Lors de la défaillance d’une filiale, l’administrateur de la société holding n’encourt de risques qu’en cas de direction de fait de ladite filiale, qui ne peut être reconnue que s’il est démontré des actes positifs de gestion effectués en toute indépendance par une personne autre qu’un dirigeant de droit.
Telle a été la solution retenue par la chambre commerciale de la Cour de cassation dans un arrêt du 2 novembre 2005. Dans cette affaire, deux administrateurs d’un holding détenant plus de 99% des parts de capital de quatre sociétés filiales avaient été condamnés par les juges du fond au paiement de l’insuffisance d’actif des sociétés filiales. La Cour de cassation annule l’arrêt au motif que les administrateurs de la société holding n’avaient pas exercé d’actes positifs de direction de ces filiales susceptibles de leur attribuer la qualité de dirigeant de fait de l’une ou l’autre de ces quatre sociétés filiales.
En revanche, l’administrateur d’un holding peut voir sa responsabilité recherchée au niveau du holding s’il est démontré que le holding a pris des décisions qui ont aggravé la situation financière de la filiale ou au contraire n’a pas pris les décisions qui s’imposaient étant donné la situation de sa filiale.
L’administrateur d’une société holding d’un groupe encourt-il des risques particuliers en cas de défaillance d’une filiale ?
A lire aussi
Juridique et législatif
24 sept. 2025
Baromètre IFA - Ethics & Boards de la gouvernance responsable 2025
Administrateur
9 déc. 2024
Fiche IFA de l'administrateur - Rapport AMF 2024 sur le gouvernement d'entreprise et la rémunération
L'Institut Français des Administrateurs (IFA) a synthétisé le rapport de l'Autorité des marchés financiers (AMF) 2024 sur le gouvernement d'entreprise…
Juridique et législatif
2 déc. 2024
Fiche IFA de l'administrateur - Synthèse du rapport HCGE 2024
L'Institut Français des Administrateurs (IFA) a synthétisé le rapport 2024 du Haut Comité du Gouvernement d’Entreprise (HCGE) pour vous offrir…

