portrait de… Anne-Claude Pont, première femme membre de l’IFA                                               

Lorsqu’Anne-Claude Pont rejoint l’IFA, courant 2003, elle cumule les handicaps : non seulement elle n’est pas administratrice, mais elle est aussi une femme. Or à l’époque, l’IFA est exclusivement masculin. Un détail qui ne l’empêchera pas d’en devenir membre et de le rester jusqu’à aujourd’hui. Portrait d’une exception.

 

Anne-Claude Pont le reconnaît volontiers : la gouvernance l’a toujours intéressée. Alors lorsqu’en 2003 Daniel Lebègue, alors président de l’IFA, lui propose d’assister à une réunion, elle n’hésite pas une seconde. A l’époque elle est en charge de la filiale française d’une banque allemande – HypoVereinsbank, aujourd’hui HVB – ; Daniel Lebègue lui a parlé de l’IFA et de son engagement en faveur d’une gouvernance plus responsable et elle a envie de « voir ça de plus près ». Ce qu’elle découvre l’enthousiasme au point qu’elle va demander à devenir membre de l’association bien que, s’amuse-t-elle aujourd’hui, elle soit alors très éloignée du profil type. « Non seulement j’étais une femme – et l’IFA ne comptait que des hommes – mais je n’étais pas encore administratrice, raconte-t-elle. La crise financière n’avait pas encore éclaté, l’économie était en pleine euphorie, mon profil de banquier avec forte culture du risque n’intéressait pas vraiment. »

« Gouvernance balbutiante… »

Qu’importe. Daniel Lebègue l’accueille et elle rejoint l’IFA. Elle y découvre un univers « passionnant, spontané, où tout est en construction »… comme dans les start-up où elle commence à investir quelques années plus tard et où elle découvre « une gouvernance balbutiante » au sein d’entreprises encore souvent dépourvues de comité stratégique.

 

« Bien sûr, la loi Copé-Zimmerman a joué un rôle clé dans la féminisation des conseils, mais l’IFA a clairement contribué à faire évoluer les consciences »

En 2007 elle est de retour dans la banque, cette fois à la Royal Bank of Scotland, en qualité de managing director ; elle y reste 7 ans. « J’avais moins de temps, je ne voulais pas de mandat, car le risque d’être conflictuée était trop élevé », se souvient-elle. En 2014, elle décroche son premier mandat – dans une start-up -, puis, dès l’année suivante, juste après avoir obtenu sa certification IFA-Science Po, son premier mandat « rémunéré » au Crédit Foncier de France, une filiale de BPCE où on lui demande non seulement de présider le comité des risques, mais aussi de rejoindre le comité d’audit et, rapidement, le conseil de surveillance du groupe. Quelques temps auparavant, elle a créé Wilov, une entreprise de tech dans l’assurance dont elle est présidente et, désormais, le temps lui manque. Pour se consacrer à ses nouveaux engagements, elle démissionne de ses autres mandats, ce qui ne l’empêche pas de constater la transformation d’un univers où, il y a 20 ans, elle faisait office d’exception.

Féminisation

« Au milieu des années 2000, les femmes ont commencé à s’intéresser à ces sujets, raconte Anne-Claude Pont, et, dès 2014, le paysage des conseils a totalement changé en devenant beaucoup plus mixte ». Une évolution qui, pour elle, doit beaucoup à l’influence de l’IFA. « Bien sûr la loi Copé-Zimmerman a joué un rôle clé dans la féminisation des conseils, mais l’IFA a été très porteur sur ce sujet : il a clairement contribué à faire évoluer les consciences », estime celle qui revient, une fois encore, sur le rôle précurseur de son président de l’époque. « Daniel Lebègue avait une position très ouverte sur la question. Il avait accepté que je rejoigne l’IFA alors que je n’avais pour ainsi dire rien en commun avec ses autres membres et, aujourd’hui, je m’apprête à y fêter mes vingt ans ! »

 

Baromètre climat IFA x Chapter Zero : Le chiffre clé à retenir !

Les sociétés du CAC 40 intègrent au moins un objectif climat dans la politique de rémunération des CEO !

L’Institut français des administrateurs (IFA), Ethics & Boards et Chapter Zero France ont publié  un nouveau baromètre intitulé : « Baromètre des rémunérations / Le climat dans la politique de rémunération des CEO du CAC 40 » en fin d’année 2022. Cette première édition analyse la prise en compte des objectifs climatiques dans la rémunération variable des dirigeants. Elle s’inscrit dans le contexte de la COP 26.

Alors que la réponse aux enjeux climatiques est acquise comme une urgence dans le débat public, nos analyses auprès des sociétés du CAC 40 montrent que les conseils d’administration se saisissent de ce sujet pour en faire un marqueur fort de leur gouvernance et de leur stratégie à long et court terme.

CHIFFRES CLÉS 

87% des sociétés du CAC40 ont intégré un objectif climat dans la rémunération variable (court terme CT ou long terme LT) de leur CEO.

L’indicateur quantitatif de réduction des émissions de CO2 est l’indicateur le plus utilisé par les sociétés intégrant des objectifs climat : 44 % parmi elles l’adoptent pour le variable LT et 39 % pour le variable annuel.

Le poids des critères climat au sein du schéma de rémunération variable est en moyenne de 9 % pour le variable long terme et de 5 % pour le variable annuel.

20 % : Total des sociétés ayant un objectif quantitatif à la fois dans le variable LT et CT.74 % des entreprises intègrent au moins un objectif climat quantitatif dans la politique de rémunération variable LT et /ou CT.

LES 3 RECOMMANDATIONS DU BAROMÈTRE :

1/ Privilégier le quantitatif
Car seuls des critères quantitatifs fiables, mesurables, définis dans le temps, constituent une base robuste de définition de la performance et de la rémunération du dirigeant.

2/ S’inscrire dans le long terme, expliciter le court terme
C’est bien cette combinaison entre horizon court et horizon lointain qui permet de garantir une mise en oeuvre tout à la fois immédiate et pérenne de la stratégie climat de l’entreprise.

3/ S’assurer de la matérialité des critères de performances
Une politique de rémunération devrait se concentrer sur des critères climat matériels (qui sont au cœur du modèle économique de l’entreprise ou significatifs en termes d’impact de l’entreprise sur son environnement).

Pour Denis Terrien, président de l’IFA : « Les avancées notables du CAC 40 en matière de rémunération confirment que la France prend une position de leadership avérée dans la prise en compte des enjeux climatiques. A l’aune de la présidence française de l’Union Européenne, cela nous conforte dans la conviction de porter ce sujet à l’échelle européenne. »

Pour Floriane de Saint Pierre, présidente fondatrice d’Ethics & Boards : « Ce premier Baromètre est né d’une conviction : en matière de climat, la réflexion stratégique et l’action en matière de gouvernance du climat doivent être matérialisées dans le cadre d’une analyse factuelle. Après le constat de l’avance de la France en termes de mixité, ce nouveau Baromètre tend à montrer la prise en compte des enjeux climatiques comme éléments clés de la gouvernance durable des entreprises. »

Pour Monica de Virgiliis, présidente de Chapter Zero France : « La majorité des investisseurs institutionnels considère que l’intégration de critères climat dans la rémunération est un outil puissant, notamment quand ceux-ci sont matériels pour le business. Au-delà des émissions GES, les investisseurs s’attendent à retrouver des critères liés à la transformation du modèle d’affaires en cohérence avec le plan climat de l’entreprise, celui-ci devant être aligné avec l’Accord de Paris. »

 

Pour télécharger le baromètre : https://ifa-asso.illisite.info/mediatheques/barometre-des-remunerations-le-climat-dans-la-politique-de-remuneration-des-ceo/?cat=363

Feminisation des instances dirigeantes: les chiffres mis à jour

 

A l’occasion de la mise à jour des données mixité du baromètre IFA x ETHICS & BOARDS, la France ouvre la voie pour les femmes à la tête des entreprise !

02/03/2023

Les femmes encore aux portes du pouvoir
Dans le SBF 120, 13 femmes sont directrices générales, et 12, présidentes de conseil. Dans les comités
exécutifs, les hommes sont largement majoritaires, mais la parité progresse dans ces instances.

FINANCE & MARCHÉS—GOUVERNANCE
Trente-sept groupes du CAC 40 sont dirigés par un homme. Et 107 pour le SBF 120. En France, le pouvoir demeure très masculin. Catherine Mac-
Gregor, chez Engie, Christel Heydemann, chez Orange, et Estelle Brachlianoff, chez Veolia, sont des exceptions.
Idem pour Angeles Garcia Poveda et Barbara Dalibard, respectivement présidentes du conseil de Legrand et de Michelin. Dans le SBF
120, 13 femmes sont DG et 12, présidentes de conseil. En Europe, la situation n’est pas si différente. On recense seize présidentes de conseil
dans le FTSE 100, et huit directrices générales. Du côté du Dax, seulement six femmes sont présidentes de conseil et trois sont DG.
Si elles restent aux portes du pouvoir, c’est parce que le vivier de potentielles candidates à ces postes n’est pas encore très fourni. Les comités
exécutifs du SBF 120 ne comptent que 26,4 % de femmes, selon le baromètre 2023 d’Ethics & Boards, spécialiste des solutions d’évaluation de
la gouvernance, et de l’Institut français des administrateurs (IFA) qui est paru mercredi.
Les mentalités changent Cette situation place la France à quasi-égalité avec les Etats-Unis, où la proportion de féminisation des comités
de direction atteint 26,6 %, et devant l’Allemagne, l’Espagne ou l’Italie.Elle reste toutefois devancée par les pays nordiques, en particulier la
Norvège – en tête du classement avec un taux de mixité des comex dépassant 30 % -, la Suède et la Finlande.

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La réglementation a des vertus. La loi Copé-Zimmerman de 2011 qui a imposé des quotas de femmes dans les
conseils d’administration et de surveillance a permis de franchir une étape décisive. Avec 46,3 % d’administratrices
siégeant dans les conseils des sociétés du SBF 120, la France devance aujourd’hui ses voisins anglosaxons et européens.

Les Echos https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/toujours-plus-haut/coaching/0703473606399-directions-generales-les-femmes-encore-aux-portes-du-pouvoir-351200.php

Féminisation des instances dirigeantes: la france en tête des pays occidentaux

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars, l’lnstitut français des administrateurs (IFA) et Ethics & Boards se sont penchés pour la deuxième année consécutive sur les chiffres de la mixité au sein des conseils d’administration et des comex/codir des pays occidentaux.

Premier enseignement de cette étude : avec 46,4% de femmes siégeant aux conseils d’administration des sociétés du CAC 40 et 46,3% au sein du SBF 120, la France confirme sa position de leader des grands pays européens.

 

Ces chiffres, en progression par rapport à 2022, témoignent non seulement d’un environnement réglementaire toujours plus exigeant – les lois Copé-Zimmermann (2011) et Rixain (2021) emmenant progressivement les sociétés françaises à une meilleure répartition femmes-hommes des postes de direction – mais aussi de l’importance croissante accordée par les entreprises aux critères de performance extra-financiers.

La mixité en hausse au sein des entreprises françaises du SBF 120

 

Avec 46,3% d’administratrices siégeant dans les conseils des sociétés du SBF 120, la France devance ses voisins anglo-saxons et européens en termes de mixité des conseils

Elle devance les Pays-Bas, l’Italie, le Royaume-Uni et le Danemark dans lesquels plus de 40% de femmes siègent dans les conseils d’administration et se situe loin devant l’Allemagne et les Etats-Unis où les taux de mixité ne dépassent pas 35 %.

26,4% de femmes sont désormais membres des Comex des sociétés du SBF 120, soit 2 points de plus qu’en 2022 et 10 points de plus qu’en 2017.

Cette nouvelle progression place la France à quasi égalité avec les Etats-Unis, où la proportion de féminisation des comex atteint 26,6%, et devant des pays européens tels que l’Allemagne (18,9%), l’Espagne (18,7%) ou l’Italie (13,3%). Elle reste toutefois devancée par les pays nordiques, en particulier la Norvège, en tête du classement avec un taux de mixité des comex dépassant 30%, la Suède (28,2%) et la Finlande (27,6%).

 

12 conseils d’administration du SBF 120 sont présidés par une femme, soit un de plus qu’en 2022.

Alors qu’en Angleterre 19 femmes sont présidentes de conseils des sociétés du FTSE 100, la France en compte désormais 12 (10%), proche des États-Unis avec 11 présidentes de conseil dans le S&P 100 et très loin devant l’Allemagne qui en dénombre 5 dans le HDAX.

En 2010, on ne dénombrait que 2 femmes à la présidence des conseils de sociétés du SBF 120.

13 femmes siègent par ailleurs à la tête d’une société du SBF 120, contre 10 en mars 2021 et seulement 5 en 2017.

Un chiffre qui ne suffit pas à combler l’écart encore flagrant entre hommes et femmes à ces postes de direction, mais qui place la France en tête des pays étudiés. Seules 10 femmes dirigent une société du S&P 100 aux États-Unis, 9 du FTSE 100 en Angleterre et 3 du HDAX en Allemagne.

 

Des entreprises du CAC 40 elles aussi plus paritaires

37,5 % des comex/codir des entreprises du CAC 40 ont à ce jour atteint ou dépassé le premier seuil de la loi Rixain imposant un taux de mixité minimum de 30% en 2026

Mais 27,5% d’entre eux comptent toujours moins de 20 % de femmes.

Concernant le SBF 120, 40,8% des entreprises sont déjà mises en conformité avec la loi Rixain. 14,1% d’entre elles ont même dépassé les 40% de taux de mixité. Ces dernières sont dès à présent conformes avec le 2ème seuil de la loi Rixain avec six ans d’avance sur l’échéance de 2029.

Pour Guylaine DYEVRE, Vice-présidente de l’IFA : “Ces chiffres témoignent d’une évolution forte dans la stratégie des entreprises. Ces dernières années, elles sont passées d’une position défensive à une stratégie proactive faisant de la mixité, notamment, un vecteur de bonne gouvernance et de performance au sein de leur organisation. L’IFA ne peut que s’en réjouir même si, on le sait, beaucoup reste à accomplir avant de parvenir à la parité.”

Pour Floriane de Saint Pierre, présidente fondatrice d’Ethics & Boards : « 40% des entreprises du SBF 120 sont en mars 2023 en conformité avec le premier seuil de la loi Rixain (>= à 30% du taux de mixité du Comex/Codir). En revanche, seulement 11% des CEO du SBF 120 sont des femmes. La féminisation des Comex/Codir devra permettre l’augmentation du nombre de femmes en charge de fonctions P&L »

À propos de l’IFA :

Créé en 2003, l’IFA – Institut Français des Administrateurs – est une association indépendante qui rassemble et représente plus de 3200 administratrices et administrateurs engagés au sein de toutes formes d’organisations dans l’exercice de leurs responsabilités. Présidé par Denis TERRIEN et dirigé par Karine DOGNIN SAUZE, l’IFA s’attache à promouvoir une gouvernance responsable, créatrice de valeur durable en veillant au bien commun. Dans un rôle d’accompagnement, d’information, de formation et en tant qu’acteur de référence des principes de bonne gouvernance, l’IFA représente des profils extrêmement variés : administrateurs d’entreprises cotées ou non, sociétés familiales, sociétés mutualistes, entreprises publiques, associations, fondations…

www.ifa-asso.com

A propos d’Ethics & Boards

Spécialiste des solutions d’évaluation et de pilotage de la gouvernance, basées sur l’agrégation et la structuration de 300+ points de données par conseil, Ethics & Boards fournit à l’ensemble des parties prenantes des outils d’évaluation transparente de la gouvernance responsable au-delà de la conformité.

Ethics & Boards aide l’Entreprise, l’Investisseur et les parties prenantes à appréhender et utiliser la Gouvernance Responsable et son évaluation comme outil de diagnostic, d’analyse et de pilotage de leur engagement responsable.

www.ethicsandboards.com

2023 : l’IFA a 20 ans…

Le jour où…

 

 

Alors que le sujet fait encore polémique, l’IFA s’engage en faveur du rôle de l’administrateur indépendant. C’était il y a 19 ans.

Devant les 150 participants réunis ce jour-là pour une matinale à la Chambre de Commerce de Paris, Daniel Lebègue, fondateur et alors président de l’IFA, reçoit Aldo Cardoso, à l’époque administrateur indépendant chez Orange, commissaire aux comptes, consultant et auteur de L’Anarchie libérale.

« La première qualité d’un administrateur indépendant est sa capacité à apporter une vision différente et complémentaire au sein du conseil ; un regard non biaisé sur l’entreprise », déclare celui qui, par la suite, contribuera à la réalisation du guide IFA des « 100 bonnes pratiques des présidents des comités d’audit ».

Deux ans plus tard, l’IFA va au-delà du code de gouvernance et publie une « grille d’analyse » rassemblant les critères d’indépendance, formels et informels, d’un administrateur. En avant-propos il y est déclaré que, si le concept d’administrateur indépendant fait encore « l’objet de controverses », l’IFA s’est prononcé « en faveur de l’importance de [leur] représentativité au sein des conseils » et soutient « résolument » la dynamique qui, désormais, voit leur présence se généraliser parmi les administrateurs.

19 ans plus tard, cette « grille » reste un outil pratique d’actualité et continue à faire autorité.

Pour consulter la grille d’analyse :admi indépendant_vdef_141206

Voeux 2023 de Denis TERRIEN, président de l’IFA

Chers tous, chers adhérent(e)s,

 

Denis Terrien

L’année 2022 aura été témoin de changements importants et structurants dans notre société. Il est fort probable que l’année 2023 nous confrontera aussi à des évènements qui impacteront nos vies.  

Aussi, pour cette nouvelle année, nous vous souhaitons non seulement le bonheur, la santé et des projets enthousiasmants, mais aussi des idées nouvelles, l’audace de s’en inspirer, l’envie de les partager et de belles rencontres enrichissantes.

 

Pour l’IFA, cette année sera celle d’un anniversaire important. Depuis 20 ans déjà, l’IFA éclaire le monde de la gouvernance, à vos côtés mais surtout avec vous. Alors à vous tous qui démontrez un engagement de chaque jour, un courage dans la décision, nous adressons le vœu de continuer à faire avancer ce projet commun d’une gouvernance toujours plus responsable, soucieuse du bien commun et respectueuse des parties prenantes par votre implication dans nos commissions et nos clubs et par votre action au sein de vos conseils. 

 

Ce modèle de gouvernance inspiré et inspirant, nous le portons depuis vingt ans maintenant. En 2023, sous l’impulsion d’un monde en constante évolution et grâce à notre engagement collectif, c’est ensemble que nous continuerons à le réinventer. 

 

Je tiens d’ors et déjà à vous inviter à notre AG du 14 juin prochain. 

 

Denis Terrien